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La Ceinture de ciel. Si le Temps...
Ikor Roger
ALBIN MICHEL
21,90 €
Épuisé
EAN :9782226322463
Foudroyé par une attaque cardiaque, Fenns, un Fenns déjà mûrissant, est arraché à l'existence superficielle où il tentait jusqu'alors de se réfugier, et de fuir. Pour la première fois, il regarde en face la "ceinture de ciel" qui étreint notre terre : existence de Dieu, survie de l'individu, tout ce qui, pour cet athée d'instinct, représente la tentation métaphysique, surgit sous la forme d'interrogations concrètes, charnelles et douloureuses. Qu'est-ce que lâme, si âme il y a ? Tel est, au fond, le problème par excellence, ici posé. Et c'est une coïncidence assurément intentionnelle qui le relie au mystère de l'amour, un amour non point né de l'érotisme, mais de cette soif d'impossible tendresse qu'avait tenté de peindre La Pluie sur la mer. En fait, c'est la guérison de Fenns, corps et âme, qu'on suit pas à pas, cependant que l'ensemble de son univers bascule autour de lui : mort du père, explosion d'un impossible amour... D'autres destins interfèrent dans cette crise au ralenti, celui de Guège, celui des enfants, celui des Plaa, lui donnant son épaisseur romanesque et révélant les multiples dimensions du temps. La Ceinture de Ciel chante comme un adagio mélancolique et insistant.
Au soir de sa vie, après trente années de désert sentimental, André découvre soudain les royaumes enchantés de l'amour. Passion du corps avec la belle Katia, puis passion du coeur avec la douce Isabelle : l'étonnant n'est pas qu'il aime, mais qu'il soit aimé, malgré la formidable différence d'âge qui le sépare de ces deux jeunes femmes. Un tel miracle ne saurait se prolonger. Plus que la nature, le conformisme social élève la voix et fait rentrer les choses dans l'ordre. Du moins le souvenir des fleurs cueillies parfumera-t-il le chemin qui reste à parcourir, jusqu'à la chute sous l'horizon". "Mais le vrai sujet des Fleurs du soir déborde de loin ce chant du cygne d'un vieil homme. Ce n'est pas seulement par les yeux d'André que le lecteur perçoit le monde de l'amour, c'est aussi par ceux des jeunes femmes. S'ajoute encore la vision propre de trois autres personnages, Helène, Hervé, Maxime, étroitement liés aux protagonistes et entre eux. Ainsi se construit une sorte d'hologramme de l'amour, en trois dimensions. La quatrième, c'est le temps. Le drame central des Fleurs du soir, en définitive, c'est le conflit de l'amour et du temps". "Roman d'amour, les Fleurs du soir, parce qu'elles prennent leur temps, nous aident à retrouver le sens humain de la durée, c'est-à-dire, tout compte fait, de la vie". R. Ikor
Après une longue vie passée dans leur petite boutique des Batignolles, M. et Mme Lavernerie sont contraints par l'âge à se retirer. Comment vont-ils meubler ce grand espace vide qui s'ouvre devant eux ? On vit beaucoup plus vieux aujourd'hui que jadis, et la retraite n'est plus la simple conclusion d'une existence ; elle en constitue désormais un chapitre important. Existe-t-il un art de vieillir ? La société fait-elle tout ce qu'elle devrait pour ses "anciens" ? La maison de retraite est-elle la meilleure solution imaginable ? Toutes ces questions, et bien d'autres, se lèvent sous les pas du lecteur tandis qu'il accompagne dans leur existence la plus quotidienne les nombreux personnages que L'Eternité derrière fait graviter autour des deux protagonistes, Thérèse Lavernerie et sa fille Simone. On sait le goût que nourrit l'auteur des Eaux mêlées et du Tourniquet des innocents pour la richesse et la variété de destins humains étroitement enlacés. Ici comme dans ces deux autres oeuvres, le pitoyable côtoie le sublime, et le cocasse le tragique ou le touchant : face à la mort, le sourire persiste ; la dignité humaine est à ce prix. Mais c'est finalement toujours l'épaisse coulée du Temps qui fait la vraie substance du roman.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".