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Heydrich et la solution finale
Husson Edouard
TEMPUS PERRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782262027193
L'analyse minutieuse du rôle de Reinhard Heydrich dans la politique antisémite des nazis et l'organisation du génocide. Edouard Husson analyse le rôle, tragiquement décisif, du SS-Obergruppenführer Heydrich dans la genèse et l'orchestration du génocide. Des prémices des persécutions aux projets de déportation à l'étranger, des premiers massacres en Pologne jusqu'à la création des camps d'anéantissement, l'auteur révèle à travers l'action du " ministre de la Terreur " du IIIe Reich l'engrenage qui mènera à la Shoah. Cette nouvelle édition comporte des chapitres inédits sur la période 1933-1939 qui, retraçant la " solution finale " depuis ses origines, élargissent encore la portée de cet ouvrage décisif salué à sa parution pour son caractère rigoureux et novateur. Edouard Husson, professeur à l'université de Picardie, est actuellement vice-chancelier des universités de Paris. Historien de l'Allemagne, il a notamment publié Une autre Allemagne et, chez Perrin, " Nous pouvons vivre sans les Juifs ". Novembre 1941. Quand et comment ils décidèrent de la solution finale. Nouvelle édition
Si Richard Wagner est célébré pour le génie de sa musique, il est également l'auteur de textes en prose profondément antisémites, rassemblés dans ses Oeuvres complètes. Or ces essais eurent un puissant impact, tout comme l'esthétique de ses opéras, sur Adolf Hitler. Né six ans après la mort du compositeur, il avait pris, depuis l'adolescence, l'auteur de L'Anneau du Nibelung pour modèle. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l'idéologie nazie et la pensée du Führer, et dans le sillage des analyses selon lesquelles l'histoire allemande a pris "un chemin particulier" entre 1850 et 1950 au sein de la modernité occidentale, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Elle montre comment chaque période de la vie de Wagner a pu être, à l'âge équivalent, une inspiration pour Hitler, et ce jusque dans la mise en scène de sa propre mort. On comprend ainsi comment la passion esthétique d'Hitler, née à la source wagnérienne, eut une influence considérable sur l'idéologie du IIIe Reich.
Résumé : L'histoire des deux guerres mondiales a été profondément renouvelée depuis une vingtaine d'années. Les processus de décision des milieux dirigeants ont été décrits avec des outils d'analyse empruntés à d'autres disciplines et replacés dans l'histoire des représentations collectives. L'histoire de la violence, des combats vus " d'en bas ", la question de l'émergence d'une " culture de guerre ", la mémoire des soldats ont permis de comprendre combien l'on pouvait prolonger des tendances qui naissent au cours de la Première Guerre mondiale jusqu'au second conflit déclenché deux décennies plus tard. Tout aussi cruciales, la confrontation entre les soldats et l'arrière comme l'étude des sorties de guerre ont fait comprendre que les pays européens ne vivent pas la même histoire dans l'entre-deux-guerres : les projets fascistes et totalitaires se glissent dans les fractures mémorielles ou matérielles, plus importantes au centre et à l'est de l'Europe qu'à l'ouest. La nouvelle guerre totale que fut la Seconde Guerre mondiale fit des civils des cibles au même titre que les combattants, processus qui prit une forme génocidaire. Tous ces aspects sont ici traités par des historiens spécialistes des deux conflits mondiaux et des régimes politiques qui en sont issus, dans une approche plurielle des bouleversements majeurs qui ont façonné le vingtième siècle.
Bien peu d'hommes politiques français pensent que connaître l'histoire de notre pays peut aider à déchiffrer le présent et à orienter l'avenir. Bien peu oseraient souscrire publiquement à la formule de De Gaulle : " Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la France et la liberté du monde. " Qu'ils la jugent dépassée ou qu'ils l'affublent du masque hideux de la xénophobie, la plupart des hommes politiques français ne croient plus en la France. Les deux auteurs de ce livre sont partis de l'idée opposée : ils pensent qu'un avenir immense s'offre à la France, si elle le veut. Il ne s'agit pas d'un postulat : l'histoire de la nation française montre les chemins à emprunter, les écueils à éviter. Nous nous sommes fixé une ambition très large, que certains jugeront démesurée. Nous avons voulu envisager l'histoire de France depuis les origines pour répondre aux questions suivantes : quand et comment naît la France ? Peut-on espérer des continuités dans le comportement d'une nation à travers les siècles ? La nation est-elle indispensable au développement de la liberté politique ? Quel sens donner à la France dans le monde actuel ? C'est à ces questions que les sept entretiens qui suivent veulent apporter un début de réponse.
