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La consolation de l'expatrié spirituel. Un commentaire sur le Livre de la Création précédé des reche
Ibn Malka Juda ; Vajda Georges ; Fenton Paul
ECLAT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782841621590
Unique par sa forme et énigmatique par son contenu, le Sefer yesîrâh - le Livre de la création est considéré comme le premier essai spéculatif de la pensée hébraïque. Depuis sa rédaction à une date incertaine, mais qu'il est possible de situer entre le Ier et le IIIe siècle, il a fait l'objet d'un très grand nombre de commentaires linguistiques, cosmologiques ou kabbalistiques. Mais c'est à ses commentaires philosophiques, rédigés par Saadyâ Gâ'on, Isaac Israeli, Sabbataï Donnolo, Juda Ben Barzillay ou Juda Halévi, que s'est particulièrement intéressé Georges Vajda, un des grands maîtres de la science du judaïsme du XXe siècle. Son cours inédit, retrouvé dans ses archives, est présenté et publié ici par son disciple, Paul Fenton, professeur d'études hébraïques à la Sorbonne et spécialiste de la pensée judéo-arabe médiévale. Il est suivi d'une traduction intégrale de la recension courte du Sefer yesîrâh et de la première traduction française du commentaire de Juda Ibn Malka, philosophe et kabbaliste judéoarabe du XIIIe siècle, dont le système mêle spéculations mystiques et combinaisons astrologiques.
Historien et philosophe arabe, Ibn Khaldûn (Tunis 1332-Le Caire 1406) vécut d'abord en Andalousie et en Afrique du Nord. Après de nombreuses péripéties liées à ses missions politiques pour le compte des sultans, il se rendit en Égypte où il devint grand qadi du Caire, poste auquel il fut nommé trois fois successives, mais démissionna à chaque fois. Il entreprit alors une série de voyages vers la Palestine, au cours desquels il rencontra notamment Tamerlan à Damas en 1401.
Ibn Kammuna vécut à Bagdad au XIIIe siècle (ca 1215-ca 1285). Issu d'une lignée de lettrés juifs, il reçut une sérieuse éducation littéraire, aussi bien juive qu'islamique. Il fut médecin réputé, philosophe autodidacte, versé dans les mathématiques et la logique. Il est connu des musulmans par ses commentaires sur les Isharat d'Avicenne et surtout sur les Talwihat de Suhrawardi, le grand philosophe " illuminationiste " iranien du XIIe siècle. Lorsqu'en 1280 il achève le Tanqih, l'islam, religion majoritaire, n'est plus, depuis la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, religion officielle de l'état. Cette situation exceptionnelle explique la critique franche de l'islam qu'il y exprime. L'ouvrage comprend quatre chapitres traitant successivement de la prophétie en général, du judaïsme, du christianisme et de l'islam. La discussion de chaque religion est dépassionnée. Animé par l'esprit d'équité, Ibn Kammuna donne toujours la parole aux différentes factions religieuses. A l'égard des trois monothéismes, il manifeste une objectivité relative ; défendant fermement le judaïsme, la religion devancière décriée par les deux autres, il se montre plus complaisant envers le christianisme et plus rigoureux envers l'islam. C'est qu'il vise à mettre toutes les religions sur un pied d'égalité, dans une perspective fondamentalement humaniste : dégager leur dénominateur commun qui est l'appel adressé aux hommes pour tendre vers la conduite morale la plus élevée.
La Médecine arabe a commencé à se développer à partir (lu uio siècle après J.-C. dans la partie orientale du monde arabomusulman recouvrant l'Iraq, la Syrie, la Palestine, l'Iran et l' Egypte. Cet essor tient probablement à l'importance de l'héritage légué par les premières civilisations de la Mésopotamie, de la Vallée du Nil et de l'Egypte, de l'Inde et de la Grèce, héritage dont les Arabes se sont saisis pour le traduire, l'assimiler, l'enrichir et le transmettre à leur tour. Le Maghreb et l'Espagne musulmane participèrent à cette avancée de la médecine arabe : à partir du ,Xe siècle, Ibn al-.Jazzâr à Kairouan. AI-Zahrâwî et Ibn Rushd à Cordoue et Ibn Zuhr à Séville vont apporter à cette discipline une contribution occidentale. Les études contemporaines consacrées à ces auteurs sont peu nombreuses, les travaux sur l'histoire de la médecine arabe étant pour la plupart menés en Orient. Dans la présente étude, l'auteur se penche sur cette médecine arabo-andalouse à travers l'oeuvre d'un de ses plus prestigieux représentants, Abû Marwan ibn Zuhr, que l'Occident latin connaît sous le nom d'Avenzoar. Son Kitâb al-Taysir, dont est ici proposée la traduction, illustre l'état des connaissances médicales au XIIe siècle après J.-C.: les descriptions cliniques, les conceptions pathogéniques, les méthodes thérapeutiques et les moyens techniques disponibles à l'époque se trouvent exposés dans leurs grandes lignes dans cet ouvrage qui servit, durant des siècles, à l'enseignement de la médecine jusque dans les universités européennes.
Résumé : Ibn Ba ?? û? a (XIV ? siècle) fut, avec Marco Polo, un de ces globe-trotters obstinés à découvrir le monde et jamais rassasiés de nouveautés. Parti de Tanger en 1325, il reviendra se fixer à Fès en 1353 et prendra un certain plaisir à nous narrer ses aventures. Il nous a laissé un passionnant reportage de ses quelque vingt-cinq années de pérégrinations dans les quatre continents, nous livrant un témoignage unique, une documentation de première main dont la spontanéité et la fraîcheur nous étonnent et dont le style, celui du conteur, nous enchante par sa verve intarissable et sa drôlerie. Il n'existait de ce texte qu'une traduction française fort ancienne (C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, Voyages d'Ibn Batoutah, Paris, 1853-1858). La traductrice de ce choix s'est donc attachée, d'une part, à apporter les précisions nécessaires en tenant compte des recherches géographiques et historiques effectuées par les orientalistes depuis plus d'un siècle, d'autre part, à corriger certaines erreurs d'interprétation et, enfin, à moderniser l'expression. Pour les toponymes et les patronymes, le système de transcription permet une lecture plus aisée et plus nette. C'est donc une traduction entièrement nouvelle et originale qui est offerte aux lecteurs.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Résumé : L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.