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C'est pas ma faute !
Inchauspé Irène ; Leblanc Claude
CERF
13,20 €
Épuisé
EAN :9782204104043
Qu'ont en commun François Hollande qui accuse Bruxelles de ses revers, Thomas Thévenoud qui incrimine sa phobie administrative, Jo-Wilfried Tsonga qui blâme ses supporters, Jérôme Kerviel qui se déclare victime du système ? Ou le président de région qui impute à Paris l'explosion des impôts locaux, le fonctionnaire de la Poste qui se défausse sur le règlement, le journaliste qui s'exonère d'un faux scoop, le dépanneur qui argue de l'horaire et la boulangère qui charge son employé absent ? "C'est pas ma faute !" s'exclament-ils en choeur. Petits et grands reprennent le refrain avec entrain. Ils stigmatisent le mal français de la désinvolture, de l'irresponsabilité et de la démission. Il y a pire ailleurs ? C'était mieux avant ? Non... Etat providence maternant, principe de précaution pavlovien, naufrage du système scolaire, déontologie médiatique à géométrie variable, politiques longtemps responsables mais pas coupables et désormais coupables irresponsables... De juin 1940 à aujourd'hui, en passant par mai 1968, ce livre retrace notre dégringolade. Et détaille les conditions de notre sortie de l'infantilisation. Un libelle féroce et tendre sur la France et les Français. Un petit traité de la force d'âme.
Résumé : Enquêter sur la Sacem ? Plus d'une fois, les interlocuteurs d'Irène Inchauspé et de Rémi Bedeau ont tenté de les en dissuader. Des conseils en forme de menace voilée (" Vous avez tout à y perdre ") aux procès en irresponsabilité (" Vous faites le jeu des Américains ") et aux fantasmes de persécution (" Mais pourquoi nous détestez-vous tant ? "). Pas étonnant dans ces conditions que, depuis sa création en 1850, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ait largement échappé aux regards et aux questions, et ce malgré son statut d'entreprise privée, certes, mais chargée d'une mission de service public, à savoir répartir le plus équitablement possible les quelque 610 millions d'euros de droits d'auteur générés tous les ans par l'exploitation des ?uvres musicales. Pourquoi cette opacité ? Parce que la Sacem se situe au confluent de tous les pouvoirs - culturel, économique, politique -, et parce qu'un homme, Jean-Loup Tournier, l'a dirigée d'une main de fer pendant quarante ans, réduisant au silence toute contestation interne et décourageant quiconque de s'y intéresser de trop près - y compris son autorité de tutelle. Mystères de l'héritage Ravel, des droits des compositeurs juifs pendant la guerre, des coûts de fonctionnement pharaoniques : Main basse sur la musique nous permet d'entrevoir, pour la première fois, quelques-uns de ces secrets si jalousement gardés.
L?Échéance! Nous y sommes, comme tous les pays surendettés. Mais nous ne voulons rien voir. La pression des marchés financiers fera voler en éclats les programmes électoraux et imposera une tout autre politique. Pas d?illusions, elle exigera « du sang, de la sueur et des larmes ». Ce peut être l?occasion de redresser la France comme en 1945. Deux crises se conjuguent: celle des finances publiques et celle de la finance privée. Elles forment ensemble une machine infernale qui étrangle la France. Cette enquête implacable met en lumière les faits, souvent inconnus, les décisions oubliées et les comportements qui, pour la première fois de son histoire, ont ruiné notre pays en temps de paix. Nulle fatalité dans ce désastre. La mondialisation et la financiarisation sont les mêmes pour tous. D?où vient que la France ait moins bien résisté que la Suède, le Canada, l?Allemagne et bien d?autres? Il va nous falloir prendre des décisions radicales, révolutionnaires parfois. Interdire les déficits et accroître l?investissement, surtaxer les hauts revenus et contrôler les prestations sociales, briser l?économie de spéculation et soutenir l?économie réelle, défendre les droits des jeunes et pas seulement les droits acquis des aînés, imposer une réglementation plus stricte à l?activité bancaire comme au droit de grève, renforcer les syndicats et favoriser les entrepreneurs? Bref, mener une politique de crise qui échappe à notre clivage droite-gauche tout en empruntant à l?un et à l?autre. Après avoir lu L?Échéance, vous ne pourrez plus en douter: nous n?avons de choix qu?entre une révolution culturelle et le chaos. Avec l?indépendance et la clarté qui ont fait le succès de ses précédents ouvrages, François de Closets révèle les dessous d?une invraisemblable démagogie. Journaliste financière à Challenges, Irène Inchauspé démonte les perversions qui ont transformé l?activité bancaire en une émission de fausse monnaie.
