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La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant
LYON IRENEE DE
CERF
6,00 €
Épuisé
EAN :9782204084789
Pour le 1900e anniversaire de l'apôtre des Gaules, sa célébration résolument contemporaine d'un christianisme libérateur. Saint Irénée, évêque de Lyon au IIe siècle, est l'un des théologiens les plus importants de l'âge apostolique. Confronté à des interprétations gnostiques de l'Evangile, il s'est efforcé de comprendre ses adversaires avant d'entrer en débat avec eux. Ses écrits témoignent de son intelligence vive des mystères de la foi et d'une capacité étonnante à les exposer avec clarté, ainsi que son sens pastoral, marqué par la lucidité et la responsabilité. Sa théologie est une véritable contemplation de l'incarnation et de la résurrection du Christ. Elle offre un regard émerveillé sur l'homme, sommet de la création. Les plus belles pages de son oeuvre sont ici rendues accessibles au grand public.
Tel est le chemin de la vie ", dit, à la fin du petit livret de la Démonstration, Irénée, évêque de Lyon dans la seconde moitié du IIe siècle. Il vient ainsi de reprendre succinctement, en faveur d'un ami qu'il appelle Marcien, son grand ouvrage : il a laissé les hérésies de côté, et s'applique sobrement à mettre en relief les aspects positifs de la doctrine chrétienne. Celle-ci, appuyée sur l'Ancien et le Nouveau Testament, conduit, à travers les vérités qu'elle transmet, droit au but du chemin, à la Vie. Ce livret eût été perdu sans la traduction arménienne dans laquelle il a été précieusement conservé. Il convenait d'en refondre entièrement l'édition, car d'heureuses publications de fragments arméniens ces dernières années ont apporté des éléments d'information qui exigeaient un nouvel examen du texte. A cet examen, le P. A. Rousseau, déjà éditeur de la grande œuvre d'Irénée et spécialiste de l'arménien, s'est livré avec le talent et la minutie qu'on lui connaît. Le résultat en est cette publication où latin, grec, arménien se côtoient et se renforcent pour donner une traduction française qui devrait satisfaire aussi bien les savants férus d'authenticité que les chrétiens qui veulent se nourrir de la pensée d'Irénée.
On sait l'immense intérêt que les historiens et les théologiens ont toujours porté à ce livre III du grand traité de l'évêque de Lyon. On y trouve la première liste épiscopale qui établit la succession des évêques de Rome depuis Pierre jusqu'à Éleuthère, le pape contemporain d'Irénée. C'est à ce propos qu'Irénée parle de la potentior principalitas de l'Eglise de Rome, expression célèbre de la primauté, qui a fait couler beaucoup d'encre et à laquelle on s'efforce, ici, d'apporter la stricte interprétation que requiert le contexte, quand on le lit tout entier. Contentons-nous d'évoquer quelques-uns des autres passages les plus connus de ce livre; composition et "tétramorphie" des Evangiles, traduction de la Septante, doctrine de la récapitulation, Marie nouvelle Ève...Ces pages denses et suggestives voulaient être un simple exposé de la doctrine à l'usage des chrétiens du IIe siècle; nous y trouvons, au XXIe siècle, la richesse d'une pensée presque jamais égalée.
Résumé : Aux devantures des librairies, on ne compte plus les ouvrages d'historiens réfléchissant gravement à leur rapport avec la littérature. Doivent-ils en faire une source de leur savoir, mais en contextualisant la fiction depuis leur surplomb, au risque de ne pas faire mieux que l'histoire littéraire et manquer ce que fait la littérature ? Ou bien recourir à l'écriture de la fiction, quitte à s'installer prosaïquement dans l'entre-deux-genres d'une classique monographie ? Judith Lyon-Caen propose une aventure plus ambitieuse : à partir d'une nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly, "La vengeance d'une femme" , l'historienne part de ce qu'est la littérature : une expérience d'être au monde, pour mesurer l'éclairage que sa discipline peut apporter à la mise en écriture romanesque. Ainsi de ces myriades d'objets, de parures, de rues et boulevards ou de lieux parisiens dont la description a pour fonction d'attester la réalité du récit : l'historien décrypte ces traces du temps, que ce soit le temps de la rédaction ou celui de l'action du récit, en retrouve l'origine, réfléchit à la manière dont le romancier en a été affecté. Non pas pour réduire l'écriture romanesque à un ancrage dans une époque, mais, au contraire, pour éclairer comment une époque nourrit le sens d'une écriture. L'historien en "herméneute" du matériau littéraire, en quelque sorte. Une invitation à apprendre à mieux lire ce qui fait la littérature et ce que fait un romancier.
Résumé : Le texte majeur du fondateur du christianisme en Gaule pour les 1800 ans de son anniversaire. " Tel est le chemin de la vie ", dit Irénée, évêque de Lyon dans la seconde moitié du IIe siècle à la fin de son livre. C'est un véritable catéchisme que le fondateur du christianisme en Gaule nous offre dans ce bref opuscule dans lequel il s'applique sobrement à mettre en relief les aspects positifs de la doctrine chrétienne. Celle-ci, appuyée sur l'Ancien et le Nouveau Testament, conduit, à travers les vérités qu'elle transmet, à la connaissnace de la Vérité et à la Vie promise. Voici enfin, accessible à tous, la version française de ce désormais classique catéchisme d'Irénée de Lyon.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).