Résumé : Le succès tout à fait hors norme des Bienveillantes de Jonathan Littell constitue un véritable phénomène de société. Deux prix et des éloges innombrables ont été décernés à une ?uvre littérairement médiocre et historiquement datée, dont le seul ressort est le voyeurisme permanent. Ce qui fait des Bienveillantes un roman insoutenable, c'est qu'il propose une esthétisation insupportable de la violence nazie qui s'inscrit, de Sade à Jünger, dans une longue filiation intellectuelle et littéraire. Il exclut de l'humanité les victimes de la barbarie, en livrant leur cadavre en pâture au regard des lecteurs, sans rien nous faire comprendre des facteurs qui ont conduit les bourreaux SS à participer à l'extermination de six millions de Juifs européens. Un philosophe et un historien unissent leurs voix pour dénoncer énergiquement les complaisances qui ont permis le succès de ce livre. Ils incitent, par la même occasion, à lire ou relire d'autres ?uvres littéraires, documents ou récits d'une importance majeure, qui apportent un tout autre regard sur l'écriture du mal.
Le second Empire, après avoir eu mauvaise presse, est aujourd'hui réhabilité car on reconnaît, sous les cendres de la défaite de Sedan, la France d'aujourd'hui. Avec Napoléon III, travaillent les équipes qui tracent les lignes de chemin de fer, agrandissent les ports, façonnent les grandes villes actuelles, qu'il s'agisse de Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, Le Havre. Le prix de cette modernisation: l'abandon, qu'on croit définitif, d'un régime libéral, le mépris envers un Parlement ramené au niveau d'un conseil général, la toute-puissance de l'administration, le gonflement des effectifs de la police et de l'armée qui doivent mouler la nouvelle société dans un corset d'acier, les classes populaires rassemblées en lisière des villes et la corruption installée au c?ur de l'Etat! La plume de Pierre Miquel donne à ce bilan contrasté le souffle d'une aventure.
Azéma Jean-Pierre ; Burrin Philippe ; Paxton Rober
C'est à la demande de ses lecteurs que tempus publie le texte qui accompagnait l'abondante illustration réunie pour le soixantième anniversaire du jour J. Ce succès, considérable à sa parution et jamais démenti, tient au regard panoramique adopté par les auteurs. Ils décortiquent les opérations - envisagées de chaque camp -, leur préparation, leur évolution hasardeuse et les conséquences du jour J sur la suite de la guerre, depuis la campagne de Normandie jusqu'à la Libération de Paris et ses lendemains. Enfin, ils décryptent les enjeux de mémoire et la place que tient le 6 juin 44 dans l'histoire du XXe. Biographie: Jean-Pierre Azéma, Robert O. Paxton et Philippe Burrin, dont les travaux et la notoriété font autorité, ont réussi le tour de force de nous faire appréhender autrement le jour J.
Avec l'élection d'un pape français, Clément V, en 1305 et son installation hors de Rome et d'Italie, en Avignon, c'est le destin d'une ville et d'une région qui se trouve bouleversé pour près d'un siècle. Dominique Paladilhe raconte la vie quotidienne et les péripéties qui émaillèrent les règnes des sept papes "avignonnais", la querelle du Grand Schisme et la transformation d'Avignon en centre du monde chrétien. Biographie: Ancien élève de l'Ecole pratique des hautes études, Dominique Paladilhe s'est longtemps consacré à l'histoire médiévale, avec des ouvrages comme Simon de Montfort et La Bataille d'Azincourt.
De l'arrivée des Magyars sur les bords du Danube au XIIe siècle à aujourd'hui, la constitution de la nation hongroise.Les Magyars, ces envahisseurs redoutés venus des steppes, se sont installés sur les bords du Danube autour de 1100. Encore fallait-il transformer ce territoire, exposé aux menaces russe, ottomane et à la convoitise germanique ou autrichienne, en un pays : la Hongrie.C'est cette histoire que retrace l'académicien Miklós Molnar depuis l'élan fédérateur des XIIe-XIVe siècles, suivi par la mainmise des Autrichiens, des Turcs et la résistance des Palatins, la mise en place de la double monarchie, les convulsions de l'après-1914, l'occupation soviétique jusqu'au nouveau départ de 1990. Une histoire d'abord marquée par la force des conflits, par la complexité et la rigidité des systèmes politiques ou sociaux, mais plus encore par une obsession : l'indépendance et la liberté.Miklós Molnar, professeur à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Hautes Etudes internationales de Genève, a écrit une synthèse aussi claire que complète. Il est l'auteur de La démocratie se lève à l'est (PUF, 1999).