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Relever Notre-Dame. Voyage au pays des bâtisseurs
Icher François
PRESSES RENAISS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782750915018
Un voyage passionnant au pays des ouvriers des cathédrales, du chantier originel du Moyen Age à celui d'aujourd'hui. Un an après le tragique incendie du 15 avril 2019, une immersion inédite au coeur même de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Spécialiste de l'histoire des compagnonnages et de l'univers cathédral, thèmes auxquels il a consacré plusieurs ouvrages de référence, François Icher nous offre ici un voyage original entre le Moyen-Age et le XXIe siècle avec Notre-Dame de Paris pour guide. Au fil des pages, le lecteur est invité à partager un regard croisé qui permet d'apprécier les invariants et les différences entre un chantier médiéval et celui qui se déroule actuellement auprès de Notre-Dame de Paris depuis le tragique incendie du 15 avril 2019. Toutes les étapes de la construction d'une cathédrale sont expliquées avec, en miroir, les enjeux d'un chantier moderne, si éloigné et pourtant si proche de ceux qui se déroulaient aux XIIe et XIIIe siècles. Du maître d'ouvrage au maître d'oeuvre, des premiers jours du chantier à son achèvement, les grandes pages du livre cathédral sont revisitées à l'aune d'une comparaison qui permet de mieux comprendre l'esprit des bâtisseurs, celui des compagnons des métiers de la pierre, du bois, du fer et du verre, sans oublier les nombreux acteurs d'un chantier cathédral qui reste encore à découvrir tant il englobe des domaines souvent ignorés du grand public. Du financement du chantier à son organisation dans l'espace et le temps, de la permanence de certains métiers traditionnels à l'apparition de nouveaux venus liés au numérique, François Icher nous dévoile ici la longue et belle histoire des bâtisseurs, leurs conditions de travail, leurs contributions respectives pour lever ou relever un monument en nul autre pareil. Un voyage passionnant au pays des ouvriers des cathédrales.
Les compagnonnages ne méritent guère les représentations que deux siècles d'historiographie engagée ou fantaisiste leur ont échafaudées. Mouvements ouvriers présents dans un certain nombre de métiers particuliers, les sociétés compagnonniques sont en effet bien éloignées des clichés de secte ouvrière ou de groupement confessionnel trop souvent sollicités pour écrire leur définition. Fortement déstabilisés par les conséquences des révolutions industrielles, les compagnonnages faillirent disparaître au début du siècle, à un moment où le machinisme et l'usine symbolisaient une modernité qui semblait condamner une structure ouvrière séculaire basée sur le voyage à travers la France des petits ateliers. Paradoxalement, une forme moderne de compagnonnage naît sous les auspices du régime de Vichy, pourtant plus propice à un retour aux traditions. C'est durant cette période que se définissent les principaux schémas qui expliquent la lecture du paysage compagnonnique actuel. Avec ce livre, le compagnonnage français est pour la première fois l'objet d'une passionnante enquête historique qui restitue son cheminement, ses crises et ses projets à travers le XXe siècle.
Résumé : Comme l'a si cruellement rappelé l'incendie de Notre-Dame de Paris en avril 2019, la cathédrale est un être vivant à part entière. Constituée de pierre, de bois, de fer, de plomb et de verre, elle est dotée d'un acte de naissance, et sa longue vie sera rythmée d'évolutions lentes et de bouleversements majeurs, au point que si l'entretien et la restauration ne sont pas intelligemment mis en oeuvre, elle peut disparaître... François Icher, historien spécialiste du compagnonnage, nous invite à la découverte de ces bâtiments majestueux, et des hommes qui les ont voulus et édifiés. Cet ouvrage, hors de toute considération philosophique ou religieuse, a pour ambition d'embrasser le contexte de ces chantiers hors normes, où se mêlent spirituel, politique, économique, social et technique. Un voyage au temps des cathédrales pour mieux comprendre les défis et les enjeux de leur conservation aujourd'hui.
Après La France des compagnons, Les ?uvriers des cathédrales et La Société médiévale, François Icher raconte, ici, les métiers traditionnels qui ont particulièrement marqué la vie et la mémoire des hommes. Il décrit leur évolution, leur place dans la société française du XIIIe siècle à la révolution industrielle, l'essor de la ville, la naissance des corporations, les premières manufactures, la révolution industrielle avant le règne définitif des machines. Son inventaire des métiers s'accompagne de contes et légendes, de chants et de poésies d'une époque révolue où les hommes vivaient avant tout du travail de leurs mains et cultivaient le respect de "la belle ouvrage" et des valeurs morales qu'ils y associaient. Une imagerie étonnante illustre cette épopée - enluminures du Moyen Age, gravures du XVIIe siècle, photographies - et contribue à la qualité d'un livre émouvant que l'auteur qualifie lui-même "d'hommage d'un homme des mots à des hommes de mains"
Qui sont donc les compagnons du Tour de France? Une franc-maçonnerie parallèle? Une secte mystérieuse aux origines lointaines? Ou une simple organisation professionnelle? Rien de tout cela, répond François Icher: réalité longtemps reléguée du coté du folklore, le compagnonnage apparaît de plus en plus comme une école des métiers qui propose une certaine vision de l'homme, du travail et de l'éducation, attirant chaque année un nombre croissant de jeunes apprentis. Au-delà des rites et des légendes, le lecteur est invité à effectuer un voyage dans l'univers des compagnons, de leurs coutumes et de leurs symboles, un univers tout entier consacré à l'amour du bel ouvrage et à l'épanouissement de l'homme ouvrier.
