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Mallarmé entre les arts
Illouz Jean-Nicolas
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753595392
Faire dialoguer Mallarmé avec Edouard Manet, Berthe Morisot, Claude Monet, Jean-François Raffaëlli, Odilon Redon, Edgar Degas, Auguste Renoir, Edouard Vuillard, James NcNeill Whistler, Paul Gauguin ou Debussy, c'est d'abord mesurer la place - à la fois centrale et invisible - que Mallarmé occupe dans le champ littéraire et artistique qui voit la naissance de l'Art moderne. Pour le poète, Naturalisme, Impressionnisme Symbolisme doivent être rapportés à une crise générale qui ébranle les fondements de la représentation, que celle-ci soit esthétique, politique ou religieuse. Ce dialogue et cette crise mettent en évidence la diffusion d'un paradigme nouveau dans la pensée des interrelations artistiques. A l'opposé de l'oeuvre d'art totale de Wagner, le Poème selon Mallarmé, fait jouer les arts entre eux, non en les additionnant, mais en les réduisant à leur principe, qui est le langage compris dans son fonctionnement symbolique immanent. Ce jeu entre les arts explique alors la forte diffusion de l'oeuvre mallarméenne dans l'Art abstrait et l'Art contemporain, à travers ses re-créations dans des oeuvres de Pierre Boulez, Marcel Broodthaers ou Michalis Pichler : le nom de Mallarmé, tel qu'en lui-même son historicité le change, devient ainsi un point d'observation privilégié d'un autre tournant esthétique majeur : celui qui change progressivement l'oeuvre "moderne" en sa relève "post-moderne" .
Sous la direction de Jean-Nicolas Illouz Ce livre interroge le genre lyrique en faisant porter l'accent sur les fonctions du destinataire dans le poème, sur les figures de l'adresse, et sur le geste de don qui accompagne l'oeuvre. La parole lyrique, invoquante ou désirante, y apparaît comme une parole fondamentalement tutoyante, tournée vers un interlocuteur qui cependant se dérobe, comme si l'énonciation poétique ne se soutenait que de l'inconnu de sa destination. Plusieurs figures font poindre cette place, nécessairement vacante, de l'autre dans le poème. Il peut s'agir sans doute de figures restreintes : une figure grammaticale (le vocatif), ou des figures rhétoriques (l'apostrophe et ses divers développements, comme l'hypotypose), elles-mêmes filées ou amplifiées dans des formes poétiques fixées par la tradition ou disséminées dans les écritures de la modernité, comme l'envoi, l'épigramme, l'éloge, l'hommage, le thrène, le toast, ou le tombeau... Mais aucune figure ne suffit à désigner à elle seule la part de l'autre dans la parole. Parce que celle-ci est inassignable, elle est aussi partout dans la langue dès que l'on parle ; si bien que l'apostrophe engage en réalité tout le travail du poème, auquel elle donne sa pulsation initiale, et dont elle constitue le ryhtme fondamental. En réfléchissant sur les différentes manières dont le don du poème se met en scène dans le texte (par exemple à travers les tours et les détours d'une dédicace, dans le repliement de l'oeuvre sur elle-même ou au contraire dans son ouverture qui la voue à une réception imprévisible), ce ivre prend donc pour objet la communauté qu'instaure le partage du poème, que cette communauté se pense au miroir de modèles sociaux existants ou qu'elle joue de sa dissidence, qu'elle se garantisse de quelque grand Autre (qui sacralisait jadis l'offrande poétique) ou qu'elle se reconnaisse désormais adossée à la solitude d'écrire. Dix-huit études de grande qualité, offertes par des chercheurs reconnus ou plus jeunes, composent cette Offrande lyrique. Elles balisent quelques-uns des moments les plus significatifs (ou les plus critiques) du lyrisme, dans un champ chronologique qui va de l'Antiquité à l'extrême-contemporain. Les contributions : "La dédicace et son secret" par Christian Doumet ; "Inventions et métamorphoses du destinataire dans la poésie lyrique gréco-latine" par Stéphane Rolet ; "A qui s'adresse le message amoureux ? " par Gisèle Mathieu-Castellani ; "Je ne suis que parole intentée à l'absence" : Les paradoxesde