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La Maison Dieu. Une histoire monumentale de l'Eglise au Moyen Age (v. 800-v. 1200)
Iogna-Prat Dominique
SEUIL
25,40 €
Épuisé
EAN :9782020862578
Dieu, cela n'est pas, tant que ce n'est pas en pierre. / Il faut une maison pour mettre la prière": Victor Hugo a noté l'évolution paradoxale qui amène le christianisme occidental à exalter les monuments de la présence divine, alors que le Christ et ses premiers disciples entendaient rompre avec le monde matériel et avec toute sacralité ancienne incarnée dans la pierre pour mieux faire sa place à la Cité spirituelle de Dieu dans l'au-delà. Comment, pourquoi et quand Dieu est-il devenu de "pierre"? Comment, pourquoi et quand l'église s'est-elle imposée dans le paysage social? Telles sont les questions au centre de cette "histoire monumentale de l'Eglise au Moyen Age". A l'étude du discours que les clercs latins ont tenu sur l'église-bâtiment, il s'agit de montrer comment l'Eglise, en tant que force d'encadrement et de structuration de la société, a gagné en visibilité terrestre à travers la constitution de "lieux" considérés comme spécifiques. L'Itinéraire proposé permet de parcourir, tout au long du Moyen Age avec un intérêt particulier pour les IXe-XIIIe siècles, les différentes étapes d'une histoire qui finit par faire de la "cathédrale" le monument emblématique d'une société largement utopique au sein de laquelle chaque homme, comme une petite pierre, a sa place et sa fonction dans la grande architecture du monde. C'est ainsi que la "Maison Dieu", exaltée comme une sainte personne, fait de l'Eglise une véritable "Cène sociale" où se construit l'architecture communautaire et où s'édifient les fidèles.
Résumé : Cité de Dieu, cité des hommes propose de reprendre l'examen de l'émergence en Occident de la question de la "cité" en accordant toute sa place au "Moyen Age" des années 1200-1500, le plus souvent absent des ouvrages de philosophie politique en quête des origines de la modernité. La société peut-elle être conçue comme une "architecture" après 1200, quand semble s'épuiser la force métonymique du rapport église/Eglise qui a longtemps permis de concevoir la communauté humaine comme une architecture d'Eglise ? Si oui, par quels canaux ? La notion aristotélicienne de "science de l'architecture" et l'étude du "laboratoire urbain", spécialement le "laboratoire italien" de l'époque communale et de l'humanisme, révèlent une véritable révolution des discours sur le social. Le passage d'une configuration métonymique à l'autre, de l'église/Eglise à la ville/cité, est ainsi porteur d'un renouvellement des conceptions de la société, d'une Eglise qui "fait" la communauté des hommes, à une ville qui "fait" la cité "moderne". Mais que devient l'église dans cette recomposition sociale ?
La question de l'individu au Moyen Age est, en soi, un paradoxe : nombreux sont les médiévistes à faire de cette période un monde exotique, sans rapport avec le nôtre, et dont la première caractéristique serait l'absence d'individu, comme concept et comme perception. L'individu serait né avec les temps modernes, c'est là une croyance qui reste très ancrée. Les historiens, français et étrangers, qui ont participé à cet ouvrage partent tous d'un postulat différent - l'individu existe bel et bien au Moyen Age -, qui est expliqué et analysé dans une introduction générale. Ce postulat est ensuite mis en oeuvre dans les différentes contributions, qui portent sur la naissance de la signature comme sur l'étude de Tristan et Iseut, sur la lecture de Pétrarque comme sur l'architecture des églises, sur l'écriture du latin médiéval comme sur la dissidence dans le monde scholastique. Un livre destiné aux spécialistes du Moyen Age, parmi lesquels il fera débat.
Comment s'arrêter sur le penchant de l'abîme ? " se demandent Bouvard et Pécuchet, les héros de Flaubert, perplexes devant tous les possibles ouverts par l'âge des révolutions (1789, 1830, 1848). "Le penchant de l'abîme", c'est la limite imprécise qui s'impose à tous les réformateurs pris dans le rêve d'une nouvelle architecture de société, d'une maison commune ouverte à la fraternité de tous les hommes. Maison autonome ou maison hétéronome ? La culture occidentale tend, depuis des siècles, à penser le social au prisme de l'architecture. Un pareil habitus est l'oeuvre du christianisme latin du haut Moyen Age qui formule un rapport d'équivalence entre l'église et l'Eglise, le contenant et le contenu, avant que cette nécessité métonymique prenne une coloration théologico-politique dans le rapport dynamique de deux nouveaux termes, la ville et la cité. L'objet de La Maison commune des Modernes est de s'interroger sur le devenir de ce rapport, au temps de la grande reconstruction de société ouverte par la Révolution française. Les sciences de l'homme et de la société, spécialement la sociologie et l'urbanisme, viennent interroger radicalement la pertinence de la référence au divin et aux destinées transcendantes de la communauté humaine. Architecture divine ou architecture autoportante des hommes ? La maison commune des Modernes peut-elle se suffire à elle-même ? Et puis que devient cette maison commune à l'âge des grandes crises écologiques, lorsqu'il s'agit de sauver la planète que tous les hommes ont en partage ? Une ambitieuse étude d'anthropologie historique, qui clôt l'oeuvre de l'auteur commencée avec La Maison Dieu (Seuil, 2006) et poursuivie avec Cité de Dieu, cité des hommes (Puf, 2016).
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".