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Travail, critique du travail, émancipation
Husson Michel ; Treillet Stéphanie ; Linhart Daniè
SYLLEPSE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782849500941
L'urgence, c'est de défendre le droit à l'emploi. Pour autant, on ne peut faire l'économie d'une réflexion plus générale sur le travail et sur sa réalité actuelle dans un monde dominé par le capital. Ce " Cahier de Critique communiste " propose une démarche d'ensemble, liant défense du droit à l'emploi, réduction massive du temps de travail, développement des droits des salarié(e)s et démarchandisation de la force de travail. Ce faisant, les auteurs critiquent les théories de la " fin du travail " et discutent de la perspective d'un " statut de salarié ". Ils démontent aussi la division sexuée du travail, les nouvelles organisations de celui-ci et les souffrances qu'elles occasionnent. Enfin, ce livre est l'occasion d'un retour critique sur les rapports du mouvement ouvrier au travail. Se libérer de la domination du capital, c'est aussi réduire massivement le temps de travail, afin de permettre aux individus de se libérer du travail.
Résumé : La mobilisation anti-CPE du printemps 2006 a témoigné du rejet massif de la précarité par la population française. Pourtant, médias et responsables politiques continuent de répéter que la flexibilisation du marché du travail est indispensable pour lutter efficacement contre le chômage. Qu'en est-il réellement ? Quelle est la situation du marché du travail en France ? Les mesures de flexibilisation ont-elles vraiment contribué à créer plus d'emploi aux Etats-Unis et en Europe ? Peut-on importer le fameux modèle danois de flexicurité ? Cet ouvrage tord le cou aux idées reçues qui dominent le débat public. Il montre en particulier que le travail français a déjà été largement flexibilisé, sous l'effet des offensives d'un patronat qui est parvenu à imposer ses vues sur la " société du risque ". Il rappelle comment la flexibilité produit ses effets dévastateurs dans les collectifs de travail et que le débat sur la flexibilité a fait passer au second plan des problèmes plus fondamentaux : l'hyper-profitabilité des entreprises, le déclin de la part des salaires dans la richesse produite et la financiarisation croissante et sans contrôle de l'économie. La question est alors posée : pourquoi les salariés devraient-ils encore et toujours " s'adapter " à un nouveau régime capitaliste que les autorités politiques renoncent à réguler ?
L'Europe de l'Ouest entière a succombé à l'Art Nouveau, mode architecturale éphémère, entre 1890 et 1910. Mais ce ne sont que quelques centaines d'immeubles qui ont été conçus par les meilleurs architectes de l'époque qui subsistent encore aujourd'hui. Cet ouvrage est une promenade plaisante qui va de Barcelone à Ljubljana, de Turin à Helsinki et qui montre les plus belles et les plus marquantes réalisations de l'Art Nouveau en Europe.
Résumé : Une " réforme " peut en cacher une autre. Après les retraites, la décentralisation et le régime des intermittents, le gouvernement Raffarin est bien décidé à s'attaquer à la santé et l'assurance-maladie, ainsi qu'à l'ouverture du capital d'EDF et GDF, prélude à leur privatisation. Michel Husson montre que cette succession de " réformes " s'inscrit dans un plan global de démontage de l'Etat-providence, en phase directe avec la " refondation sociale " du Medef. Même si " la pente est raide ", l'objectif visé du gouvernement Raffarin est ambitieux : c'est la " casse " de l'Etat social, autrement dit la liquidation programmée des droits sociaux et des dispositifs de protection conquis par les salariés dans la seconde moitié du XXe siècle. Michel Husson analyse aussi comment ce projet de démolition ne concerne pas que la France, et s'inscrit dans un cadre plus large, où la Commission européenne joue un rôle central de coordination et d'harmonisation. Les principes énoncés par le projet de Constitution européenne ne font d'ailleurs que codifier cette subordination des aspirations sociales aux exigences d'une société de marché. Reste à définir les alternatives : elles existent ! Mais elles s'articulent à deux impératifs préalables d'abord, récuser les arguments de la raison économique libérale dont les bienfaits apparaissent de plus en plus virtuels, et en tout cas accaparés par une couche sociale de privilégiés ; ensuite penser la modernité régressive qui ,st la nôtre, et battre en brèche les accusations d'" archaïsme " et de " corporatisme ". Un projet alternatif, fondé sur la garantie de droits sociaux élargis, peut alors s'armer comme une nouvelle modernité.
Boukharine Nicolas ; Husson Michel ; Naville Pierr
L'économie marginaliste est aujourd'hui enseignée dans toutes les facultés. Les principaux ouvrages d'économie y font référence. Elle est au coeur de la théorie économique libérale. C'est aux fondements de cette théorie que s'attaque L'Économie politique du rentier. Rédigé en 1914, le manuscrit a été retrouvé et publié en 1919. Entretemps. l'auteur était devenu l'un des dirigeants de la Révolution russe. Parue en français seulement en 1972. cette première édition est épuisée depuis de nombreuses années. Pour Pierre Naville, qui avait préfacé cette édition. "la construction du livre est très claire. Boukharine situe d'abord l'école marginale autrichienne par rapport à l'école historique et à ses précurseurs, du point de vue du caractère logique de leurs théories. On remarquera que cet exposé fait ressortir une opposition bien actuelle: celle qu'Aristote instaurait déjà entre genèse et synthèse, que l'on appelle souvent aujourd'hui histoire et structure. Boukharine expose clairement comment Marx a su combiner ces deux formes dans le jeu de l'évolution et des catégories. parce qu'il en a saisi la source où il faut; dans le travail, qui est d'abord activité pratique. production. puis système. Il étudie ensuite tout ce qui sépare la méthodologie originelle du marginalisme (subjectivisme, individualisme. consommation) de la méthodologie marxiste (dialectique, production. objectivation). Puis il traite systématiquement de la théorie de la valeur proprement dite, du profit et de sa distribution. L'ouvrage est assez clair dans sa démarche et dans la présentation des matériaux pour qu'il soit inutile de le résumer."
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.