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Au croisement de trois mondes. 1700-1945
Imhaus Patrick
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876237728
En pleine forêt, sur une modeste colonne de béton, on lit les initiales D, NL et B : Deutschland, Nederland, Belgique. Ici, tout près d'Aix-la-Chapelle, capitale de Charlemagne, se coupent trois frontières politiques et linguistiques. Ce poteau que les touristes adorent enserrer entre leurs bras, atteste l'unité tout autant que le pluralisme de l'Europe. C'est l'entremêlement dans cette contrée de trois familles venues l'une de l'Allemagne profonde, l'autre des Pays-Bas, la troisième des marches de la France, qui est raconté ici. Après des siècles de famines et de guerres, vers 1700 elles avaient débarqué à Aix, appris à vivre avec leurs différences et fini par engendrer ensemble leurs petits. La Révolution française rebat les cartes. Occupée par les armées bleu blanc rouge, la ville devient une préfecture à l'heure de Paris. Puis, en 1814, elle passe sous la coupe de la lointaine Prusse chargée de contrer tout retour des Français. De vraies frontières sont tracées et les habitants sommés de choisir leur camp. Bientôt les rejetons des trois familles se retrouvent qui à Berlin, qui à Paris, mêlés de près aux événements dressant leurs pays respectifs l'un contre l'autre. Ces trajectoires s'insèrent dans l'immense puzzle de l'Histoire européenne. Si minuscules soient-elles, elles aident à saisir d'où vient ce continent auquel nous tentons si désespérément de donner forme. Mais ce récit laisse aussi percevoir l'écho de voix, de cris, de rires, il donne à voir cet inlassable brassage d'aventures individuelles qui, à défaut d'un sens, donne épaisseur et saveur à notre périple collectif. En cela, quoique strictement historique, il frôle bien souvent le romanesque.
La réussite de CNN International, le succès financier croissant des blockbusters d'Hollywood à l'étranger ou la diffusion des séries américaines sur les télévisions du monde entier : ces phénomènes ont incité à parler, dès les années 1980, d'une mondialisation audiovisuelle. Celle-ci est sans conteste dominée par les entreprises américaines. Mais des diplomates français ont réagi et mené très tôt une politique de " contre-mondialisation " audiovisuelle qui perdure jusqu'à aujourd'hui. Plusieurs chaînes de télévision transnationales, à commencer par TV5 en 1984, ont alors vu le jour. Une cinquantaine de spécialistes de la télévision et du cinéma sont apparus dans les ambassades françaises — expérience qu'aucun autre pays étranger n'a imitée. Le soutien aux exportations de cinéma et de télévision a aussi permis de mobiliser durablement les professionnels français de l'audiovisuel. Face à la domination américaine, cette politique de contre-mondialisation a misé sur la diplomatie de la diversité culturelle plutôt que sur le box-office international. Elle s'est tournée vers d'autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle, comme les pays francophones, associés à TV5, ou les pays dits " du Sud ", dont les cinéastes sont accompagnés, par les professionnels français, du scénario jusqu'aux salles d'art et d'essai, en passant par le Festival de Cannes. Asghar Farhadi, Abderrahmane Sissako, Jia Zhangke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d'autres, un " cinéma du monde " qui puise ses racines en France. Menée sur quatre continents, cheminant des bureaux du ministère des Affaires étrangères jusqu'aux marchés audiovisuels cannois, cette enquête s'appuie sur plusieurs dizaines d'entretiens avec des diplomates, des dirigeants de chaînes et des exportateurs de cinéma et de télévision. Elle raconte l'invention de cette politique Française originale et méconnue, au moment même ou sa pérennité semble menacée par Netflix et les géants du numérique.
Biographie de l'auteur Diplomate et homme de médias, Patrick Imhaus est l'auteur, sous le nom de Marc Bressant, de plusieurs romans parus aux éditions de Fallois, dont L'Anniversaire, Prix Giono 1993. Une partie de sa famille est d'origine réunionnaise.
En 2007, Patrick Imhaus (Marc Bressant) publiait Robinet de la Serve, L'Energumène Créole, première biographie consacrée à son ancêtre né à La Réunion en 1791. Depuis lors, de nouvelles sources ont été mises au jour. On peut désormais cerner de plus près ce personnage singulier qui fut un publiciste remarqué à Paris, puis joua un rôle clé dans la transformation des institutions de son île non sans hostilité. On découvre un homme à l'âme droite et aux convictions inébranlables. Volontiers sarcastique, il traite, après Constant, avant Tocqueville, du Pouvoir, de la liberté, du suffrage. Il évoque les droits et devoirs de ceux qu'il nomme Français d'outremer et qu'il exhorte à regarder en face l'abolition de l'esclavage.
Berggren Henrik ; Bardin Jean-Baptiste ; Imhaus Pa
Dag Hammarskjöld est curieusement méconnu en France, où aucune biographie ne lui a jamais été consacrée. Secrétaire général de l'ONU de 1953 jusqu'à sa mort en 1961, il a participé aux cotés des plus grands dirigeants à l'organisation du nouveau monde libre.
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.