Résumé : L'erreur judiciaire est, au pénal, une tragédie épouvantable. Elle déshonore tous les personnels qui y concourent : les juges qui ont commis l'irréparable ; les avocats incapables de la prévenir ; les enquêteurs désignant un innocent à l'opprobre de la justice. Fondé sur l'étude de dizaines de décisions anglo-saxonnes et sur l'accès direct aux dossiers d'instruction français, cet ouvrage tente de comprendre les mécanismes d'une telle catastrophe par une comparaison entre les erreurs judiciaires des pays d'outre-Manche et d'outre-Atlantique et celles, réelles ou supposées, de la France. Les premières (par exemple, pour la Grande-Bretagne, les Birmingham Six ; pour les Etats-Unis, Randall Adams ; pour le Canada, Donald Marshall Jr, etc.) prouvent que la conception même de la procédure porte une responsabilité terrible dans les désastres judiciaires. L'étude des affaires françaises définitives (Seznec, Deshays, Dils, Omar Raddad, Outreau) et l'évocation de celles qui surviennent maintenant (Marc Machin, Dany Leprince) montrent ce que la vérité a d'insaisissable. Ce livre illustre aussi - et surtout - l'incroyable faiblesse humaine, celle des juges, des avocats, des enquêteurs et - on le découvre - celle des accusés.
Résumé : Un naufrage programmé ? Privatine, la mule croulant sous les fardeaux, s'est effondrée sur la place du village. Le postier, le boulanger, le percepteur et autres métiers s'émeuvent. Le maire convoque experts et spécialistes dans la salle des fêtes. Aucun consensus ne se dégage pourtant sur le diagnostic. Privatine ? C'est l'économie privée, la bête de somme qui soutient à bout de forces les 30 millions de personnes dépendant de la dépense publique. Accablée de charges, impôts et normes, elle est épuisée, dépassée par ses consoeurs étrangères qui caracolent loin devant. Et si Privatine venait à mourir ? Ce conte pour aujourd'hui, dans la veine de La Fontaine, Perrault ou Voltaire, dresse les vrais comptes et alerte sur l'état réel de nos entreprises. Une fable lucide pour enfin sortir du déni et des affabulations idéologiques.
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"
Résumé : L'énergie est au coeur de la vie économique et sociale et le dérèglement climatique bouleverse des millions de vies. Pourtant les politiques de l'énergie sont aujourd'hui un monopole des experts et des multinationales. Cela doit changer ! Gouvernants et multinationales soucieux de gérer les apparences annoncent la "transition énergétique" sans limiter les émissions de gaz à effet de serre en deçà du seuil qui éviterait le dérèglement climatique qui s'accentue. Prendre au sérieux la crise climatique implique aujourd'hui de décider de laisser dans le sol une grande partie des énergies fossiles actuellement connues. Ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que la privatisation, la finance ou la technologie vont sauver le climat agissent comme de dangereux et irresponsables climatosceptiques. Sur leur chemin se dressent celles et ceux qui ne se résignent pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schistes, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, ils inventent aujourd'hui les contours d'un monde décarbonné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles et une véritable transition est en marche !