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Penser les droits de la naissance
Iacub Marcela
PUF
17,50 €
Épuisé
EAN :9782130516484
Quelle est la signification juridique du désormais célèbre arrêt Perruche ? La légalisation de l'avortement n'a-t-elle pas introduit une rupture définitive, dont nous n'avons pas encore pris la mesure, dans la problématisation des normes juridiques et morales susceptibles d'encadrer l'acte exorbitant de naître et de faire naître ? Quels sont les problèmes moraux que pose cette nouvelle culture de la procréation ? Que signifie l'accusation devenue assez courante d'eugénisme ? Est-il nécessaire de repenser les rapports juridiques des femmes aux enfants qu'elles font naître ? Penser les droits de la naissance est une exploration problématique de l'ensemble de ces questions à travers l'axe d'analyse révélé par l'affaire Perruche, devenue en quelque sorte symbole des tensions et des difficultés qui grèvent le futur du droit de la procréation. Des documents pour compléter la réflexion : Les décisions de La Cour de cassation concernant le dédommagement du handicap congénital. Les principaux textes parus dans la presse prenant parti sur ces décisions.
Je vous présente ici ce texte posthume de mon frère, le professeur Jean-Luc Jamet, qui s'est éteint dans la plus grande solitude le 15 octobre dernier. Vedette de la psychiatrie française pendant trente ans, connu dans le monde entier pour ses ouvrages sur les perversions sexuelles et morales, adoré par sa famille et ses enfants, mon frère a fini sa vie ruiné, banni de tous, comme un véritable pestiféré. La seule chose qui l'a tenu vivant pendant sa descente aux enfers est la rédaction de cet ouvrage, qu'il a écrit avec fébrilité et sans répit pendant la phase terminale de sa maladie. Je n'ai pris connaissance du contenu du manuscrit qu'après sa mort et je tiens à préciser que je n'adhère pas à ses théories et moins encore aux remèdes qu'il souhaitait introduire pour en finir avec ce qu'il dénommait l'"enfer amoureux"de notre temps. Mais mes réticences ont cédé devant la promesse que je lui ai faite sur son lit de mort delui trouver un éditeur."
En 1857, un groupe de jeunes gens s'abandonnant aux joies d'une partouze dans un hôtel particulier sont condamnés pour outrage public à la pudeur, parce qu'un curieux les épiait par le trou de la serrure. En 1893, les étudiants des Quatr'z Arts déclarent aux juges la guerre du nu. Dans les années 1960, les nudistes et les femmes en monokini provoquent des controverses passionnées. Chaque fois les mêmes questions se posent: où finit le public et où commence le privé? Que peut-on montrer, que doit-on cacher? A travers une enquête qui mêle le droit, l'architecture, la littérature et la psychiatrie, Marcela Iacub raconte l'histoire de la pudeur publique. On y découvre comment le droit a longtemps partagé le monde visible entre licite et illicite, substituant à l'espace réel un espace institutionnel et politique. Aujourd'hui, ce vieux mot de pudeur a disparu de nos codes pour être remplacé par celui de Sexe. Mais, loin de faire le récit épique d'une liberté durement conquise, Marcela Iacub analyse les transformations des techniques par lesquelles l'Etat s'est donné notre sexualité en spectacle au cours des deux derniers siècles, et a conditionné nos espaces, nos vêtements, nos pratiques et même certaines de nos maladies mentales. Elle invite ainsi à une histoire politique du regard. On retrouve dans Par le trou de la serrure les ingrédients qui ont fait le succès des précédents ouvrages de Marcela Iacub: un examen sans concession des illusions de notre prétendue libération sexuelle, et un art tout particulier de faire du droit une discipline totale, à la fois poétique et critique.
Existe-t-il un pays où l'on peut tout dire sans encourir de sanctions judiciaires? Pour nous Européens. les Etats-Unis apparaissent comme cette terre promise où chacun est libre de s'exprimer sans entraves. Pourtant, en dépit de la puissance qu'y a acquise la liberté d'expression, on ne peut pas tout dire outre-Atlantique. Certes, dans le domaine des opinions politiques ou des questions dites d'intérêt général, les Américains se montrent les dignes héritiers des Lumières. Mais quand il s'agit de messages à contenu sexuel, ils se révèlent bien plus répressifs que les Européens: comment expliquer autrement qu'on puisse brûler la bannière étoilée mais qu'il soit interdit de prononcer le mot "fuck" à la télévision pendant les heures de grande écoute? A travers une analyse passionnante des arrêts de la Cour suprême, Marcela Iacub explique avec brio ce double phénomène de libéralisation absolue de la parole politique et de répression des messages à contenu sexuel. Elle montre que l'exclusion de ces derniers du débat démocratique, loin d'être un problème marginal, risque de mettre en péril l'édifice de cette précieuse liberté, car elle implique une redéfinition de ce que parler veut dire. En d'autres termes, le sort réservé à la pornographie engage moins la protection des mineurs ou des femmes que l'idée même que nos démocraties se font de la parole, et donc de l'étendue comme de la puissance du débat public.
Tout le monde sait que la mère d'un enfant est celle qui l'aaccouché. Y a-t-il rien de plus naturel et de plus universel? Il suffit pourtant de franchir l'Atlantique ou d'aller à Londres pour constater que là-bas, on peut devenir mère sans avoir accouché ni adopté. Plus simplement, il suffit d'ouvrir le Code civil de 1804 pour découvrir que d'autres règles peuvent présider à la définition de la filiation: à l'époque, les enfants ne naissaient pas nécessairement du corps de leurs parents, mais de leur mariage. Or, depuis les années 1970, toutes les possibilités d'être mère sans accoucher sont punies systématiquement et l'accouchement, cet acte biologique, est devenu une véritable affaire d'État. Excluant du même coup de l'ordre de la filiation les femmes incapables de gestation ou ménopausées, les hommes célibataires et les couples homosexuels. Établissant surtout de nouvelles hiérarchies entre les filiations: non plus les légitimes et les illégitimes, mais les "vraies", qui ont pour elles les corps, et les "fausses", qui n'ont pour elles que la volonté, comme les filiations adoptives. Alors que l'empire du ventre triomphe et s'impose sous les fausses évidences du droit naturel, Marcela Iacub, à partir d'un travail d'archives neuf, prend la mesure des transformations intervenues depuis 1804, propose une critique originale de ce que nous prenons pour notre modernité familiale, et ouvre des voies nouvelles à l'imagination politique dans ces domaines si intimes qu'on en oublierait qu'ils ont une histoire, et donc un avenir.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.