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Des Tibbonides à Maïmonide. rayonnement des Juifs andalous en pays d'Oc médiéval
Iancu-Agou Danièle ; Nicolas Elie
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204088107
L'installation de Juifs andalous en pays d'Oc est une donnée classique et connue. En butte aux persécutions des Almohades, ces adeptes d'un Islam rigoriste, des familles juives du sud de la péninsule Ibérique vinrent se réfugier en Languedoc, au moment même (années 1140) où Maïmonide et les siens trouvaient asile pour d'identiques raisons à Fès, puis en Egypte. Ainsi, la ville de Lunel accueillit l'aîné d'un lignage fameux (quatre générations de savants, penseurs, traducteurs de l'arabe en hébreu) qui allait introduire en terre languedocienne, et sous l'impulsion incitative de lettrés locaux, un vaste savoir d'expression arabe. Dans cette dynamique s'inscrivit la traduction, dans le midi de la France, du Guide des Perplexes de Maïmonide par Samuel ibn Tibbon, le fils du réfugié de Grenade. L'engouement local, dans les collectivités juives languedociennes, pour la pensée rationalisante de Maïmonide, et par extension pour la philosophie, les sciences profanes, fut tel qu'il effaroucha les esprits conservateurs soucieux de l'intégrité de la religion et de la tradition juives. Débat houleux qui généra conflits, clivages et scissions, controverses puis excommunications en deux temps. Montpellier se trouva au c?ur des polémiques. Cette célébration du huitième centenaire de la mort de Maïmonide n'a sans doute pas été la seule en 2004. En revanche, inscrite dans une toile de fond qui situe la place fondamentale de "l'Ecole juive de Lunel" dans la diffusion occidentale de la pensée philosophique de Maïmonide écrite en langue arabe, et restituée à l'hébreu ici dans les terres du Midi, une telle commémoration montpelliéraine, organisée par la Nouvelle Gallia Judaica en partenariat avec l'Institut universitaire euro-méditerranéen Maimonide, a pris tout son relief.
Tout le monde connaît Nostradamus et ses légendaires prophéties. Mais sait-on vraiment d'où il vient ? Au cours d'un fascinant voyage à travers le temps, cet ouvrage part à la recherche de son histoire familiale et dévoile le secret de ses origines. Jusqu'alors, seuls ses ancêtres paternels juifs avaient été identifiés, mais le versant maternel restait encore à élucider. Recourant aux témoignages les plus irrécusables du passé que sont les archives, s'appuyant sur des sources méconnues, éparses, puisées dans les fonds notariés de Marseille, Danièle Iancu-Agou a peu à peu recueilli de nombreux documents matrimoniaux, testamentaires, religieux et fiscaux. Ils ont fourni le matériau inespéré pour retrouver les chaînons manquants de la généalogie du plus grand astrologue de l'histoire. Et nous faire plonger au coeur de la Provence du tournant du XVIe siècle, au contact des "néophytes", ces Juifs nouvellement convertis au christianisme. Mieux comprendre d'où il vint pour mieux appréhender qui il fut : voici les racines de Nostradamus enfin exposées. Une synthèse inédite pour découvrir une toute nouvelle facette de l'historiographie nostradamienne.
Schwarzfuchs Simon ; Fray Jean ; Iancu-Agou Danièl
Résumé : Le présent volume associe un binôme coutumier : les deux anciennes provinces d'Alsace et de Lorraine, mais une association à la familiarité trompeuse : le lecteur se rendra vite compte du caractère profondément dissemblable de ces deux régions, pourtant mitoyennes, tant en ce qui regarde leur géographie, leur toponymie et leur histoire générale qu'en ce qui touche à l'évolution spatiale et chronologique comme aux manifestations de la présence juive sur leur sol, au cours de la période médiévale. [...] Cet " état des lieux " nouveau fera les délices des chercheurs, collègues et étudiants, des lecteurs cultivés et curieux d'appréhender le passé médiéval vécu dans ces " terres d'Empire " par les juifs, dans l'alternance de temps de crise récurrents et douloureux lors de la multiplication des légendes accusatrices ou des massacres - n'ayant guère sévi en Lorraine, il faut le souligner (méfaits des Croisades, exactions d'Armleder et de ses bandes vers 1338, émeutes greffées sur la Peste noire, ou plus tard vers 1476-1477, passage des Suisses en Alsace), et de périodes hachées de répit, de repli, de retour, avant les arrêts fluctuants de non tolerandis judeis qui vont ponctuer çà et là la fin du Moyen Age et le début de la Renaissance. A l'aune des matériaux et des vestiges subsistants (synagogue médiévale de Rouffach, manuscrits hébraïques de lettrés prestigieux ou " Trésors " de Colmar ; côté lorrain, une moisson plus limitée là encore, avec quelques " rues des Juifs " çà et là, une stèle du Musée lorrain ou le grand sceau de Metz), on pourra prendre la mesure des heures médiévales riches mais contrastées du passé juif alsacien et lorrain.