Alexievitch Svetlana ; Ackerman Galia ; Lequesne P
Résumé : La guerre n'a pas un visage de femme, mais les femmes ont été de toutes les guerres. Et Svetlana Alexievitch nous en donne une vision émouvante jusqu'à l'insoutenable. Cette évocation de la Seconde Guerre mondiale bouleverse par la justesse du trait, et se charge du poids de toutes les batailles, de toutes les souffrances, de tous les sacrifices. La vérité des êtres ordinaires surgit à chaque page avec une force insoupçonnée. Pour trouver dans nos c?urs un écho que seuls les écrivains essentiels savent faire résonner. Des centaines de destins forment un ch?ur tragique que la souffrance au quotidien nourrit à chaque page de son indicible beauté. Le sacrifice devient alors source de vie, et l'on se dit que jamais personne ne nous a parlé de ça comme ça, et l'on a la sensation que ces jeunes filles souriantes en vareuses de soldat seront toujours là, avec nous, et l'on se demande comment on a pu si longtemps se passer d'elles.
Analysant les Evangiles à la lumière du contexte historique dans lequel ils furent écrits, Armand Abécassis, philosophe et exégète reconnu de la religion juive, rétablit ici nombre de vérités sur Jésus : comme ses disciples, il était juif et est resté juif de sa naissance à sa mort. Pour prier et enseigner, il n'a jamais mis les pieds ailleurs que dans une synagogue. Il parlait l'hébreu et l'araméen. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires. A l'exemple des prophètes qui l'ont précédé et des rabbins qui lui étaient contemporains, il a juste essayé d'affronter à sa manière la crise la plus grave de son peuple en Galilée d'abord, en Judée ensuite et à Jérusalem enfin. Une nouvelle lecture, originale mais de plus en plus admise, de la vie, de l'enseignement et du rôle du juif Jésus.
C'est peut-être le testament spirituel de Benoît XVI. Depuis sa renonciation en 2013, le pape émérite avait promis le silence. Il sort subitement de sa réserve au printemps 2019. Pourquoi ? Dans ce document inédit en France, le pape théologien creuse en profondeur le mystère du mal. Fort d'une longue expérience spirituelle, il décrit la lutte dantesque, invisible et sans merci qui sous-tend la crise de la pédophilie au coeur de l'Eglise. A 92 ans, ce sage n'arrête pas son regard aux zones sombres. Il discerne les lieux d'espérance pour l'Eglise du Christ et livre aussi son secret : combattre " l'absence de Dieu ", y compris dans l'Eglise catholique, pour " choisir Dieu ".
Sur fond de duel pour désigner qui de Stendhal ou de Victor Hugo représente le mieux le génie français, Régis Debray nous livre une critique littéraire et sociétale à la fois légère et profonde, drôle et hautement cynique. Cet essai, aux accents très politiques, croustillant dans son écriture, met en lumière la « selfisation » que connait notre époque, profondément marquée par l’égotisme et l’hyper-individualisme. Peiné que Stendhal soit désigné plutôt que Hugo, Debray regrette que notre époque ne soit pas plus « hugolienne », constatant que « Stendhal réduit l’homme à l’individu, [alors que] Hugo voit l’homme à travers l’individu (…).
Résumé : Durant un quart de siècle, l'icône Tariq Ramadan ne serait pas montée si haut (avant de dégringoler si bas) s'il n'avait bénéficié de l'appui d'autant d'" idiots utiles ". Qu'il s'agisse de dignitaires catholiques, de responsables de la Ligue de l'enseignement et de la Ligue des droits de l'homme, de militants socialistes, trotskistes et écologistes, de chercheurs, d'intellectuels, de journalistes ou d'animateurs de télévision. Au XXe siècle, les " idiots utiles " - pour reprendre l'expression chère à Lénine - fermaient les yeux sur le goulag, les famines et les purges sanglantes. Au XXIe siècle, les nouveaux " idiots utiles " feignent d'ignorer la conception réactionnaire de l'islam promue par la Confrérie des frères musulmans, créée en Egypte en 1928 par Hassan al-Banna, le grand-père de Tariq Ramadan et enracinée en Europe à partir de 1958 par son gendre, Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan.
Une crise sanitaire inédite nous a frappés, révélant les failles de notre société, réveillant les consciences et générant une formidable opportunité. Nous devons être au rendez-vous de ce kairos ! Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros dévoilent " dix commandements " pour préparer l'après. Il est vital d'en finir avec la dépendance économique et technologique de notre pays, de réinventer la gouvernance, d'humaniser et de désintermédier le pilotage de l'Etat. Le temps est venu de changer radicalement notre économie, de construire un partenariat fort entre le public et le privé, d'aller vers un modèle plus humain et moins destructeur de ressources, grâce notamment au revenu universel et au télétravail. Notre société doit davantage impliquer les citoyens dans l'économie du pays (citoyens actionnaires, par exemple), donner un toit aux plus fragiles et veiller à l'équilibre des territoires. Les maîtres mots de cette profonde transformation sociétale sont l'anticipation, la prévention et la priorité donnée à l'humain pour plus de solidarité et plus de liberté. Il y a urgence et les auteurs appellent à l'unité autour d'un Nouveau Contrat humaniste et durable.
Résumé : Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale - et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique. De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. A la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.