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Bonnets jaunes et gilets rouges
Hutt Michel
YVES MICHEL
14,90 €
Épuisé
EAN :9782364291348
La Grande Crise a secoué l'Europe pendant une quinzaine d'années, balayant les systèmes économiques et politiques. Les communautés ont développé un mode de vie rustique fait de débrouille, de solidarité et de créativité. Inspires par Léa, jeune femme emblématique de la "Génération Transition", une poignée de citoyens réunis à Strasbourg au sein de l'eurOasis tentent de reconstruire un embryon de démocratie. Les membres du futur "Parlement rhénan" découvrent peu à peu que l'effondrement de l'Europe a été provoqué sciemment par un cartel d'hommes d'affaires surpuissants. Leur but : préparer le terrain afin d'y déployer le dispositif RESET, un système néolibéral implacable et tentaculaire, qu'aucune institution ne pourra modérer. Les populations se laisseront-elles hypnotiser par les sirènes du consumérisme, ou seront-elles prêtes à s'engager, aux côtés des bonnets jaunes de l'eurOasis et des gilets rouges des "Voisins solidaires", dans un projet politique au service du Bien commun ?
La perte brutale d'un être cher bouleverse tout. Le deuil n'a rien d'une pathologie physique ou mentale, il est une conséquence immédiate – ou différée dans le temps – d'une brisure affective sans précédent. Jean décède accidentellement à l'âge de 58 ans. Une correspondance épistolaire s'adressant à l'être aimé, trop tôt disparu, sculpte des silences de lumière où l'on perd pied en la confiance, où l'on se réconcilie avec ce que l'on est. Par-delà le rempart des mots, il ne faut avoir d'hospitalité que pour le mystère de la vie qui se donne.
Mais qui a donc réveillé Miss Turtle en pleine hibernation, pile la veille de Noêl, alors que la vague de froid sévit dans le bois de Courbelette ? C'est une fois de plus par le Père Henri que les problèmes arrivent : venu subtiliser un sapin en forêt, il sème le désordre parmi ses habitants ! Il faudra tout le flair de Jean-Bernard le blaireau, privé cette fois de sa partenaire complètement groggy pour démasquer le coupable et trouver un abri aux animaux mal logés.
Dans un futur proche, à la veille d'une crise généralisée, se croisent un quadra parisien stressé aux prises avec une ado rebelle, un vieux menuisier oublié des siens, une jeune fille des banlieues qui fuit le machisme et la violence, un trader qui perd les pédales, un notaire amateur de rock'n'roll et une jeune maman un peu provocatrice éprise de littérature. Tous ont entendu à un moment ou à un autre le Cri du Colibri, et décident de faire leur part avec confiance et lucidité. Ils choisissent de cultiver la bienveillance, la solidarité et l'enthousiasme plutôt que le repli sur soi ou la résignation. br/ br/ Préfacée par Pierre Rabhi, cette fiction pose les bases d'une société en transition et nous interpelle : comment vivre sereinement dans un monde en surchauffe, et contribuer - modestement - à le rendre meilleur ?
Cet ouvrage est dédié à une apiculture respectant le Vivant. En prenant soin des abeilles, nos compagnes solidaires, nos mères nourricières, qui pollinisent et harmonisent, et qui font le lien entre le Ciel et la Terre. Prendre peu de miel, laisser les prés sans fauche, éteindre son portable qui émet des ondes nocives pour elles, planter des fruitiers, des tilleuls, aubépines, des haies sauvages remplies de fleurs de lierre et de ronces. Rejoignez nous dans ce souffle doux qui nous fait sentir que nous sommes encore vivants et avec elles et toute la nature.
L'écologie est à la mode. Elle est sur toutes les lèvres, rythme les débats, alimente l'agenda médiatique et recouvre nombre de publicités d'une pellicule verdâtre. Par la magie des mots, les éco-prédateurs revêtent les habits vert-pâle de l'écologie hors-sol. Mais derrière les envolées lyriques se cache une réalité moins reluisante qu'annoncée. Le verdissement écologique offre la possibilité aux pires pollueurs de la planète de s'acheter une conscience à ban compte. Avec une étonnante facilité, le nucléaire devient "décarboné", les pesticides biodégradables, les autoroutes écologiques... McDo, Areva, Monsanto, Total et bien d'autres se retrouvent unis pour survendre l'illusion d'une conversion écologique bien hypothétique. Stéphen Kerckhove dresse ici un état des lieux de ce greenwashing, explique comment il s'est imposé: cessons d'être dupes, apprenons à décrypter cette intox. Il termine en proposant des solutions pour en finir avec cette écologie hors-sol. Un livre exigeant, documenté et utile. Stéphen Kerckhove est délégué général d'Agir pour l'Environnement (ONG). Activiste et militant écologiste, il mène des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et décideurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel. Il a participé directement au Grenelle avant d'en claquer la porte au regard des piètres résultats. Son association a coordonné deux manifestations, l'une durant le Grenelle de l'environnement en octobre 2007 et l'autre durant l'adoption par les députés du projet de loi dit Grenelle2 en mai 2010. Il est l'auteur de La dictature de l'immédiateté, et Grenelle de l'environnement: l'histoire d'un échec, tous deux parus aux Ed. Yves Michel.
