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Walter Benjamin et Bertolt Brecht. Histoire d'une amitié
Wizisla Erdmut ; Ivernel Philippe
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782252038192
L'amitié qui lia Bertolt Brecht et Walter Benjamin a longtemps été minimisée par les spécialistes de Benjamin au profit des relations que ce dernier a entretenu avec Scholem, par exemple. Et le marxisme réputé intransigeant de Brecht n'est pas étranger à ce fait. Le livre d'Erdmut Wizisla constitue pour cette raison un travail de pionnier. De leur première rencontre à leurs expériences de l'exil, l'histoire de cette amitié est éclairée par des correspondances, des extraits de journaux et des documents dont certains inédits jusque ici qui rendent compte de leurs nombreuses discussions. Erdmut Wizisla détaille les échanges idéologiques fascinants entre Benjamin et Brecht, notamment à propos du projet avorté de créer une revue marxiste dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres. Son livre est également l'occasion d'approcher au plus près les nombreux débats sur la littérature et sur la politique qui eurent lieu parmi les intellectuels (on croise Theodor Adorno, Bernard von Brentano, Hannah Arendt, Siegfried Kracauer et bien d'autres) de la gauche allemande pendant la République de Weimar. Au-delà des nombreux liens qu'entretenaient les deux amis (projets communs, études de Benjamin sur l'oeuvre de Brecht et réponses de Brecht), ce livre est l'occasion de faire la lumière sur près de deux décennies de vie intellectuelle européenne.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.