Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
HISTOIRE DU CAMP MILITAIRE JOFFRE DE RIVESALTES
HUSSER B
LIENART
11,00 €
Épuisé
EAN :9782359061079
Connu pour ses fonctions d'internement et comme "Drancy de la zone sud", le camp Joffre de Rivesaltes est néanmoins, et avant tout, un important camp militaire destiné au cantonnement et à la formation des troupes. Les développements et emplois du camp Joffre s'inscrivent invariablement dans l'histoire de la France. Les grandes orientations du camp sont toujours en relation avec les événements et le contexte de leur temps : il se modèle, se remplit et se vide au gré des tensions et des conflits, de 1939 à nos jours. La présente recherche a permis de faire la lumière sur ce passé, notamment les origines et la construction du camp. Plus exactement, ce livre propose une chronologie de l'emploi militaire du camp Joffre, même si les connaissances, pour certaines époques, demeurent lacunaires. L'ouvrage restitue l'histoire mouvementée du grand ensemble militaire qu'a été le camp Joffre.
La" famille a été longtemps présentée idéologiquement comme facteur soit favorable soit aliénant du développement personnel. Dans les situations cliniques, comment les différentes interventions portant sur le couple et la famille peuvent-elles favoriser des potentialités "thérapeutiques" au bénéfice réel de chacun des membres ? Sur quels critères, dans quelles conditions, avec quelles limites ? Quelle structuration des liens, entre processus individuels, groupaux ou sociaux peut-on alors percevoir ? Ce numéro interrogera nos représentations de la famille et du couple ainsi que nos pratiques.
Résumé : En 1997, Robert Lubisch vide la villa familiale à la suite du décès de son père, un riche industriel qui a fait fortune dans les années d'après-guerre. Parmi ses papiers, il trouve une carte d'identité SS au nom d'un inconnu et la photographie d'une très belle femme. Quel est le rapport avec son père ? Lui, l'homme si parfait, si lisse, avait-il des secrets à cacher ? Au fil de ses recherches, Robert sent qu'il a réveillé un démon assoupi depuis la guerre et que l'histoire de son père est bien plus trouble qu'il l'a toujours pensé. Sans clichés ni leçons d'histoire, un polar passionnant sur l'influence et les dégâts du national-socialisme sur un groupe de jeunes adultes pris dans la tourmente de l'Histoire. Un scénario à la croisée du roman historique, du thriller et de l'histoire familiale.
Résumé : Pour les Allemands, en 1940, la France est la patrie des plaisirs sexuels. Les soldats, en particulier ceux qui partent sur le front de l'Est ou qui en reviennent, doivent y trouver le " repos du guerrier "... sans les maladies vénériennes. L'un des premiers gestes de la Wehrmacht en France occupée sera donc de prendre le contrôle de la prostitution, de mettre en place un vaste système de maisons closes à destination exclusive des Allemands, de pousser les Françaises à y travailler, et d'interdire à ses troupes tout autre type de relations sexuelles. Comment les Allemands s'y sont-ils pris ? Quel fut le sort des prostituées et celui des femmes soupçonnées de l'être ? Quel rôle les autorités françaises ont-elles joué ? Dans quelle mesure l'intervention de la Wehrmacht dans les rapports sexuels entre Allemands et Français a-t-elle marqué la vie quotidienne sous l'Occupation ? Réponse dans ce livre qui, s'appuyant sur des archives françaises et allemandes inédites, est appelé à faire date.
A l'exposition du Salon de 1819 s'affrontèrent deux tableaux : le Pygmalion et Galatée de Girodet, emblème de l'école néoclassique, et le Radeau de la Méduse de Géricault, porte-drapeau d'une avant-garde esthétique et politique. Pour tenter de mieux comprendre ces enjeux, il convenait de se plonger dans l'immense littérature du Salon de 1819. Conscients qu'une nouvelle conception de l'art revendiquait son droit à l'originalité, et qu'elle menaçait gravement la mimesis classique, les critiques d'art se lancèrent dans un véritable combat par pages interposées, à coups de termes féroces. Rodolphe Töpffer avoua plus tard s'être "rangé secrètement pour la Méduse de Géricault contre le Pygmalion", alors même que le duc de Berry, héritier du Trône, avait adressé à Girodet cet éloge qui en disait long sur l'usage politique de l'esthétique du tableau : "jusqu'ici je ne vous ai exprimé que mon admiration personnelle ; maintenant je crois pouvoir vous féliciter au nom de toute la France". La bataille romantique avait commencé.
