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Idées directrices pour une phénoménologie
Husserl Edmund
GALLIMARD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782070703470
La phénoménologie qui s'élabore dans les Ideen est inconstestablement un idéalisme, et même un idéalisme trascendantal ; le terme même n'est pas dans les Ideen alors qu'il se rencontre dans des inédits antérieurs. C'est dire que les commentateurs s'accordent à regrouper autour de ce mot les analyses les plus importantes de l'ouvrage. Finalement, la " conscience pure ", la " conscience transcendantale ", l' " être absolu de la conscience ", la " conscience donatrice origianire ", sont des titres pour une conscience qui oscille entre plusieurs niveaux ou, si l'on veut, qui est décrite à des phases différentes de son ascèse : de là des erreurs d'interprétation dont Husserl s'est plaint si constamment et si amèrement. Les idées directrices sont la matrice de l'existentialisme français, celui d'un Sartre évidemment, mais surtout de la pensée de Merleau-Ponty. C'est également par rapport à Husserl que prennent position Levinas, Ricoeur et Michel Henry.
Présenter la phénoménologie en sa naissance même, tel est l'intérêt des Recherches logiques de 1900/1. "Ouvrage inaugural, Werk des Durchbruchs", c'est ainsi que Husserl les qualifie en 1913, dans la préface à leur seconde édition. Inaugural, mais non périmé et jamais renié, bien que la "phénoménologie transcendantale", avec la théorie des "réductions", ait rétrospectivement modifié le texte d'origine. La présente traduction fait donc état en annexe de la première version des variantes de la première édition. Elle permet ainsi de saisir à sa source l'oeuvre qui suscita, dans la philosophie contemporaine et à travers le monde entier, un véritable nouveau départ. Aujourd'hui, l'on sera particulièrement attentif, dans les Recherches logiques, à la problématique qui n'a jamais cessé de préoccuper Husserl jusqu'à la fin de sa vie: le conflit et, tout à la fois, la profonde connexion entre l'objectivité de la science et l'exigence d'une fondation subjective de la vérité. Comprendre le vécu, non comme un simple fait, mais comme une structure, telle est la conversion révolutionnaire qui détache de la psychologie, tout en préservant la primauté de la description des actes de conscience sur l'arbitraire spéculatif.Le tome premier des Recherches logiques, intitulé Prolégomènes à la logique pure, prélude à l'ensemble en établissant, contre les conceptions dominantes de l'époque - psychologisme, relativisme, pragmatisme -, l'idéalité des objets de la science, de la logique, et de leurs lois. Husserl y réfute le relativisme et y analyse les conditions de l'accord entre les consciences. Cette question reste au centre des controverses actuelles autour du fondement de la vérité sur un simple consensus.
Pendant toute la première période de son évolution, depuis la Philosophie de l'arithmétique en 1891 jusqu'au Livre I des Idées en 1913, Husserl n'a jamais cessé de s'intéresser de très près à tous les problèmes posés par la logique ; et, s'il a réuni les résultats auxquels il était lui-même parvenu dans les deux tomes des Recherches logiques en 1900 et en 1901, il a aussi publié au cours de ces années-là dans différentes revues un certain nombre d'articles où il a voulu engager un dialogue avec ceux de ses contemporains qui avaient travaillé sur ce même domaine, pour mettre en perspective leurs théories avec les siennes. Il a rédigé également à cette époque certains textes qui sont restés inédits jusqu'à sa mort, mais qui étaient d'une importance capitale pour comprendre le sens général de son évolution entre les deux obstacles du psychologisme et du logicisme, ainsi que c'est le cas en particulier pour son Esquisse d'une Préface aux "Recherches logiques" de 1913. Le présent volume rassemble tous ces textes, en correspondant indiscutablement à l'intention même de Husserl, puisque dans son Journal du 25 septembre 1905 il envisageait la possibilité d'une semblable publication en lui donnant pour titre Articles sur la logique pure.
La Krisis, dont le manuscrit principal date de 1935 - 1936, est en vérité le testament de Husserl. Cela seul suffit à en assurer l'importance, du point de vue des études husserliennes. Mais la fascination que ce texte exerce a une origine et des raisons plus profondes. C'est qu'en lui ne se termine pas seulement, l'histoire de l'entreprise phénoménologique, commencée un tiers de siècle plus tôt, ni seulement (du même coup) l'histoire de la philosophie occidentale moderne - cette odyssée du Savoir dans le retour au Soi ; en lui s'achève également le destin qui gouverne cette histoire. La méditation husserlienne est ici construite entièrement sur un renversement : dans un premier mouvement, en effet, on recule en deçà de la ratio pura des modernes, par une longue et magnifique dé-construction de l'histoire de la philosophie moderne, jusqu'à faire apparaître dans la Lebenswelt le refoulé et l'oublié de toute cette histoire. Mais dans un deuxième mouvement, la Lebenswelt se scinde en Welt et Leben - dissociation dans laquelle le premier devient un constitué, le second sa constitution dans l'égologie absolue. Le pivot du renversement étant l'équivoque de la phénoménologie de la perception.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.