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DE LA PERFECTION DE LA LOI
IDEL MOSHE
ECLAT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782841622849
Le Sermon de Nahmanide : "La Loi du Seigneur est parfaite", vraisemblablement prononcé à la synagogue de Barcelone aux alentours de 1260, est une "défense et illustration" de la Torah, comme source principale de la connaissance des hommes et chemin vers le divin. Il constitue le pendant de cet autre écrit classique du Ramban, La dispute de Barcelone, où le rabbin aux prises avec le converti Pablo Christiani, traite essentiellement de la question du Messie et démonte l'argumentation du dominicain, afin de justifier la position du judaïsme par rapport à la chrétienté. Dans le Sermon, toutefois, la dispute est interne, et Nahmanide affronte le courant majoritaire du judaïsme, incarné par la pensée rationaliste maïmonidienne et qui s'exprime dans la philosophie juive médiévale avec force et vigueur. S'y fait jour une "cabale prudente", mais déterminée, qui fait dire à Moshé Idel, dans l'essai inédit en français qui accompagne cette traduction qu'"il faut réévaluer le rôle de Nahmanide dans l'histoire de la Cabale, comme membre d'une lignée de cabalistes dont l'importance semble être plus grande que celle d'aucun autre de ses contemporains".
Moshe Idel enseigne à Jérusalem où il a succédé à G. Scholem. Cette étude critique approfondit les différents aspects que revêt le thème du Golem dans la littérature kabbalistique depuis ses sources dans le Talmud et le Midrash jusqu'à nos jours. Elle renouvelle les perspectives d'approche de G. Scholem, replaçant les textes dans le cadre des systèmes spéculatifs de leurs auteurs. Quatrième de couverture Le Golem est une créature ou plutôt un être humain fabriqué artificiellement grâce à un procédé magique faisant appel aux saints noms de Dieu. La conception selon laquelle il serait possible de créer des êtres vivants de cette manière se retrouve à travers les doctrines magiques d'un grand nombre de peuples. L'exemple le plus connu est celui des idoles et des images auxquelles les Anciens prétendirent avoir conféré le pouvoir de la parole. Chez les Grecs et les Arabes, ces activités sont parfois mises en rapport avec des spéculations astrologiques qui consistent à capter la spiritualité des étoiles et à l'insuffler à des créatures sublunaires. Toutefois, le développement de l'idée du Golem dans le judaïsme est indépendant de l'astrologie; cette idée est davantage liée à l'exégèse magique du Sefer Yetsirah et à des conceptions qui admettent le pouvoir créatif du langage et des lettres.
Le kabbaliste n'est pas seulement à l'origine du rêve, mais également, dans une grande mesure, de son contenu. Il décide d'appeler Dieu ou des anges, ou encore des démons. Il pose les questions auxquelles ces agents sont tenus, et souvent même contraints, de répondre. Par conséquent, le rêve est une combinaison de techniques mystiques, qui induisent une expérience, et de magie.
La vraie question qui se pose pour moi est celle de savoir quel type de conscience de soi et quelles expériences spirituelles ont pu induire quelques-uns à enfreindre la norme et à se démarquer des conventions sociales dans l'attente d'un bouleversement dramatique de l'histoire. Moshé Del
La kabbale juive a si souvent prêté à confusion que, depuis le Moyen Age, elle suscite, comme le fera plus tard sa version chrétienne, toujours les mêmes interrogations: relève-t-elle d'une tradition mystique ou d'une croyance superstitieuse, est-elle science divine ou illumination? Bien des mystères entourent la notion même de kabbale. Rares sont ceux qui connaissent vraiment ses origines, ses méthodes, ses promesses. Que dit-elle exactement, quelle est son histoire? Comment a-t-elle vécu ses grandes heures et ses siècles obscurs? Qui sont ses grands maîtres et comment vivent-ils au quotidien? Les idées de la kabbale, enfin, ont-elles encore quelque pertinence dans le monde d'aujourd'hui? Sur ces thèmes controversés, Moshé Idel, le plus grand spécialiste contemporain en matière de recherche kabbalistique, aussi érudit que Gershom Scholem dont il fut l'interlocuteur, s'entretient avec Victor Malka, écrivain et journaliste. Traitant de questions essentielles comme la création du monde, le bien et le mal, la violence, la résurrection, l'exil, le pouvoir, le rituel, mais aussi la musique ou l'érotisme, ce dialogue passionnant constitue une remarquable introduction au monde complexe et fascinant de ce que la tradition juive appelle "la science des secrets".
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.