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Walter Benjamin. Critique en temps de crise
Ivernel Philippe ; Perrier Florent ; Wohlfarth Irv
KLINCKSIECK
37,00 €
Épuisé
EAN :9782252046906
Philippe Ivernel engage vers 1960 une thèse intitulée Walter Benjamin. Critique en temps de crise. Retrouvé dans ses archives après sa disparition en 2016, ce travail inédit et resté inachevé a donné l'impulsion première à ce recueil de textes qui couvre plus de cinquante années de recherches consacrées au philosophe berlinois. Une double ambition s'y donne à voir dès le départ : faire connaître rigoureusement, y compris dans ses dimensions les plus méconnues, la pensée de l'auteur de Sens unique et montrer comment s'y nouent, à partir des années trente, des relations singulières, complexes et parfois tendues, avec l'oeuvre de Bertolt Brecht grâce à laquelle, au tout début de sa formation, Philippe Ivernel découvrit les écrits de Walter Benjamin. La question pratique du geste et plus largement du corps, sur scène comme dans la vie, acquiert dès lors, chez Walter Benjamin et dans les interprétations proposées par Philippe Ivernel, une place éminente, de nature foncièrement politique, place rarement soulignée et où s'origine l'espace de l'action, du passage à l'action, que cette dernière renvoie à la figure de l'enfance, souvent convoquée, ou relève plus souterrainement de la sphère de l'utopie, jamais négligée. D'articles en conférences, de préfaces en synthèses didactiques, à travers fragments et entretiens, Philippe Ivernel déploie ainsi le profil d'un Walter Benjamin critique en temps de crise : un homme non seulement en prise avec les urgences de son temps exposé aux menaces des fascismes, mais un penseur dont chaque mouvement porte à réflexion.
Né le 10 février 1898 à Augsbourg. Dès 1917, il étudie la médecine et la littérature, commence à écrire ses premières pièces mais est mobilisé comme infirmier en 1918. En 1924, il s installe à Berlin où il est dramaturge au Deutsches Theater de Max Reinhardt et rencontre l actrice Hélène Weigel. En 1928, il découvre l uvre de Marx et se met à l élaboration de la théorie du théâtre épique. Après la prise du pouvoir par Hitler, Bertolt Brecht décide de s exiler, et parcourt l Europe. Entre 1940 et 1945, il s installe à Santa Monica près de Hollywood, aux États-Unis où il réalise des travaux cinématographiques avec Fritz Lang. En 1948, il rentre à Berlin-Est et fonde avec Hélène Weigel le Berliner Ensemble. Bertolt Brecht meurt le 14 août 1956 à Berlin.
Résumé : L'amitié qui lia Bertolt Brecht et Walter Benjamin a longtemps été minimisée par les spécialistes de Benjamin au profit des relations que ce dernier a entretenu avec Scholem, par exemple. Et le marxisme réputé intransigeant de Brecht n'est pas étranger à ce fait. Le livre d'Erdmut Wizisla constitue pour cette raison un travail de pionnier. De leur première rencontre à leurs expériences de l'exil, l'histoire de cette amitié est éclairée par des correspondances, des extraits de journaux et des documents dont certains inédits jusque ici qui rendent compte de leurs nombreuses discussions. Erdmut Wizisla détaille les échanges idéologiques fascinants entre Benjamin et Brecht, notamment à propos du projet avorté de créer une revue marxiste dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres. Son livre est également l'occasion d'approcher au plus près les nombreux débats sur la littérature et sur la politique qui eurent lieu parmi les intellectuels (on croise Theodor Adorno, Bernard von Brentano, Hannah Arendt, Siegfried Kracauer et bien d'autres) de la gauche allemande pendant la République de Weimar. Au-delà des nombreux liens qu'entretenaient les deux amis (projets communs, études de Benjamin sur l'oeuvre de Brecht et réponses de Brecht), ce livre est l'occasion de faire la lumière sur près de deux décennies de vie intellectuelle européenne.
Avant de publier en 1798 son Anthropologie du point de vue pragmatique, Kant a dispensé pendant longtemps un enseignement très suivi dans cette matière. Les extraits présentés ici sont les notes d'un auditeur retranscrivant fidèlement le cours. Elles saisissent à l'état Vif la pensée du maître, dont elles gardent la saveur orale : celle d'une parole au didactisme sonore, avec son jeu d'inflexions, de reprises et de Variations. L'intérêt suscité gagne encore du fait que la raison critique pénètre ici dans la sphère de la vie pratique, entre autres dans les rapports de force qui sous-tendent l'existence quotidienne et historique. La guerre et la paix des ménages occupent là une place significative, tel un apprentissage permanent de la vie en société. Plus généralement, les trois textes majeurs - " Sur le caractère de l'humanité en général ", " Sur la différence des sexes " et " Sur l'éducation " - indiquent les Voies de la civilisation dite moderne et en jaugent les promesses sous le double aspect de la sociabilité et de la moralité.
Cet essai devait à l'origine figurer dans le troisième volume de L'Obsolescence de. l'homme, oeuvre maîtresse de Günther Anders, volume qui n'a jamais vu le jour. Ce texte à demi dialogué, on pourrait dire théâtral, se montre riche en aperçus de tous genres, sous-tendu par une dialectique toujours surprenante. Un essai magistral, pratiquant l'exagération et le paradoxe comme sources d'insurrection permanente contre une époque glaciaire. Un texte classique au sens fort: à lire en classe, pour l'instruction des générations qui viennent.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.