l'adresse funèbre chez Jouve et Bonnefoy" par Anne Gourio ; "Jean de la Croix : donner à entendre" par Gérard Dessons ; "Mirlifiques oberliques. Charles d'Orléans marchand de chansons" par Christopher Lucken ; "Poètes lyriques, poètes "leriques" ? Sur quelques mutations du "chant" à la Renaissance" par François Cornilliat ; "" Voici des fruits, des fleurs. . ". Remarques sur le poème comme don d'amour" par Dominique Rabaté ; "Donner sa langue au chien" par Anne E. Berger ; "Offrande publique et don privé : Baudelaire et le don du poème aux poètes" par Loïc Windels ; "Mallarmé, " à une tombe ou à un bonbon " : éthique et poétique du don (à propos des Loisirs de la poste et autres Récréations postales) par Jean-Nicolas Illouz ; "Don du poème dans la poésie mondaine du XVIIe siècle" par Alain Génetiot ; "" Survivants de la fourmilière 304, regroupez-vous ! " : la communauté humaine et le sujet poétique dans Epreuves, exorcismes (1940-1944) de Henri Michaux" par Céline Guillot ; "" A un jeune homme " : poétiques de l'adresse au jeune poète (Max Jacob, Jean Genet, Jude Stéfan) par Margot Demarbaix ; "Poétique de l'interlocution : Ossip Mandelstam, Paul Celan, André du Bouchet" par Jasmine Getz ; "" Objet invisible" ou "mains tenant le vide " : que peut donner la sculpture ? " par Martine Créac'h ; "Yves Bonnefoy et le don de la citation : un vers de Ronsard dans Les Planches courbes" par Patrick Labarthe ; "La tombe et le passant : l'apostrophe de la mort" par Jean-Claude Mathieu.
Le premier volume de "Riposter" présente les principes fondamentaux pour mettre en place son propre arsenal de techniques de riposte et, ainsi, développer son efficacité en self-défense. Après le succès de cet ouvrage, voici "Riposter II", qui présente près de 90 exercices pratiques pour s'entraîner au quotidien. simplicité qu'aux confirmés et aux professeurs par leur originalité. Elles vont au-delà de la pratique de la technique martiale ou combative de la self-défense : elles permettent à tout pratiquant d'entraîner ses facultés cognitives, émotionnelles, et psychologiques. Ce cahier pragmatique vous prépare notamment à développer votre anticipation, votre prise de conscience de l'environnement, vos réactions sous stress, ainsi que vos réflexes techniques de défense. Parce que l'entraînement est la clé de la maîtrise et de tous les succès !
Résumé : Il est avocat pénaliste depuis trente ans. Enfant des cités, il a puisé sa vocation dans son histoire. Et parce que la misère côtoyée par le passé est celle qui fabrique les monstres défendus aujourd'hui, Thierry Illouz lance un appel. Pour qu'enfin on regarde l'autre, dans le box des accusés. Celui qui nous effraie, celui que l'on condamne. Et qu'il est urgent de comprendre. Yves Heck nous livre avec justesse le récit intime de l'auteur, d'une écriture à l'oralité saisissante. Il retrace un parcours, une vocation. Une plaidoirie vibrante.
De plus en plus de citoyens s'intéressent à leur propre sécurité et se demandent comment réagir en cas de situation d'agression. Pour cela, il est important de comprendre les principes qui régissent le combat de rue, et sur cette base, se construire un arsenal personnel de techniques " qui marchent ". La self-défense s'inscrit dans une optique différente de celle des arts martiaux du point de vue de la finalité, et cela change la façon de s'entraîner. C'est l'objet même du programme de " Riposte ". Cet ouvrage propose aux pratiquants novices comme confirmés, des connaissances claires et des concepts pratiques faciles à mettre en oeuvre. Il s'agit non seulement de bien identifier la situation de danger mais encore d'y répondre avec efficacité. Le lecteur novice trouvera dans cet ouvrage des réponses génériques au plus grand nombre de situations, autant dans l'aspect psychologique que technique. Le lecteur confirmé aura quant à lui des directions tangibles pour améliorer sa pratique, adapter son entraînement et se perfectionner dans l'objectif de maximiser ses chances de réactions efficaces en cas d'agression dans la rue.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.