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Victor de l'Aveyron
Itard Jean ; Dagognet François
ALLIA
9,20 €
Épuisé
EAN :9782844853295
En janvier 1800, on captura dans l'Aveyron un enfant sauvage, qui vivait dans les bois, marchait à quatre pattes et se nourrissait de plantes. Cette capture eut un grand retentissement: enfin on allait connaître ce qu'était l'homme en dehors de la société, l'"homme à l'état zéro". Mais les savants et les curieux, déçus par son mutisme, abandonnèrent bientôt l'enfant à son sort. C'est alors que le docteur Itard, jeune médecin de l'Institution nationale des Sourds-Muets, prit en charge l'éducation de celui qu'il nomma Victor. Il soutint que l'enfant n'avait pas été abandonné parce qu'il était atteint d'idiotisme, mais que l'engourdissement de son intelligence et de ses sens était précisément dû à la vie solitaire prolongée qu'il avait menée durant des années. En conséquence, faisant preuve d'une ingéniosité et d'une patience sans bornes, il s'attela à ramener Victor à l'humanité, jetant au passage les bases de la pédagogie expérimentale moderne. Il consigna lui-même le récit de cette éducation, ponctuée de réussites et d'échecs, dans les deux mémoires (1801 et 1806) que nous publions ici.
L'aléa thérapeutique, craint par les par les chirurgiens. Mais qu'est-ce qu'un aléa ? Pourquoi frappe-t-il un malade plutôt qu'un autre ? Est-ce une erreur ? Un échec ? Un dommage ? Une faute ? Un risque que l'on peut éviter ? À travers de nombreux exemples précis, l'auteur analyse toutes ces questions. Il nous invite à réfléchir aussi sur le principe de précaution et ses limites dans le domaine de la chirurgie, car il n'y a pas de développement possible de la science médicale sans une part de risque. Dans ce travail, couronné par le Prix 2007 de l'Académie Nationale de Chirurgie, se conjuguent deux disciplines complexes : le droit et la médecine. Le chirurgien est-il toujours responsable ? L'auteur prend à cœur d'analyser le point de vue du praticien et celui du malade. S'il explique que le risque zéro n'existe pas en chirurgie, il fait apparaître la nécessité pour les patients de sa prise en charge et de son indemnisation. C'est pourquoi l'auteur examine le cheminement du droit vers l'apparition de la loi Kouchner qui a ouvert l'indemnisation de l'aléa thérapeutique. Mais il en analyse aussi les limites et les difficultés pratiques. Ce livre, dont le préambule est rédigé par M. Jean Michaud, ancien vice-président du Comité Consultatif National d'Éthique, est riche en exemples, citations et jurisprudences. En fait, il analyse parfaitement ce que chacun de nous éprouve : la crainte d'être un jour ou l'autre la victime du patient ou du chirurgien. Sa lecture, écrit le Professeur Philippe Icard " devrait nourrir la réflexion des soignants, du législateur, des assureurs et des patients ; bref, à recommander à tout le monde ! ".
On appelle "enfants sauvages" de jeunes êtres que le sort a condamnés à vivre seuls et qui ont été, longuement, privés d'éducation. Spécialiste en psychologie sociale, Lucien Malson, expose ici la totalité des cas connus, les envisage d'un point de vue critique et en tire la leçon. Deux textes illustres - et introuvables depuis la fin du XIXe siècle - font suite à l'analyse de Lucien Malson: les études de Jean Itard sur le "Sauvage de l'Aveyron" Biographie: Lucien Malson, né en 1926 à Bordeaux, habite à Paris. Diplômé d'études supérieures de philosophie, il enseigne la discipline durant quelques années, puis occupe une chaire au Centre national de pédagogie de Beaumont (C.N.E.S.A.S.E.S.). En 1956, il devient chroniqueur dans différentes revues - Radio-Cinéma, Arts, Jazz Magazine, tout en animant des émissions à l'O.R.T.F. - Visages du jazz et Tribunes des critiques de jazz. De 1959 à 1970, il est rédacteur en chef des Cahiers du jazz. Egalement critique musical au journal Le Monde et membre de l'Académie Charles Cros, il est l'auteur de nombreux écrits sur sa passion, dont notamment Les Maîtres du jazz, Le Jazz moderne ou encore Histoire du jazz et de la musique afro-américaine. On lui doit également deux ouvrages de référence, Les Enfants sauvages, paru pour la première fois en 1964 et constamment réédité, et Les Enfants et les adolescents inadaptés. A la radio, Lucien Malson a animé de nombreuses émissions consacrées à la musique de jazz, notamment Jazz d'aujourd'hui et Black and Blue
Un enfant nu d'une dizaine d'année qui errait dans les bois de la Bassine, près de Lacaune et qui s'enfuyait quand on s'en approchait fut capturé, le 8 janvier 1800, par le teinturier du village de Saint-Sernin. On décida son transfert à Saint-Affrique puis à Rodez et enfin à Paris, à l'Institut des Sourds-Muets. Jean Itard, qui fut chargé de son éducation, lui donna le prénom de Victor. "Plusieurs fois, dans le cours de l'hiver, je l'ai vu, en traversant le jardin des Sourds-Muets, accroupi à demi nu sur un sol humide, rester ainsi exposé, pendant des heures entières, à un vent frais et pluvieux. Ce n'est pas seulement pour le froid, mais encore pour une vive chaleur que l'organe de la peau et du toucher ne témoignait aucune sensibilité ; il lui arrivait journellement quand il était auprès du feu et que les charbons ardents venaient à rouler hors de l'âtre, de les saisir avec les doigts et de les replacer sans trop de précipitation sur des tisons enflammés. On l'a surpris plus d'une fois à la cuisine, enlevant de la même manière des pommes de terre qui cuisaient dans l'eau bouillante ; et je puis assurer qu'il avait même en ce temps-là, un épiderme fin et velouté". (Jean Itard) Victor de L'Aveyron mourut à Paris en 1828.
Résumé : Sans prétendre apporter des réponses systèmatiques aux multiples questions que se posent, à propos de la science médiévale, le savant, le philosophe ou le théologien, nous avons seulement essayé de replacer les problèmes dans la perspective d'une Histoire aussi totale que possible. Il nous semble cependant impossible d'accepter la double accusation de stagnation et de stérilité portée contre le Moyen Age Latin. Certes l'héritage antique n'a pas été totalement connu, ni toujours judicieusement exploité ; certes les hommes les plus éminents, comme Léonard de Pise, Pierre de Maricourt ou Thierry de Freiberg, n'ont pas fait école ; il n'en reste pas moins que d'un siècle à l'autre - d'une génération même à une autre, à l'intérieur d'un même groupe - il y a évolution et généralement progrès. Il ne faut pas parler du Moyen Age, comme on le fait souvent, en pensant au catholicisme de la Contre-Réforme et au procès de Galilée. L'Eglise (dont l'attitude face à la Science est peut-être blâmable à d'autres époques) a, pour le Moyen Age, beaucoup plus sauvé et encouragé qu'elle n'a freiné ou détourné. Aussi, bien qu'elle ne veuille se recommander que de l'Antiquité, la Renaissance est bien la fille ingrate du Moyen Age.
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.