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Traité du microcosme. Ma'amar 'Olam Qatan
Ibn Tibbon Moïse ; Lipszyc-Attali Arlette ; Attali
VERDIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782378561413
Moïse ibn Tibbon (v.1195 - v.1275) représente la troisième génération des Tibbonides, illustre famille de savants judéo-arabes d'origine andalouse installée en Provence à partir des années 1150. Comme son grand-père Juda et son père Samuel (traducteur du Guide des égarés, de Maimonide), il traduisit de l'arabe à l'hébreu maints ouvrages scientifiques, philosophiques et religieux, transmettant ainsi l'héritage de la haute culture de l'Andalousie des Xe-XIIe siècles. Moïse ibn Tibbon fut aussi l'auteur de commentaires allégoriques de la Bible et du Midrach, où se conjuguent sa culture religieuse et sa connaissance des philosophes arabes, notamment Averroès. Le Traité du microcosme occupe une place à part. On y croise une tradition qui traverse les siècles et les cultures, tant la conception de l'homme comme microcosme, ou petit monde, résumé du macrocosme, ou grand monde, est universelle. Ce traité, toutefois, demeure l'unique exemple dans la littérature juive d'un exposé complet de l'analogie du microcosme et du macrocosme. L'auteur y ramasse les savoirs médicaux, cosmologiques et philosophiques de son temps, tout en dévoilant divers aspects inhérents à la tradition juive. C'est la première fois que le Traité du microcosme est édité, traduit et commenté en français.
Résumé : Ibn Ba ?? û? a (XIV ? siècle) fut, avec Marco Polo, un de ces globe-trotters obstinés à découvrir le monde et jamais rassasiés de nouveautés. Parti de Tanger en 1325, il reviendra se fixer à Fès en 1353 et prendra un certain plaisir à nous narrer ses aventures. Il nous a laissé un passionnant reportage de ses quelque vingt-cinq années de pérégrinations dans les quatre continents, nous livrant un témoignage unique, une documentation de première main dont la spontanéité et la fraîcheur nous étonnent et dont le style, celui du conteur, nous enchante par sa verve intarissable et sa drôlerie. Il n'existait de ce texte qu'une traduction française fort ancienne (C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, Voyages d'Ibn Batoutah, Paris, 1853-1858). La traductrice de ce choix s'est donc attachée, d'une part, à apporter les précisions nécessaires en tenant compte des recherches géographiques et historiques effectuées par les orientalistes depuis plus d'un siècle, d'autre part, à corriger certaines erreurs d'interprétation et, enfin, à moderniser l'expression. Pour les toponymes et les patronymes, le système de transcription permet une lecture plus aisée et plus nette. C'est donc une traduction entièrement nouvelle et originale qui est offerte aux lecteurs.
Ibn Khaldûn (Tunis, 1332 - Le Caire, 1406), le plus connu des historiens arabes, est un esprit tiraillé entre ambition politique et amour de la science. Contemporain de Froissart, de Chaucer et de Pétrarque, il exerce diverses fonctions administratives, d'abord au Maghreb, où on le voit souvent changer de pays et de maîtres, puis, à partir de 1382, en Egypte où il occupa à six reprises la haute charge de grand cadi malikite. Le Kitâb al-'Ibar, ou Livre des Exemples, histoire universelle monumentale à laquelle il travailla près de trente ans et dont l'objet est la civilisation et la société humaine, fait de lui non seulement un historien, mais, cinq siècles avant Auguste Comte, l'inventeur de la sociologie.
Historien et philosophe arabe, Ibn Khaldûn (Tunis 1332-Le Caire 1406) vécut d'abord en Andalousie et en Afrique du Nord. Après de nombreuses péripéties liées à ses missions politiques pour le compte des sultans, il se rendit en Égypte où il devint grand qadi du Caire, poste auquel il fut nommé trois fois successives, mais démissionna à chaque fois. Il entreprit alors une série de voyages vers la Palestine, au cours desquels il rencontra notamment Tamerlan à Damas en 1401.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.