Quelle serait votre réaction si, comme Cilia, personnage central du roman, vous vous réveilliez un matin au son des tronçonneuses abattant de façon irraisonnée une forêt à laquelle vous êtes attaché ? Quel est l'avenir du bien commun face à la propriété privée ? Comment la résistance peut-elle naître d'un tout petit "ce n'est pas normal" et devenir un engagement dans le collectif, un projet commun ? Cilia engagée malgré elle dans une histoire de résistance qui l'amènera avec les autres personnages du roman à dessiner ce qui pourrait bien être une forme actuelle de ce Bien commun, si malmené aujourd'hui. L'alliance qui s'établira entre les différents personnages, attachants, humains et touchés par la légitime émotion de Cilia, finira par l'élaboration d'un projet commun. Ce roman se veut une illustration concrète d'une féminité agissante dans un monde de force, de puissance et d'interdits. Jacques Rousseau Dufour, à travers ce roman, partage avec nous de manière didactique, passionnée, distrayante un peu de son expérience, de son vécu. Il nous souffle que l'avenir de notre bien commun pourrait passer par une réappropriation collective, des éléments Eau-Air-Sol.
Extrait de l'introduction«Entre moi et moi-même, il y a la nature.»Voici une science indisciplinée. Science car elle vous propose un savoir soumis à l'expérience, qui sera votre propre expérience. Indisciplinée car elle ne cherche pas à se placer dans l'une des catégories connue du savoir, mais les chevauche ensemble. Le savoir qu'elle recherche se situe à l'interface de l'histoire et de la philosophie, de l'ethnologie et des sciences cognitives, pour réunir certains des grands enjeux de notre époque: l'écologie - prise au sens large, avec son «objection de croissance»-et la spiritualité.Car au-delà des étiquettes collées derrière ces mots, n'y-a-t-il pas unité dans cet ensemble à première vue hétéroclite? Pour répondre à cette question, il faut déjà avoir conscience que ceux qui s'intéressent à l'un ou l'autre de ces thèmes font partie d'un véritable courant de pensée et d'action désirant un «changement de paradigme», selon les termes de l'éclaireur Edgard Morin.Pourquoi mettre en jonction l'écologie - décroissance ou sobriété comprises - et la spiritualité»? Je dois sans doute répondre par une digression via mon propre parcours. Dans mon apprentissage, j'ai vite été confrontée à un dilemme: entre la science et la conscience, il m'a fallu choisir. Comme si ces deux approches du réel n'étaient pas compatibles. La structure éducative et le poids social m'emportèrent vers la science de la matière, vers cette vision mathématique et physique du monde si convoitée. Mais j'ai vite reconnu que la science était limitée pour élucider le réel. Il m'a semblé que si elle décrivait bien une partie de la réalité matérielle, elle mettait de côté une autre réalité. Les démarches logique, synthétique et de libre pensée puisées dans la philosophie indienne m'ont montré qu'il était possible de dépasser cette opposition. Puis, engagée dans le milieu associatif sur les questions écologiques, j'ai constaté une autre limitation: celle de la science et de la politique pour élucider la crise écologique.L'approche de la nature des peuples indigènes m'a aussi semblé proposer une voie fascinante et j e leur ai consacré un livre, avec une analyse rationnelle de leurs savoirs, tout en cherchant secrètement à m'imprégner personnellement de cette sagesse. Je ne crois pas y être absolument parvenue. Car des obstacles m'empêchaient de la saisir en profondeur, de la faire mienne. Il me fallait me défaire de ce qui avait conduit la société dans laquelle je vivais à se mettre autant en retrait de la nature, et donc aussi en retrait d'une forme de spiritualité qui s'incarne dans le monde. La première étape a pour moi été de saisir le long chemin historique de rupture avec la nature mené par les peuples occidentaux. C'était la première condition pour mettre le doigt sur les obstacles qui m'empêchaient d'intégrer cette vision différente.J'ai rencontré bien des personnes cherchant leur propre voie. Beaucoup de questions se posent en effet dans cette tentative de mise en relation du spirituel et de l'écologisme. Le détachement spirituel n'implique-t-il pas paradoxalement un détachement du monde? La philosophie, la spiritualité, peuvent-elles servir la recherche de sortie de crise écologique? Inversement, comment cette crise écologique peut-elle s'inscrire dans la grande quête indéniablement humaine de spiritualité?