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PHENOMENOLOGIE DE L'ATTENTION
HUSSERL
VRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782711622429
Peut-on, de l'existence d'un Cours consacré partiellement à l'attention, conclure à l'existence chez Husserl d'une phénoménologie de l'attention en bonne et due forme? En montrant comment l'attention entretient une relation complexe à la perception, à la volonté, à l'affect et à la réflexion, le phénoménologue fait ressortir l'originalité d'un vécu qui n'est pas un acte intentionnel au sens précis mais traverse les actes pour les porter à leur accomplissement: ni raison, ni sentiment, l'attention remplit une fonction modulatrice des actes de la conscience, fonction qui fait à elle seule son originalité dynamique d'amorçage et d'adossage intégratif. Par une double réforme de l'intentionnalité et de l'intensité de la conscience, il renvoie dos-à-dos, non sans y puiser certaines ressources, la problématique du champ de la conscience (Wundt) et celle, longuement discutée, de l'attention comme plaisir pris à remarquer (Stumpf). L'attention en ressort définitivement dissociée de la réflexion; elle se présente comme l'aiguillon qualitatif d'une perception-tenir pour vrai (Wahrnehmung) elle-même renouvelée dans sa dimension modalisatrice et réidentifiée comme "perceptualité" (Perzeptionales); elle s'affirme de plus en plus, à mesure que l'on avance dans la description, partant de son alliance signitive, en tant qu'activité de remarquer (Bemerken), avec l'aperception (Aufmerken), comme un mouvement interne quasi-organique de se tourner (zuwenden) où les degrés d'aperception interne se trouvent réinvestis comme des traits concrets de "remarquabilité" (Merklichkeit/Bemerksamkeit), et finit par y intégrer le moteur affectif lui-même à titre, non de cause, mais de stimulation et d'effet possibles. Bref, Husserl joue sur une variation terminologique de l'attention (Zuwendung: conversion attentionnelle; Aufinerksamkeit: activité aperceptive de remarquer; Attention: tension vers) qui démantèle une identité homogène donnée a priori et permet au langage d'épouser les modifications et mutations expérientielles du phénomène attentionnel. A-t-on pour autant affaire à une "phénoménologie de l'attention"? Nous laissons le lecteur juger et conclure lui-même après lecture.
Pendant toute la première période de son évolution, depuis la Philosophie de l'arithmétique en 1891 jusqu'au Livre I des Idées en 1913, Husserl n'a jamais cessé de s'intéresser de très près à tous les problèmes posés par la logique ; et, s'il a réuni les résultats auxquels il était lui-même parvenu dans les deux tomes des Recherches logiques en 1900 et en 1901, il a aussi publié au cours de ces années-là dans différentes revues un certain nombre d'articles où il a voulu engager un dialogue avec ceux de ses contemporains qui avaient travaillé sur ce même domaine, pour mettre en perspective leurs théories avec les siennes. Il a rédigé également à cette époque certains textes qui sont restés inédits jusqu'à sa mort, mais qui étaient d'une importance capitale pour comprendre le sens général de son évolution entre les deux obstacles du psychologisme et du logicisme, ainsi que c'est le cas en particulier pour son Esquisse d'une Préface aux "Recherches logiques" de 1913. Le présent volume rassemble tous ces textes, en correspondant indiscutablement à l'intention même de Husserl, puisque dans son Journal du 25 septembre 1905 il envisageait la possibilité d'une semblable publication en lui donnant pour titre Articles sur la logique pure.
Réussissez votre bac de philosophie 2024 grâce à notre étude du philosophe Husserl ! Rédigée de manière claire et précise, cette analyse philosophique est conçue pour aider l'ensemble des lycéens. Grâce à notre travail éditorial, les points suivants n'auront plus aucun secret pour vous : la biographie du philosophe, l'étude de sa pensée, l'analyse de ses thèmes principaux et le courant philosophique auquel il appartient.
A l'invitation de la revue japonaise Kaizo, Husserl rédige entre 1922 et 1924 une série de cinq articles consacrés à l'éthique et centrés sur le thème du renouveau (Erneuerung). Il cherche à y définir les conditions d'un renouveau éthique de l'homme européen grâce auquel pourra être surmontée la crise culturelle qui le touche et que lui a brutalement révélée la Première Guerre mondiale. La recherche que développe ici Husserl permet d'appréhender les différents champs et articulations de son éthique : éthique à la fois matériellement déterminée et régie par des lois purement formelles, éthique individuelle s'inscrivant nécessairement dans une éthique sociale, éthique eidétique et apriorique mais rapportée à une interprétation de l'histoire et de la culture européennes. Elle montre aussi que la question éthique n'est pas pour Husserl une problématique à part, mais qu'elle met en œuvre la totalité de la recherche philosophique, y compris dans sa dimension logique, en lui assignant la tâche générale de redonner son sens à l'idéal d'une vie et d'une culture rationnelles.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.