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Ici, sous l'Etoile polaire Tome 2 : Les gardes rouges de Tampere
Linna Väinö ; Fol Jean-Jacques
BONS CARACTERES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782915727265
Ce roman est le second tome d'une trilogie intitulée Ici sous l'Etoile polaire, qui retrace la vie d'une famille à travers les événements marquants de l'histoire de la Finlande, de 1880 aux années 1950. Les gardes rouges de Tampere se déroule pendant la guerre civile finlandaise qui éclata début 1918. La guerre mondiale, puis la révolution russe de 1917, ébranlèrent profondément la Finlande, jusqu'alors sous domination du tsar de Russie. C'est au niveau d'un village, puis au sein d'une unité de gardes rouges que ce roman met en scène les paysans en lutte pour la terre et la fin de leur demi-servage. Ils y affrontent les propriétaires acharnés à conserver leurs privilèges ; ils ont affaire aussi aux politiciens qui hésitent devant les décisions à prendre. Dans Les gardes rouges de Tampere, s'expriment la puissance des forces sociales en jeu, l'âpreté de la lutte des classes, l'évolution rapide des sentiments et des consciences, la prétention légitime des exploités à diriger le pays. Väinö Linna montre enfin comment les puissants se vengent sans pitié des révolutions vaincues, des peurs qu'elles leur ont inspirées. Car après cent jours de combats acharnés, une répression féroce s'abattit sur les rouges et tous ceux qui avaient sympathisé avec eux. Elle fit des dizaines de milliers de victimes, fusillés ou morts de faim dans les prisons et dans les camps. Pendant des dizaines d'années, l'histoire de cette tragédie ne fut racontée que par les vainqueurs, ou occultée. Väinö Linna, lui, prit le parti des petites gens, de ceux qui s'étaient battus, en Finlande, pour un monde meilleur.
Mauri Vuoliainen dirige l'entreprise Haliwood, spécialisée dans la construction innovante de maisons en rondins verticaux. Il est victime d'une série de tentatives d'assassinat : par asphyxie dans son sauna, explosion de son véhicule sur le parking de l'usine? Au c?ur du village-témoin d'Haliwood, abrité dans un écrin de verdure, le commissaire Sudenmaa piste le ou la coupable.
1«Un homme veut entrer chez nous!»La voix de Hilkka grésilla dans l'émetteur-récepteur. Ilpo crut avoir mal compris.«Quoi?»Il coupa le moteur du canot. L'eau continua de clapoter contre la proue, le bateau avançant sur sa propre lancée. Il attendit un instant. Silence radio. D'un mouvement du pouce, il repassa en mode émission.«Répète!»Cette fois, la réponse de Hilkka arriva aussitôt.«Un homme veut entrer chez nous, dit-elle à voix basse. Il va me faire du mal.»Une mouette piqua à une vingtaine de mètres devant l'embarcation, là où la surface frémissait. L'oiseau remonta, un petit poisson translucide dans le bec. Un banc d'éperlans devait se trouver là-dessous, et les belles zébrées se dissimulaient assurément en contrebas, à l'affût. Elles n'allaient pas tarder à remonter. Il vira de bord avant de réaliser la futilité de son initiative.«Ilpo!» Le cri aigu de Hilkka fusa hors du poste et s'éleva dans le ciel, où la mouette s'éloignait en décrivant une large courbe.Il continua de résonner dans la tête du pêcheur, pour ne plus la quitter.2À l'image des terrains de golf, la vaste pelouse du camping semblait avoir été tondue par un barbier méticuleux. Un bâtiment abritant le bureau de la réception, une cafétéria et le local technique circonscrivait d'un côté l'étendue verdoyante. Le capitaine Sudenmaa se rappelait être jadis venu ici boire une bière dans le sillage de ses coéquipiers, quand il n'était encore qu'un bleu. Partout ailleurs, la pelouse se terminait à la lisière du bois qui ceinturait le lac. Des bungalows avaient été semés ici et là sur la rive. Us se dressaient, isolés, entourés d'arbres, comme si un différend de longue date les opposait les uns aux autres.Sudenmaa repéra sans difficulté le seul bâtiment devant lequel stationnait un fourgon bleu et blanc. Il alla se garer derrière le panier à salade. Une tête coiffée d'une casquette bleue lui jeta un regard furtif depuis l'angle le plus éloigné du bungalow. Le capitaine détacha sa ceinture de sécurité et descendit de véhicule. Il s'étira avec volupté, fit le tour de la voiture et se lança dans l'examen des pneumatiques. Un morceau de gravier de taille conséquente s'était logé dans une rainure de la gomme du pneu arrière gauche. Il ressortit les clés de sa poche, s'accroupit et extirpa le caillou.Pelkonen ne semblait toujours pas comprendre ce qu'on attendait de lui. Sudenmaa se recula de quelques mètres et entreprit de tester le bon fonctionnement de la commande d'ouverture à distance des portières. Il pressa le bouton, en cadence. La voiture lui répondait avec docilité, faisant clignoter ses feux, actionnant le mécanisme de verrouillage vers le haut, vers le bas. Il était de l'intérêt de Pelkonen, lieutenant frais émoulu de l'École de police, d'apprendre au plus vite les bonnes manières. De nos jours, la montagne ne venait plus à Mahomet. Tout au plus s'en approchait-elle, et encore, à condition de pouvoir le faire en voiture.Pelkonen finit par réagir. Il se détacha du bungalow et vint rejoindre son supérieur.«Salut, Pelkonen.(...)
