Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SUR LE RENOUVEAU CINQ ARTICLES
HUSSERL
VRIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782711617838
A l'invitation de la revue japonaise Kaizo, Husserl rédige entre 1922 et 1924 une série de cinq articles consacrés à l'éthique et centrés sur le thème du renouveau (Erneuerung). Il cherche à y définir les conditions d'un renouveau éthique de l'homme européen grâce auquel pourra être surmontée la crise culturelle qui le touche et que lui a brutalement révélée la Première Guerre mondiale. La recherche que développe ici Husserl permet d'appréhender les différents champs et articulations de son éthique : éthique à la fois matériellement déterminée et régie par des lois purement formelles, éthique individuelle s'inscrivant nécessairement dans une éthique sociale, éthique eidétique et apriorique mais rapportée à une interprétation de l'histoire et de la culture européennes. Elle montre aussi que la question éthique n'est pas pour Husserl une problématique à part, mais qu'elle met en œuvre la totalité de la recherche philosophique, y compris dans sa dimension logique, en lui assignant la tâche générale de redonner son sens à l'idéal d'une vie et d'une culture rationnelles.
Réussissez votre bac de philosophie 2024 grâce à notre étude du philosophe Husserl ! Rédigée de manière claire et précise, cette analyse philosophique est conçue pour aider l'ensemble des lycéens. Grâce à notre travail éditorial, les points suivants n'auront plus aucun secret pour vous : la biographie du philosophe, l'étude de sa pensée, l'analyse de ses thèmes principaux et le courant philosophique auquel il appartient.
Peut-on, de l'existence d'un Cours consacré partiellement à l'attention, conclure à l'existence chez Husserl d'une phénoménologie de l'attention en bonne et due forme? En montrant comment l'attention entretient une relation complexe à la perception, à la volonté, à l'affect et à la réflexion, le phénoménologue fait ressortir l'originalité d'un vécu qui n'est pas un acte intentionnel au sens précis mais traverse les actes pour les porter à leur accomplissement: ni raison, ni sentiment, l'attention remplit une fonction modulatrice des actes de la conscience, fonction qui fait à elle seule son originalité dynamique d'amorçage et d'adossage intégratif. Par une double réforme de l'intentionnalité et de l'intensité de la conscience, il renvoie dos-à-dos, non sans y puiser certaines ressources, la problématique du champ de la conscience (Wundt) et celle, longuement discutée, de l'attention comme plaisir pris à remarquer (Stumpf). L'attention en ressort définitivement dissociée de la réflexion; elle se présente comme l'aiguillon qualitatif d'une perception-tenir pour vrai (Wahrnehmung) elle-même renouvelée dans sa dimension modalisatrice et réidentifiée comme "perceptualité" (Perzeptionales); elle s'affirme de plus en plus, à mesure que l'on avance dans la description, partant de son alliance signitive, en tant qu'activité de remarquer (Bemerken), avec l'aperception (Aufmerken), comme un mouvement interne quasi-organique de se tourner (zuwenden) où les degrés d'aperception interne se trouvent réinvestis comme des traits concrets de "remarquabilité" (Merklichkeit/Bemerksamkeit), et finit par y intégrer le moteur affectif lui-même à titre, non de cause, mais de stimulation et d'effet possibles. Bref, Husserl joue sur une variation terminologique de l'attention (Zuwendung: conversion attentionnelle; Aufinerksamkeit: activité aperceptive de remarquer; Attention: tension vers) qui démantèle une identité homogène donnée a priori et permet au langage d'épouser les modifications et mutations expérientielles du phénomène attentionnel. A-t-on pour autant affaire à une "phénoménologie de l'attention"? Nous laissons le lecteur juger et conclure lui-même après lecture.
Les textes rassemblés dans ce recueil, parmi les tout derniers écrits par Husserl, constituent le véritable testament du fondateur de la phénoménologie. Ils présentent une analyse originale et radicale des spécificités de l'activité philosophique. A partir d'une méditation sur le sens de l'" institution originaire " de la philosophie dans la Grèce antique, ils nous découvrent l'unité téléologique de l'ensemble de l'histoire de la philosophie. Ils réaffirment la dimension éthique de cette " tâche " inachevée que représente la philosophie et soulignent son importance cruciale pour notre rapport à l'Histoire.
Le passage du réalisme des Recherches logiques de 1901 à l'idéalisme des Idées de 1913 a été le plus souvent très mal compris à l'époque et interprété à tort comme un reniement par Husserl de ses prises de position antérieures. La publication des Leçons sur le temps de 1905 et celle des Leçons sur l'espace de 1907 avaient dèjà montré qu'il ne s'était agi là que de l'approfondissement de la même problématique, celle des "vécus intentionnels", mais qui ne pouvait plus désormais rester en l'état, parce que les problèmes de constitution qu'elle traitait exigeraient l'emploi d'une méthode rigoureuse. Ces Leçons sur la théorie de la signification de 1908 confirment cette certitude, puisqu'en reprenant de façon systématique l'étude du langage, Husserl y a été conduit à donner à sa théorie de la réduction sa formulation la plus radicale, avec une opposition entre ce qui est "phénologique" du côté des "apparitions" et ce qui est "phénoménologique" du côté des "apparaissants".
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.