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République sourde. Edition bilingue français-anglais
Kaminski Ilya ; Huynh Sabine
BOURGOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782267045284
Lors d'une manifestation dans le village occupé de Vasenka, un jeune homme est abattu. Malédiction, sidération ou conséquence du coup de feu - toute la ville devient sourde. Sous la chappe de silence qui s'abat sur eux, les habitants commencent à s'organiser, et à coordonner leur résistance grâce à une langue des signes connue d'eux seuls. Cernés par la violence, ils entendent bien lutter, et continuent à vivre. Eux, ce sont Alfonso et Sonya, qui attendent un enfant ; l'intrépide Maman Galya, instigatrice de l'insurrection depuis son théâtre de marionnettes ; et les marionnettistes, qui enseignent la langue des signes le jour, et attirent les soldats la nuit pour les mener jusqu'à leur mort. Tour à tour histoire d'amour, élégie, et plaidoyer, République sourde est un puissant questionnement sur notre silence devant les atrocités du monde, porté par un vent de révolte.
Résumé : La silhouette d'un colosse traverse les révolutions politiques de l'Europe en 1848-1849. Michel Bakounine, le premier Russe absolument libre, accourt là où règne l'émeute, et la crée quand elle n'existe pas. L'insurrection de Dresde amènera son arrestation, sa tête mise à prix dix mille roubles d'argent. Condamné à mort par les Saxons, puis par les Autrichiens, il est livré au tsar Nicolas. Ses forteresses le retiendront six ans, mais pas la Sibérie, d'où il s'enfuira en 1861 pour reprendre son combat contre toutes les autorités de la terre. Inlassablement, il insistera sur la nécessité de saper les fondements juridiques de l'ordre existant pour rendre vaine toute tentative de restauration, s'attaquant aux institutions plutôt qu'à ceux qui ont le malheur de les représenter. Des conspirations de sa jeunesse à la "dictature invisible" qui lui paraîtra mieux adaptée, dans ses dernières années, à son projet d'incendier les châteaux, de brûler cadastres et hypothèques, Bakounine cherchera à réunir les conditions d'une liberté qui ne doit pas être octroyée, mais conquise... Détruire les anciens rapports sociaux, produire l'étincelle qui mettra le feu aux poudres à la bonne heure, cette illumination d'un monde nouveau, il ne cessera de la vivre pour la rendre plus proche à ceux de ses compagnons qui rêvaient moins ardemment que lui. Hanns-Erich Kaminski a su décrire avec justesse et chaleur la vie étonnante de cet aristocrate russe devenu un vagabond magnifique et dépenaillé, à qui on ne pouvait refuser de partager son rêve...
Critique musical, traducteur, écrivain et journaliste, Piotr Kaminski est connu comme l'auteur de Mille et un opéras (dont sont extraits les deux ouvrages que nous publions) et comme un critique du mensuel Diapason.
Destiné à devenir une référence en sociologie de l'administration de la justice pénale, cet ouvrage est construit sur le double sens du mot "condamner" : ce mot désigne bien sûr la pratique spécifique des tribunaux voués à la condamnation des auteurs d'infractions, mais aussi l'orientation de l'ensemble des activités du système pénal. L'auteur présente des outils d'analyse des pratiques pénales, en suivant une démarche progressive, allant de la perspective la plus impersonnelle (systémique), vers une approche de sociologie morale, en passant par des ressources de la sociologie des organisations et du travail. La thèse qui justifie une telle démarche se décline de la façon suivante : le système pénal est loin de fonctionner "à la loi" ; les pratiques des agents, qu'elles respectent ou non la loi, relèvent d'un arbitrage entre les normes légales et des normes organisationnelles et professionnelles qui se concurrencent et, parfois, se contredisent ; il importe donc d'examiner les normes mais aussi les justifications de l'action dans les cas d'arbitrages pratiques des juges du tribunal correctionnel dont l'ethos professionnel a été empiriquement approché par l'auteur. Loin des stéréotypes juridiques et médiatiques, ce livre permet de comprendre une pratique, le système dans lequel elle s'inscrit et les normes qui la façonnent.
Genèse du Logique est à prendre au double sens de genèse des catégories et des jugements à partir du " sol " de l'expérience sensible, et histoire de l'élaboration des concepts fondamentaux de la phénoménologie husserlienne permettant de décrire la constitution de ces mêmes catégories, leurs enchaînements dans des jugements, ainsi que les formes régissant l'organisation de ces jugements en théories scientifiques. Husserl a consacré le travail de toute sa vie à un projet unique. Depuis l'échec des recherches du Tome II de la Philosophie de l'arithmétique à la Krisis, il a repris, à chaque fois selon des perspectives divergentes, les séries d'analyses descriptives du fonctionnement de l'intentionnalité. Ces étapes se sont révélées autant d'occasions pour définir à nouveau et réorganiser les concepts décrivant les opérations de la conscience dans la constitution de ses objets, quel que soit le statut de ces objets. C'est l'histoire de ce travail exigeant que nous parcourons ici en nous concentrant sur ses étapes décisives. L'objectif était de proposer une vue d'ensemble d'une philosophie trop souvent considérée à travers un seul de ses moments et alors nécessairement partiellement comprise.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).