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LA NAISSANCE DE LA GRAMMAIRE DANS L'ANTIQUITE GRECQUE
ILDEFONSE
VRIN
46,00 €
Épuisé
EAN :9782711613113
Le présent ouvrage est né d'un étonnement : comment se fait-il que la grammaire se soit si tardivement constituée en discipline autonome - entre le second siècle avant J. C. et le premier siècle après J. C. -, bien postérieure donc à l'invention de la conceptualité philosophique ? L'étude du langage, loin d'être d'emblée présentée comme l'objet d'une discipline spécifique, fut longtemps distribuée entre différentes disciplines : phonétique, métrique, onomastique, rhétorique, poétique, logique, dialectique. L'enquête a permis de montrer que le caractère tardif de l'émergence de la grammaire devait être mis au compte du projet spécifique qui unit les philosophies platonicienne, aritotélicienne et stoïcienne, projet de dire les réalités dans le logoi (discours, énoncés, raisonnements...), et de la mainmise corrélative, par la philosophie, sur l'analyse du langage.
En 1746, dom Augustin Calmet, Bénédictin connu dans l'Europe entière pour ses travaux d'exégèse biblique, publia la première édition de son Traité des Apparitions, qui réinstallait au c?ur de la culture savante des Lumières tout un monde surnaturel qu'on croyait aboli. L'ouvrage essuya une vague de critiques, notamment de la part de Voltaire, et un confrère de dom Calmet, dom Ildefonse Cathelinot, prit la plume pour rédiger une série de Réflexions et remarques, demeurées inédites jusqu'à ce jour. Elles rappellent avec énergie aux philosophes et aux théologiens, tentés par un rationalisme réducteur, que le surnaturel fait partie de l'ordre du monde : quels que soient les progrès accomplis dans l'interprétation des faits, il demeurera toujours un noyau de récits mettant en scène des Anges, des Démons et des apparitions qui se révélera irréductible à l'explication, sauf à admettre qu'Anges, Démons et apparitions sont bien des catégories de la réalité, et non des fictions. Conservée dans un manuscrit unique, l'apologie de dom Cathelinot est ici publiée pour la première fois.
La vie de chacun est-elle contenue entre deux termes, le moment de la naissance (ou de la conception) et le moment indéterminé de la mort ? Le coryphée à la fin d'Odipe-roi de Sophocle appelle à toujours considérer le dernier jour de la vie d'un homme : seul le terme de sa vie peut permettre de dire s'il a vécu heureux. Mais la mort n'est pas seule décisive : l'impact qu'a la vie prénatale sur la vie de chacun, son identité, son destin a été pensé et développé dans différentes traditions religieuses, philosophiques et médicales. Parler d'une vie prénatale ne suppose pas seulement, pour celui qui vit la vie que nous connaissons et que nous avons en partage, un statut d'avant la vie, mais que cet avant soit aussi une vie. Les questions qui découlent de cette double acception sont au coeur de ce volume où l'on examine les représentations, les théories et les pratiques concernant la vie prénatale à partir de matériaux à la fois ethnographiques et textuels. De la Grèce et de la Chine anciennes, de l'Inde védique au Togo contemporain et à la philosophie tardo-antique, les auteurs s'intéressent aussi bien à l'embryologie qu'aux idées concernant une vie ou des vies prénatales.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.