Cet ouvrage, écrit alors que la question d'histoire médiévale au programme de l'agrégation interne d'Histoire porte sur les rapports entre pouvoirs et minorités, souhaite donner aux lecteurs les clés pour comprendre la situation et l'existence des juifs dans l'Occident médiéval. En conduisant le lecteur au plus près des textes médiévaux, de la production écrite la plus quotidienne et la moins connue, en montrant comment s'écrit une histoire des juifs renouvelée, loin des stéréotypes persistants, les cinq chapitres parcourent quatre siècles de vie juive, dans sa diversité et sa vitalité, pour dresser un portrait d'un judaïsme médiéval bien différent de celui de l'Antiquité ou de ceux des périodes moderne et contemporaine. Sans négliger les faits déjà connus, comme la richesse de la vie intellectuelle juive ou les relations entre des élites juives et les princes, le lecteur découvrira une synthèse sur des questions complexes qui ont fait l'objet de travaux universitaires récents : quels sont les droits qui règlent les activités des juifs, quelle place et quelle position les juifs avaient dans la communauté politique, entre citoyenneté et servage, comment les universités des juifs s'inscrivaient dans l'espace local, du royaume, national, transnational. La découverte d'un monde encore mal connu pourrait bien offrir une distance bienvenue pour réfléchir aux problèmes qui taraudent le corps politique d'aujourd'hui.
Résumé : Des communautés juives sont établies en France depuis l'Antiquité et ont été florissantes durant toute la première partie du Moyen Age, avant les expulsions de 1306 et de 1394 le caractère le plus remarquable étant leur éparpillement jusqu'au début du XIIIe siècle. Partie intégrante de la population de la Gaule puis de la France, elles ont contribué notablement à sa culture, dans divers domaines (le corpus ancien le plus riche de termes techniques français se trouve dans des commentaires juifs du XIIe et du XIIIe siècle). Le présent recueil propose une série d'études éclairant les conditions de cette présence, faite de coexistence mais aussi de tensions, avec une détérioration de leur situation au XIIIe siècle, accompagnée de diverses accusations, comme celle de profanation d'hostie, lors de l'affaire des Billettes en 1290. Si le dialogue entre chrétiens et juifs se poursuit malgré tout, la condamnation de la littérature rabbinique entre 1239 et 1244 rend difficile l'enseignement traditionnel mais fait connaître au monde chrétien le Talmud et ses commentaires. L'attitude de l'Eglise est examinée, avec ses aspects opposés, condamnation du judaïsme mais aussi protection (comme le montre le cas exemplaire de Bernard de Clairvaux). Sont présentées deux figures majeures de la culture juive de France médiévale, dont le rayonnement se constate aussi chez les intellectuels chrétiens, Rashi et Gersonide. Enfin, trois études examinent l'"image du juif" dans deux genres de la littérature française du Moyen Age, le théâtre religieux et les miracles de Notre Dame.
Résumé : Pour le judaïsme, la première question n'est pas "Qui est Dieu ?" mais "Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes ?" Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu. Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme. Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif ; passage obligé de toute interprétation des Ecritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.
Simon Schama poursuit, avec ce deuxième volume, sa magistrale histoire des Juifs, à partir de leur expulsion d'Espagne en 1492. Il donne vie à l'épopée d'un peuple jeté sur les routes, en quête d'un lieu où vivre en harmonie avec les autres, sans renier sa culture. C'est l'histoire non seulement de rabbins et de philosophes, mais aussi d'une poétesse du ghetto de Venise, d'un général dans la Chine des Ming, d'un boxeur de l'Angleterre géorgienne ou encore d'un compositeur d'opéra dans l'Allemagne du xixe siècle. Du Kerala à Mantoue, des rives de la Colombie aux tavernes d'Ukraine, jusque dans les camps miniers de Californie, le lecteur parcourt le monde. Il navigue sur des caravelles, voyage en diligence, sillonne les rues de Londres à l'aube, un paquet de vêtements usés sous le bras, tombe avec ce qu'il reste de l'armée napoléonienne en ruine. L'histoire que nous raconte Simon Schama est celle de l'endurance face à la destruction, de la créativité face à l'oppression, de la joie dans la peine. C'est ce qui en fait l'histoire de tous et de chacun. Et en ces temps où les souffrances de la migration sont quotidiennement rappelées, elle trouve d'autant plus de résonance.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.