Dimanche 2 août 1914. Mobilisation générale. André Warnod a 29 ans. Il quitte Montmartre et sa vie de bohème pour rejoindre le 269e Régiment d'infanterie. Il y retrouve des habitants de la rue Lepic, des clients du Lapin agile, et Pierre Mac Orlan, l'ami de toujours. Il est fier d'être appelé tout de suite à l'endroit le plus dangereux. Il voit son mariage prévu le 25 août à peine retardé, pense retourner sous peu à l'écriture de son roman et de sa rubrique " Petites nouvelles des arts et des lettres ", illustrée de ses dessins depuis 1909 pour le journal Comoedia. Nouveau destin. Les combats commencent, s'intensifient. Il faut remplacer les brancardiers morts. Warnod est engagé pour cette tâche. Très vite, il est fait prisonnier. Le camp de Mersebourg, le plus important d'Allemagne, rassemble plus de vingt mille prisonniers, soldats de tous pays, enfants et vieillards, entassés dans des baraques... Les dessins rapportés, plus de quatre cents, constituent un témoignage unique, saisissant, plein d'émotions et d'humour aussi. Certains seront publiés dans le Figaro, du 28 juillet au 7 novembre 1915, accompagnés d'un texte écrit dans la fièvre du retour. André Warnod signe ainsi le premier reportage sur la vie des camps de prisonniers. Aucun artifice. Tout est vrai, tout est dit.
23 août 1914, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan, reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Il rejoint le 269e régiment d'infanterie. Le front. Les combats se succèdent, en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfin dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre, comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement le marque de manière indélébile. En témoigne la correspondance simple et émouvante entretenue avec sa jeune épouse Marguerite. Elle constitue le premier fil rouge de ce récit et restitue la guerre vécue par Mac Orlan, son histoire intime, son sentiment intérieur qui fonda son style littéraire, qualifié de " fantastique social" . Après guerre, Mac Orlan regroupe dans un album une centaine de photographies. Agencées, collées, parfois légendées, elles disent la valeur affective que l'écrivain leur accordait, son expérience personnelle et touchante de la Grande Guerre. Avec d'autres documents pour beaucoup inédits et tous conservés au musée départemental de la Seine-et-Marne, à Saint -Cyr-sur-Morin, cet album, nouvellement restauré, donne sa forme à cet ouvrage biographique et lyrique : L'indicible guerre.
Résumé : Couleur du paradoxe, le noir est-il une absence de lumière, un vide, ou une somme réjouissante de toutes les couleurs, un éblouissement ? Soleils noirs plonge le lecteur dans l'observation fascinante de cette tonalité au symbolisme pluriel dans les arts occidentaux, de l'antiquité à nos jours. Une immersion qui débute par une expérience du noir familière, grâce aux représentations artistiques de thématiques omniprésentes dans l'histoire de l'art, comme la nuit et son ciel noir. Si la plongée dans le noir constitue une expérience physiologique connue de chacun, la couleur noire forme un élément structurant mais ambigu de la représentation du sacré, à la fois couleur de tous les commencements, de l'infini, de l'intemporel, mais aussi celle de la mort et de l'ignorance. Il y a dans cette ambiguïté autant de crainte que de fascination, tous deux ferments du sentiment mélancolique, chers aux artistes pour sublimer dans leurs créations la beauté et la sensualité du noir. Couleur codifiée dans la vie et la mode, le noir constitue dans les portraits de l'Europe moderne un luxe social, une marque d'élégance ou le marqueur d'une fonction, autant qu'un plaisir pour le peintre. Le noir devient ainsi la couleur emblématique des modernités industrielle et esthétique. Elle s'affranchit au point de devenir une substance plastique sans cesse interrogée, comme en témoignent l'Outrenoir de Pierre Soulages ou le Vantablack d'Anish Kapoor.