Ce roman, qui n'avait jamais été traduit en français, est le troisième de la trilogie Ici, sous l'Étoile polaire. Elle retrace l'histoire sur trois générations d'une famille finlandaise de la région de Tampere, les Koskela, des années 1920 au début des années 1950 dans ce dernier tome. Après la défaite subie dans la guerre civile en 1918, les Rouges, du moins ceux qui comme Axel Koskela n'ont pas été exterminés et ont survécu à leur internement dans les prisons et les camps, sont privés de leurs droits civiques et mis au ban de la société. Les Blancs triomphent. Dans cette période entre deux guerres mondiales, si le monde paysan se modernise, si les vestiges de la société féodale s'atténuent, rien n'apaise durablement les antagonismes sociaux. La crise économique de 1929 exacerbe ces tensions et engendre la montée d'une extrême-droite inspirée par les nazis. Celle-ci mène une guerre sans merci aux socialistes et aux communistes. Il s'en faut de peu que la Finlande à son tour ne bascule dans la dictature. Le sort de la famille Koskela fluctue avec celui de la Finlande. Après une brève période de relative prospérité, ce sont les difficiles années de la crise. Et bien des choses s'écroulent pour elle lorsque elle est frappée dans sa chair par les deux conflits armés contre l'URSS lors de la Deuxième Guerre mondiale. Comme dans les deux premiers volets de la trilogie, Väinö Linna peint au plus près la vie, les sentiments, les aspirations du peuple finlandais, l'histoire de ce pays lointain et méconnu, qui est étroitement liée par bien des aspects à celle de l'Europe et du monde.
Résumé : L'Etat et la révolution a été rédigé par Lénine en août et septembre 1917, alors qu'il se cachait en Finlande, quelques semaines avant la Révolution d'octobre. Dans cet ouvrage, Lénine démontre la nécessité du renversement révolutionnaire de l'Etat bourgeois. A partir des travaux historiques de Marx et d'Engels sur le rôle de l'Etat, Lénine énonce les tâches de la classe ouvrière : accomplir la révolution, mettre sur pied un Etat ouvrier dont la tâche fondamentale sera d'oeuvrer à la construction d'une société communiste, sans classes, dans laquelle il disparaîtra.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
En juillet 1983, une grande et longue grève de mineurs démarra plusieurs villes de l'Arizona, non loin de la frontière mexicaine, provoquée par les sacrifices exigés des salariés par le trust minier Phelps Dodge. Barbara Kingsolver, à l'époque jeune journaliste, s'est lié aux femmes et aux hommes de ces mines, et a illustré ce que pouvait être une grève dans cette décennie : la pauvreté des familles de mineurs, la lutte contre une compagnie minière toute puissante, ayant l'appui de la justice et des forces de l'ordre, l'emploi des armes, l'implication des femmes dans la lutte. C'est à la suite de ce reportage, édité en 1989 aux USA et jamais été traduit en français, que la romancière américaine écrivit et publia tous ses romans, empreints de respect pour notre planète et pour ceux qui y habitent.
Résumé : Les Leçons d'Octobre de Trotsky a été écrit en 1924, quand il menait, aux côtés des bolcheviques fidèles à Lénine, la lutte contre la bureaucratie qui étouffait le parti et l'Etat né de la révolution d'octobre 1917. Une dégénérescence qui, sous la houlette de Staline, va transformer l'URSS en une féroce dictature anti-ouvrière. Comment en est-on arrivé là, sept ans après la révolution de 1917 ? Aux militants, aux travailleurs qui se posent cette question, Trotsky répondait qu'il fallait comprendre quel avait été le rôle décisif, indispensable du parti bolchevique et de sa direction dans la victoire de l'insurrection ouvrière et paysanne de 1917. Et pour cela, Trotsky répétait : "Il faut étudier Octobre" .