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Aux origines de Nostradamus. Versant maternel
Iancu-Agou Danièle
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204163101
Tout le monde connaît Nostradamus et ses légendaires prophéties. Mais sait-on vraiment d'où il vient ? Au cours d'un fascinant voyage à travers le temps, cet ouvrage part à la recherche de son histoire familiale et dévoile le secret de ses origines. Jusqu'alors, seuls ses ancêtres paternels juifs avaient été identifiés, mais le versant maternel restait encore à élucider. Recourant aux témoignages les plus irrécusables du passé que sont les archives, s'appuyant sur des sources méconnues, éparses, puisées dans les fonds notariés de Marseille, Danièle Iancu-Agou a peu à peu recueilli de nombreux documents matrimoniaux, testamentaires, religieux et fiscaux. Ils ont fourni le matériau inespéré pour retrouver les chaînons manquants de la généalogie du plus grand astrologue de l'histoire. Et nous faire plonger au coeur de la Provence du tournant du XVIe siècle, au contact des "néophytes", ces Juifs nouvellement convertis au christianisme. Mieux comprendre d'où il vint pour mieux appréhender qui il fut : voici les racines de Nostradamus enfin exposées. Une synthèse inédite pour découvrir une toute nouvelle facette de l'historiographie nostradamienne.
Résumé : Qui sait qu'au XVe siècle une communauté juive vivait tolérée sur les terres provençales d'un souverain oublié, le roi René ? Comment s'organisait cette coexistence religieuse ? A quoi ressemblait le quotidien de ces habitants d'alors ? Quel a été leur destin ? Comment ont-ils survécu à la fin de cet âge d'or ? Danièle lancu-Agou retrace cette épopée à travers celle d'un des plus singuliers couples de l'époque : Régine et Bonet de Lattes. A la mort du roi René, la Provence est aspirée par le royaume de France et les juifs n'ont d'autres choix que l'exil ? Bonet est déjà parti pour l'Italie où il allait devenir astronome de la cour du pape ?, ou la conversion pour laquelle Régine avait optée depuis longtemps. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage révèle non seulement un formidable destin, mais encore un pan ignoré de la fin du Moyen Age. C'est aussi la fresque d'un monde jusqu'ici inconnu, un monde d'avant les expulsions, un monde où les juifs ont vécu relativement libres, un monde qui n'a duré qu'un temps dans une Europe intolérante.
Ce volume est un recueil d'Actes du séminaire de l'équipe montpelliéraine "Nouvelle Gallia Judaica" (LEM, UMR 8584). Il réunit neuf études, présentées au cours de l'année universitaire 2005-2006, dont la thématique Les Juifs méditerranéens au Moyen Age était axée autour de leur Culture et prosopographie. Les espaces culturels, traités en Languedoc et en Comtat Venaissin, ont été étendus à la Catalogne, l'Italie, la Crète, tandis que des dossiers prosopographiques ou généalogiques neufs ont été ouverts en Provence médiévale (Marseille, Tarascon, Haute-Provence), avec une approche de plus en plus serrée des parentés et lignages tant juifs que néophytes.
Résumé : Des communautés juives sont établies en France depuis l'Antiquité et ont été florissantes durant toute la première partie du Moyen Age, avant les expulsions de 1306 et de 1394 le caractère le plus remarquable étant leur éparpillement jusqu'au début du XIIIe siècle. Partie intégrante de la population de la Gaule puis de la France, elles ont contribué notablement à sa culture, dans divers domaines (le corpus ancien le plus riche de termes techniques français se trouve dans des commentaires juifs du XIIe et du XIIIe siècle). Le présent recueil propose une série d'études éclairant les conditions de cette présence, faite de coexistence mais aussi de tensions, avec une détérioration de leur situation au XIIIe siècle, accompagnée de diverses accusations, comme celle de profanation d'hostie, lors de l'affaire des Billettes en 1290. Si le dialogue entre chrétiens et juifs se poursuit malgré tout, la condamnation de la littérature rabbinique entre 1239 et 1244 rend difficile l'enseignement traditionnel mais fait connaître au monde chrétien le Talmud et ses commentaires. L'attitude de l'Eglise est examinée, avec ses aspects opposés, condamnation du judaïsme mais aussi protection (comme le montre le cas exemplaire de Bernard de Clairvaux). Sont présentées deux figures majeures de la culture juive de France médiévale, dont le rayonnement se constate aussi chez les intellectuels chrétiens, Rashi et Gersonide. Enfin, trois études examinent l'"image du juif" dans deux genres de la littérature française du Moyen Age, le théâtre religieux et les miracles de Notre Dame.