Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Heydrich et la solution finale
Husson Edouard ; Kershaw Ian ; Bled Jean-Paul
PERRIN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782262017842
La genèse de l'assassinat des Juifs par les nazis est complexe à reconstituer précisément. Quels en furent les artisans les plus actifs et les plus responsables? Quelles furent les mesures prises, quand et comment furent-elles mises en place? Quel rôle exact Reinhard Heydrich joua-t-il? Mettant à bas les idées établies selon lesquelles la "solution finale" serait née d'une décision prise à la conférence de Wannsee en janvier 1942, l'ouvrage démontre que, dès l'entrée en URSS, la mise à mort des Juifs devint systématique et immédiate. Reinhard Heydrich fut alors le coordonnateur et le technocrate qui mit en place l'organisation permettant l'extermination massive des Juifs d'Europe par un système qui lui survécut. Des prémices des persécutions aux projets de déportation à l'étranger, des premiers massacres en Pologne au début du génocide en Russie soviétique, de la déportation des Juifs d'Europe à la création des camps d'anéantissement, le livre d'Edouard Husson analyse la logique infernale qui mena les nazis au judéocide et la part, hélas décisive, qu'y prit Heydrich. Biographie de l'auteur Edouard Husson, normalien, agrégé, maître de conférences à Paris-Sorbonne habilité à diriger des recherches, est un chercheur reconnu internationalement. Il a notamment publié Comprendre Hitler et la Shoah et "Nous pouvons vivre sans les Juifs".
On entend souvent dire aujourd'hui que la crise économique et financière qui déferle actuellement sur le monde n'était pas prévisible. Rien n'est plus faux. A l'origine de la crise, il y a un Système Monétaire International profondément déréglé par le régime de l'étalon-dollar. Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu'aurait nécessairement la politique d'émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve Fédérale américaine sur l'économie mondiale. Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d'économie, dans une indifférence générale "Ce qui doit arriver arrive". Il se produit donc aujourd'hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie: après l'euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C'est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l'échéance, nous n'échapperons pas à l'effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui. Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une Unité de Compte Internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l'or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire. Par la suite, il ne faudra pas se contenter de revenir à la référence or que va, en tout état de cause, imposer le marché, quoi que puissent penser ou faire les grands dirigeants économiques et politiques. Pour dépasser les limites quantitatives de l'or, il sera nécessaire de revenir à son indispensable complément circulant ": l'argent-métal qui a présidé, avec l'or, à l'essor historique de la richesse des nations. Ce diagnostic posé, et le seul remède possible analysé, reste la question de la mise en oeuvre d'une immense réforme par un personnel politique largement responsable de la situation, qui n'a pour l'essentiel rien prévu et dont l'action est, à tous égards, jugée par la présente tragédie... Biographie de l'auteur Edouard Husson est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne) et directeur de recherches en histoire contemporaine. Norman Palma est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne), docteur en économie et docteur d'Etat ès lettres."
Résumé : L'histoire des deux guerres mondiales a été profondément renouvelée depuis une vingtaine d'années. Les processus de décision des milieux dirigeants ont été décrits avec des outils d'analyse empruntés à d'autres disciplines et replacés dans l'histoire des représentations collectives. L'histoire de la violence, des combats vus " d'en bas ", la question de l'émergence d'une " culture de guerre ", la mémoire des soldats ont permis de comprendre combien l'on pouvait prolonger des tendances qui naissent au cours de la Première Guerre mondiale jusqu'au second conflit déclenché deux décennies plus tard. Tout aussi cruciales, la confrontation entre les soldats et l'arrière comme l'étude des sorties de guerre ont fait comprendre que les pays européens ne vivent pas la même histoire dans l'entre-deux-guerres : les projets fascistes et totalitaires se glissent dans les fractures mémorielles ou matérielles, plus importantes au centre et à l'est de l'Europe qu'à l'ouest. La nouvelle guerre totale que fut la Seconde Guerre mondiale fit des civils des cibles au même titre que les combattants, processus qui prit une forme génocidaire. Tous ces aspects sont ici traités par des historiens spécialistes des deux conflits mondiaux et des régimes politiques qui en sont issus, dans une approche plurielle des bouleversements majeurs qui ont façonné le vingtième siècle.
Longtemps les dirigeants français ont envié ceux de la République fédérale : le voisin allemand résistait mieux à la crise mondiale déclenchée par les chocs pétroliers des années 1970. En fait l'Allemagne occidentale avait effectué, après 1945, une reconstruction sans pareille, puis s'était affirmée comme l'un des grands pays exportateurs parce que, disait-on, l'esprit d'entreprise y était plus valorisé, l'État moins dépensier et les syndicats plus raisonnables qu'en France. On vantait le " modèle " allemand, symbolisé par la force du Deutsche Mark, devenu une monnaie de réserve officieuse pour les investisseurs du monde entier. S'ils jalousaient et craignaient le puissant voisin, les dirigeants français se répétaient aussi que le " géant économique " restait un " nain politique ", la catastrophe du nazisme avant rendu les Allemands modestes dans leurs exigences, et soucieux de ne rien entreprendre sans consulter le partenaire français et le protecteur américain. Et puis vinrent la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'Union soviétique. L'Allemagne de l'Ouest intégra la RDA. Désormais le moteur économique du continent en était aussi la première puissance politique. L'Allemagne, pourtant, n'a pas abusé, sauf dans l'ancienne Yougoslavie, de cette puissance retrouvée : sa population est majoritairement pacifiste ; surtout, depuis le milieu des années 1990, la République fédérale est entrée dans une crise économique profonde qui remet en cause le " modèle allemand ". Loin de lui avoir procuré un surcroît de puissance, la réunification, inachevée, pèse lourdement sur ses finances. Souffrant du poids excessif des dépenses publiques et des charges sociales, l'Allemagne ressemble de plus en plus à la France. C'est donc à une nouvelle perception de notre voisin que nous invite Edouard Husson : un pays dont on doit moins redouter la puissance que l'affaiblissement ; une nation menacée par son déclin démographique ; le cœur industriel fragile d'un continent européen qui risque d'être un grand perdant de la mondialisation.
Résumé : Trente ans après la chute du Mur, de nouvelles et profondes fractures menacent l'Europe, le duo franco-allemand qui en a été le moteur, et l'Allemagne elle-même. Face au Brexit ou aux appétits des Etats-Unis et de la Chine, il est vital que les deux riverains du Rhin rebâtissent leur partenariat. Pour cela, ils doivent réapprendre à se connaître. Or prévaut aujourd'hui un double malentendu : la France observe l'Allemagne avec passion, que ce soit pour la haïr ou l'imiter, tandis que celle-ci hésite entre admiration et condescendance, sans qu'aucune ne comprenne vraiment plus l'autre ? notamment les élites françaises qui ont une vision dépassée de notre voisin. Cet ouvrage porte sur l'Allemagne un regard incisif, nourri d'une profonde connaissance de sa culture et de sa politique, d'expériences, et de rencontres. Il la met en perspective depuis la fin du nazisme puis du communisme, en passant par la réunification, jusqu'au long mandat de la chancelière Merkel, confrontée au défi migratoire et à la résurgence de l'extrême droite tandis que le modèle économique et social, autrefois tant admiré, atteint ses limites. Ce plaidoyer nous éclaire sur les pistes que peuvent frayer ensemble Paris et Berlin pour assurer le sursaut de l'Europe.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.