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Genèse de l'antisémitisme
Isaac Jules
CALMANN-LEVY
27,95 €
Épuisé
EAN :9782702155752
Qui ne se souvient du retentissement qu'obtint le précédent livre de Jules Isaac, Jésus et Israël, livre bouleversant dont on a pu dire qu'il marquait une date dans l'histoire confrontée du judaïsme et du christianisme. Ce livre appelait une suite. La voici, sous un titre qui indique qu'il s'agit avant tout d'une enquête historique, mais dont la probité scrupuleuse s'allie à une émotion contenue, en même temps qu'à un combat sans merci contre tous ceux qui s'accommodent trop facilement soit des déformations de la vérité historique, soit de certaines thèses traditionnelles génératrices de haine et de meurtres. La première partie du livre fait justice du thème de l'«éternel antisémitisme», thème trop facilement accepté et propagé par les théologiens. Elle donne la mesure et fixe les limites de ce qu'a été l'antisémitisme dans l'Antiquité païenne. La deuxième partie, qui va de l'Empire chrétien jusqu'aux abords de l'an mil, montre la nocivité infiniment plus grande de l'antisémitisme chrétien. Elle met en pleine lumière ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Ainsi se trouve dévoilée la source majeure des sentiments, des préjugés dont la mentalité chrétienne s'est progressivement imprégnée de siècle en siècle jusqu'à nos jours, et dont elle n'a pas fini de se libérer. Cette histoire passionnante et pathétique se lit comme un roman. Elle a beau nous reporter aux temps anciens du monde grec et romain, du haut moyen âge : elle est d'une étrange actualité.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
Je devrais commencer par des excuses, car j'ai atteint l'âge de me taire, et de méditer en silence. Cependant me voici devant vous. Pourquoi ? Pour défendre une dernière fois les thèses que je soutiens depuis quinze ans, en dégager l'essentiel, mettre les points sur les i (c'est ma méthode), lancer un dernier appel à la conscience chrétienne, car toute l'action que j'ai engagée depuis ces quinze ans, tous les écrits que j'ai publiés visent au même but : le redressement de l'enseignement chrétien concernant Israël. Jules Isaac
Résumé : Un manuel classique, qui a formé des générations successives de lycéens : le "Malet-Isaac" occupe une place de choix dans la mémoire scolaire française. Son succès fut aussi la sanction de ses qualités : un récit chronologique bien construit, écrit dans une langue claire, qui constitue un aide-mémoire de choix pour tous publics. Pour les historiens, c'est aussi le témoignage de ce que fut la vulgarisation historique à l'intention des classes secondaires pendant près d'un demi-siècle. On sera alors étonné de voir à quel point cette entreprise a su s'ouvrir aux dimensions sociale et culturelle, à une vision qui dépasse le cadre national, loin des clichés d'une histoire trop exclusivement politique, chauvine et attentive aux seules élites. Privilégiant bien entendu la Révolution française et ses conséquences, l'Empire et les restaurations successives, ce livre accorde néanmoins une grande importance à la rivalité historique avec la Grande-Bretagne et à la naissance d'une future puissance : les Etats-Unis.
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.