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Peuples en vitrine. Une approche comparée du montrer/cacher
Illouz Charles ; Martinez Françoise
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753575691
Offrir à contempler, c'est aussi dissimuler. Comment se décide, en effet, ce qui est digne d'être muséographié ou consolidé en monument patrimonial ? Quelles dispositions culturelles et politiques favorisent la reconnaissance ou l'orgueil national et en orientent les conditions ? Les textes réunis dans ce numéro interrogent les mises en vitrine des peuples où s'articulent exhibition et refoulement, ostentation et occultation. Exposer des hommes et des femmes, et leurs supposés attributs, c'est aussi maintenir hors du champ du regard les mobiles profonds qui travaillent la matérialité d'une image selon les moments historiques. Autrement dit, les rapports sociaux qui soutiennent l'exposition d'une oeuvre ou d'un collectif sont invisibles. Ainsi, dès lors que la raison nationale ou celle d'un groupe social dominant commande l'exposition d'un objet élevé à la dignité d'art ou de patrimoine, les formes persistantes de cultures éparses qui lui sont liées se voient repoussées dans l'angle mort des insignifiances. Historiens, anthropologues et muséologues mêlent ici leurs analyses et réflexions sur les modalités de présentation, d'exhibition ou d'occultation de soi et des autres. Quels que soient l'espace et l'époque considérés, ces vitrines, qui mettent en scène des objets et des groupes sociaux, répondent à des épures idéologiques qui cachent tout autant qu'elles montrent.
Peut-on désirer sans dominer ? Il y aura un "avant" et un " après" l'affaire Weinstein. Car la libération de la parole des femmes contre les violences sexuelles nous amène à interroger le désir lui-même : où s'arrête le désir et où commence le pouvoir ?
Depuis les ouvertures remarquables qui lui furent consacrées par Huizinga et Caillois, la question du jeu rencontre un intérêt discontinu dans les sciences humaines et sociales. Pour tenter d'en renouveler l'approche, cet ouvrage aborde la question du jeu par l'instant où il entre en crise et se dérobe aux joueurs. L'homicide commis à l'occasion d'une pratique ludique constitue une entrée flagrante de ce jeu fatal et, à travers elle, l'observation des logiques qui conduisent le joueur d'une disposition ludique à des effets néfastes de non-jeu. Mais, les études rassemblées ici développent bien d'autres exemples de jeux ayant entraîné une issue catastrophique pour les joueurs : conflits, déchéances, suicides, destructions de patrimoine... La soudaineté avec laquelle une partie, contre toute règle, éthique et fair-play, donne lieu à son contraire désastreux, manifeste la fragilité du cadre dans lequel elle s'inscrit. Une forme d'excès propre au jeu semble donc peser a priori sur les conditions de son exercice. Sous l'effet d'une énergie qui soutient aussi bien les activités ludiques que celles de la réalité commune, certains joueurs perdent de vue la règle du jeu et semblent aveuglés par d'autres enjeux sociaux. En quoi consiste ce passage imprévisible et pourtant souvent accompli ? En dix études - anthropologie, histoire, littérature, sociologie - l'ouvrage expose quelques engrenages menant à cette fatalité qui résulte de conditions initialement supposées ludiques par les acteurs.
Le premier volume de "Riposter" présente les principes fondamentaux pour mettre en place son propre arsenal de techniques de riposte et, ainsi, développer son efficacité en self-défense. Après le succès de cet ouvrage, voici "Riposter II", qui présente près de 90 exercices pratiques pour s'entraîner au quotidien. simplicité qu'aux confirmés et aux professeurs par leur originalité. Elles vont au-delà de la pratique de la technique martiale ou combative de la self-défense : elles permettent à tout pratiquant d'entraîner ses facultés cognitives, émotionnelles, et psychologiques. Ce cahier pragmatique vous prépare notamment à développer votre anticipation, votre prise de conscience de l'environnement, vos réactions sous stress, ainsi que vos réflexes techniques de défense. Parce que l'entraînement est la clé de la maîtrise et de tous les succès !
Résumé : Il est avocat pénaliste depuis trente ans. Enfant des cités, il a puisé sa vocation dans son histoire. Et parce que la misère côtoyée par le passé est celle qui fabrique les monstres défendus aujourd'hui, Thierry Illouz lance un appel. Pour qu'enfin on regarde l'autre, dans le box des accusés. Celui qui nous effraie, celui que l'on condamne. Et qu'il est urgent de comprendre. Yves Heck nous livre avec justesse le récit intime de l'auteur, d'une écriture à l'oralité saisissante. Il retrace un parcours, une vocation. Une plaidoirie vibrante.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.