Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parler peau
Huynh Sabine ; Agostini Philippe
AENCRAGES ET CO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782354391010
La perte de la parole est peut-être le plus grand exil et la plus grande blessure de langue qui soient. Avec Parler peau, Sabine Huynh explore la possibilité de recoudre cette blessure grâce au pouvoir de la rencontre amoureuse et de celui, qui en découle, de l'écriture. Ces textes poétiques brefs, loin d'une quelconque idéalisation romantique, bien ancrés dans le réel de la chair et du souffle, livrent avec pudeur la floraison passionnée d'un langage amoureux neuf, et une sémantique de la personne amoureuse dans son rapport à l'autre. Il s'agit, avec les mots, de fixer les étreintes pour ne pas qu'elles se desserrent, pour empêcher que les caresses ne se volatilisent. Du je au tu au livre, au recueil de poèmes comme suspendus, filets de voix déclinant au présent les mouvements enroulés de corps aimants, leur vulnérabilité, et leur épanouissement.
La présente édition réunit les quatre premiers recueils d'Anne Sexton (1928-1977) publiés dans les années soixante, "To Bedlam and Part Way Back" (1960), "All my Pretty Ones" (1962), "Live or Die" (1966) et "Love Poems" (1969). Icône de la poésie américaine, Anne Sexton est un oiseau rare de l'histoire littéraire étasunienne. Autodidacte, elle mène dans un premier temps une vie conventionnelle d'épouse et de mère. Mais ce cadre se fissure rapidement, elle traverse alors une grave dépression nerveuse assortie de pulsions suicidaires qui la conduisent à l'hôpital psychiatrique, où elle fait une rencontre déterminante. Le docteur Martin Orne, se rendant compte du potentiel de sa jeune patiente, l'encourage à écrire. Son premier recueil, "To Bedlam and Part Way Back" (Retour partiel de l'asile), la place parmi les figures marquantes du confessionnalisme américain incarné par le poète Robert Lowell. Dans un style novateur et transgressif, d'une troublante beauté, Anne Sexton développe des thèmes absents de la poésie de l'époque, tels que les menstruations, l'avortement, le lien matriciel ou un regard féminin sur l'inceste et la psychanalyse. Durant la prolixe période des années 1960, elle publie des ouvrages reconnus par ses pairs comme des chefs-d'oeuvre, dont "Live or Die" ("Tu vis où tu meurs") récompensé par le prix Pulitzer en 1967. Une longue exégèse littéraire féministe reconnaîtra à son tour tout l'apport de cette immense poétesse. Les oeuvres couvrant la décennie de sa venue à l'écriture paraissent pour la première fois en France, présentées par Patricia Godi, dans la remarquable traduction de Sabine Huynh. "Et nous sommes de la magie se parlant à elle-même, bruyante et solitaire. Je suis la reine de tous mes vices oubliés. Suis-je toujours égarée ? Jadis j'étais belle. Maintenant je suis moi-même, comptant des mocassins rangée après rangée sur l'étagère muette où ils continuent d'espérer". Extrait "Si l'exploration des liens de parenté occupe une place centrale dans la poésie d'Anne Sexton, sa nouveauté réside aussi, fondamentalement, dans la venue à l'écriture de l'autre relation qui a interrogé la psychanalyse, à laquelle la culture androcentrée s'est généralement peu intéressée, contrairement à la relation entre père et fille, entre père et fils, mère et fils : la relation des mères et des filles. Dès lors que le sujet lyrique se situe en tant que fille dans nombre de poèmes, de même qu'en tant que génitrice, l'oeuvre entreprend doublement de pallier le silence qui a entouré les généalogies féminines" P. G.
Dans cet ouvrage, l'auteur livre une description approfondie de la façon dont des mots français, entrés en contact avec le vietnamien depuis l'époque de la colonisation française, ont été intégrés au vietnamien moderne. Ainsi, au Vietnam prend-on l'ô-tô-buyt ("autobus"), on se lave avec du sa-bông ("savon"), on boit du cà-phê ("café") et on mange du sô cô la ("chocolat")...
Lors d'une manifestation dans le village occupé de Vasenka, un jeune homme est abattu. Malédiction, sidération ou conséquence du coup de feu - toute la ville devient sourde. Sous la chappe de silence qui s'abat sur eux, les habitants commencent à s'organiser, et à coordonner leur résistance grâce à une langue des signes connue d'eux seuls. Cernés par la violence, ils entendent bien lutter, et continuent à vivre. Eux, ce sont Alfonso et Sonya, qui attendent un enfant ; l'intrépide Maman Galya, instigatrice de l'insurrection depuis son théâtre de marionnettes ; et les marionnettistes, qui enseignent la langue des signes le jour, et attirent les soldats la nuit pour les mener jusqu'à leur mort. Tour à tour histoire d'amour, élégie, et plaidoyer, République sourde est un puissant questionnement sur notre silence devant les atrocités du monde, porté par un vent de révolte.