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Sur l'intersubjectivité. Tome 2
Husserl Edmund
PUF
56,00 €
Épuisé
EAN :9782130511397
Le présent tome II de cet ouvrage intitulé Sur l'intersubjectivité, qui en comprend deux, est la traduction partielle de Zur Phänomenologie der Intersubiektivität, trois volumes (I. 1905-1920; II. 1921-1928; III, 1929-1935) qui ont été édités par Iso Kern et publiés en 1973 à La Haye par Martinus Nijhoff dans les Husserliana, tomes XIII, XIV et XV. Étant donné le nombre considérable de textes retenus (quelque 800 pages sur 1 800 environ dans l'édition allemande), la traduction française se présente en deux tomes: Sur l'intersubjectivité I; Sur l'intersubjectivité II, le présent volume. La problématique husserlienne de l'intersubjectivité apparaît beaucoup plus différenciée, à la fois plus ramifiée et plus radicale que dans les textes publiés auparavant: elle s'y articule avec précision à la question de la corporéité primordiale, du temps, de l'imagination, de la communauté, de l'histoire, du langage, de la normalité, de la générativité et de l'individuation. En revanche, dans les textes publiés jusqu'ici, elle est souvent présentée soit de façon aporétique (Méditations cartésiennes), soit dans son extension d'emblée communautaire (Idées directrices II) ou historique (Krisis), en tout cas selon l'alternative trop simple de la constitution monadologique de l'égologie ou de la donation immédiate des autres dans le monde. Le second tome de l'édition française s'organise autour des 3 thèmes vecteurs: 1/le dédoublement égoïque homologue à l'?uvre dans l'expérience empathique et dans les expériences du souvenir et de l'imagination, mais aussi de la différence fondamentale qui existe entre ces expériences intrasubjectives d'altérité interne qui offrent des structures constitutives de la conscience égoïque altérée, et l'expérience d'autrui qui en est le résultat constitutif, 2/l'intersubjectivité anthropologique, communautaire, historique et langagière, avec un accent particulier porté sur la problématique de la normalité et de la générativité dans sa relation descriptive aux anomalies et à leur genèse: l'animal, l'enfant, le fou, le primitif sont des autres qui élargissent mon expérience normale du monde, 3/l'individuation, de la facticité et de l'intermonadisation, dans sa relation avec l'horizon d'une métaphysique phénoménologique. N. D.
Une philosophie atteste sa grandeur en affrontant les questions les plus difficiles. Donc, au premier chef, celle du Temps. Aussi est-ce dès 1904-1905, à Göttingen, que Husserl tenta une analyse phénoménologique du temps, en lui appliquant les concepts fondamentaux d'intentionnalité et de réduction.En 1916, Edith Stein, alors assistante de Husserl, entreprit d'éditer ces cours, et de les compléter par d'autres textes, postérieurs (1905-1910). Ce n'est pourtant qu'en 1928 que l'entreprise aboutit, quand Heidegger, qui venait de publier Etre et Temps (1927), édita pour la première fois les Leçons. Il déclarait en ouverture: "Ce qui est décisif dans ce travail, c'est la mise en relief du caractère intentionnel de la conscience et, d'une façon générale, la clarté croissante que reçoit l'intentionnalité dans son principe (...). Aujourd'hui encore cette expression n'est pas un mot de passe, mais le titre d'un problème central."Bien qu'une édition plus complète soit, grâce aux soins de R. Boehm, parue depuis dans les Husserliana (Bd. X, 1966), la traduction d'H. Dussort reste un outil de travail inappréciable, puisqu'elle donne accès à un texte qui fut, en 1928, à la fois un achèvement de la pensée de Husserl, un hommage rendu par Heidegger à son maître, et, sans doute, leur ultime croisement - à savoir une rencontre et indissolublement un éloignement.
Pendant toute la première période de son évolution, depuis la Philosophie de l'arithmétique en 1891 jusqu'au Livre I des Idées en 1913, Husserl n'a jamais cessé de s'intéresser de très près à tous les problèmes posés par la logique ; et, s'il a réuni les résultats auxquels il était lui-même parvenu dans les deux tomes des Recherches logiques en 1900 et en 1901, il a aussi publié au cours de ces années-là dans différentes revues un certain nombre d'articles où il a voulu engager un dialogue avec ceux de ses contemporains qui avaient travaillé sur ce même domaine, pour mettre en perspective leurs théories avec les siennes. Il a rédigé également à cette époque certains textes qui sont restés inédits jusqu'à sa mort, mais qui étaient d'une importance capitale pour comprendre le sens général de son évolution entre les deux obstacles du psychologisme et du logicisme, ainsi que c'est le cas en particulier pour son Esquisse d'une Préface aux "Recherches logiques" de 1913. Le présent volume rassemble tous ces textes, en correspondant indiscutablement à l'intention même de Husserl, puisque dans son Journal du 25 septembre 1905 il envisageait la possibilité d'une semblable publication en lui donnant pour titre Articles sur la logique pure.
Contemporain des conférences de la Krisis..., ce célèbre fragment est révélé par la version que Fink en publie à la veille de la guerre. Les interprètes de Husserl (et d'abord Merleau-Ponty) en ont proposé des lectures fascinées et contradictoires. La richesse énigmatique de l'esquisse semblait y encourager. Ici, l'intérêt pour l'« origine » ne donne pas lieu à une explication archéologique ou à une généalogie empirique, mais plutôt à une question en retour (Rückfrage) dans l'expérience d'une crise. Comment réveiller le sens originaire d'une science? Quelles sont les conditions transcendantales de son avènement et de sa tradition? L'origine de la géométrie fournit une trame.La longue introduction de Jacques Derrida accompagne pas à pas une méditation dont le parcours fut préparé par toute l"uvre de Husserl. Certaines questions s'annoncent en chemin: par exemple sur la possibilité, la nécessité ou les difficultés du grand dessein phénoménologique."
Résumé : La phénoménologie qui s'élabore dans les Ideen est inconstestablement un idéalisme, et même un idéalisme trascendantal ; le terme même n'est pas dans les Ideen alors qu'il se rencontre dans des inédits antérieurs. C'est dire que les commentateurs s'accordent à regrouper autour de ce mot les analyses les plus importantes de l'ouvrage. Finalement, la " conscience pure ", la " conscience transcendantale ", l' " être absolu de la conscience ", la " conscience donatrice origianire ", sont des titres pour une conscience qui oscille entre plusieurs niveaux ou, si l'on veut, qui est décrite à des phases différentes de son ascèse : de là des erreurs d'interprétation dont Husserl s'est plaint si constamment et si amèrement. Les idées directrices sont la matrice de l'existentialisme français, celui d'un Sartre évidemment, mais surtout de la pensée de Merleau-Ponty. C'est également par rapport à Husserl que prennent position Levinas, Ricoeur et Michel Henry.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.