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L'avenir de la laïcité au Québec. Pluralisme religieux et espace public
Hurteau Pierre
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782343062471
La présence de symboles religieux dans l'espace public suscite la controverse depuis une vingtaine d'années en Europe. Le débat s'est transporté au Québec il y a dix ans environ. Au coeur de la polémique, le hijab et le voile suscitent les passions qui occasionnent de vives tensions sociales, le hijab ou le voile se présente chez les unes comme la volonté d'extérioriser la foi personnelle. Pour d'autres, il symbolise l'oppression des femmes, associé le plus souvent à l'intégrisme et à la montée d'un islam plus radical qui combat les valeurs démocratiques occidentales. Lorsque l'opposition aux valeurs occidentales s'incarne dans le jihadisme, c'est-à-dire la violence et le terrorisme, elle engendre naturellement la peur et des réactions islamophobes. La laïcité est-elle la solution à ces problèmes ? Faut-il appliquer une laïcité stricte qui interdit le port du hijab dans l'espace public ? Comment protéger le libre exercice de la religion tout en maintenant le droit à l'égalité des sexes ? Il n'existe pas de recette magique capable de régler les défis du vivre ensemble. Plusieurs solutions se sont avérées peu efficaces. La peur est bien mauvaise conseillère. Ce livre propose une réflexion de fond sur les notions en jeu : religion, liberté de conscience, laïcité, neutralité de l'Etat, valeurs démocratiques et égalité des sexes.
Résumé : C'est magique ! C'était un instant magique ! maaagique ! : Ces expressions émaillent nos discours de tous les jours... Dans ce livre, je m'attache à décrire, au travers d'exemples très quotidiens, en quoi le recours à une pensée irrationnelle de type " magique " se révèle comme une réponse intelligente à une situation particulière. Moment suspendu de la raison, l'intelligence magique peut participer de notre faculté de connaître et de comprendre, nous mettre en état de compréhension intime avec le monde même, et peut-être plus encore, dans ce qu'il a de plus incompréhensible à l'entendement ordinaire. Cette forme particulière de l'intelligence, à la manière d'une pensée de secours, contribue à la capacité d'un être vivant de s'adapter à des situations nouvelles, trouver des solutions à des situations problématiques, surmonter des situations de stress ou de danger imminent. Une facette de notre intelligence, sortie de la logique causale, aborde l'inexplicable et le merveilleux... j'essaie d'en montrer les dangers, car il existe bien rare bêtise magique, mais aussi d'en dégager les utilités, d'en goûter le charmes et les richesses afin de bien vivre avec sa pensée magique.
Le blasphème n'a plus la même portée dans les sociétés modernes où la religion est souvent confinée à la sphère privée mais son étude, dans diverses traditions religieuses, nous apprend qu'il ne se réduit pas à proférer des injures en l'absence de la personne concernée, à savoir le divin. Ce péché de langue a des dimensions sociales, voire politiques. La sécularisation et la cohabitation souvent ardue des religions amènent un déplacement épistémique du blasphème vers le discours de haine envers les adeptes d'une tradition. Ne pas injurier autrui en raison de ses croyances devient un instrument de cohésion sociale et une manière de cautionner l'autorité politique. Le bon usage de la langue n'est pas que bienséance ou étiquette, il a rapport avec l'impératif moral de respecter l'égale dignité de tout être humain. Dès le Moyen-Age chrétien, plusieurs théologiens articulent des principes éthiques autour de ce qu'ils appellent la garde de la langue. Cette éthique langagière nous plonge dans un univers qui dépasse la frontière du blasphème. Leur réflexion et la typologie des péchés de langue qu'ils présentent peuvent nous servir à mettre en lumière les normes à partir desquelles le discours de haine ou la culture du bannissement devraient s'apprécier.
Dans le Paris des années 80, Margot, une pré-ado de 11 ans, traverse un période de crise. Ses parents sont pris par leurs occupations égoïstes. A leur abandon, la jeune fille répond par des bêtises plus ou moins graves (pour l'époque !). Au bout de quelqu
L'homosexualité et la sexualité queer occupent toujours une place importante dans les débats publics. Encore récemment, plusieurs décideurs sociaux et leaders religieux ont été confrontés à la reconnaissance civile du mariage pour tous ou à des questions d'identité de genre. Avec la mondialisation, la protection civile des droits des minorités LGBTQ s'étend rapidement en dehors de l'hémisphère nord et ce sont d'autres traditions religieuses qui réagissent. Maintenant, moines bouddhistes, rabbins et ulémas font entendre leur voix. L'intérêt du présent ouvrage se situe au coeur même de ce nouveau déploiement de la libération homosexuelle à plus grande échelle. L'auteur invite donc à un dialogue entre les divers systèmes religieux et à un réexamen de leurs prises de position qui sont souvent instrumentalisées à des fins homophobes par le politique, soit avec leur participation, soit involontairement. "Dans l'ensemble, le livre de Hurteau constitue une solide contribution à la littérature savante sur l'homosexualité et la religion. Les étudiants et les universitaires bénéficieront de la gamme des matériaux qu'il aborde en un seul volume, ainsi que de la clarté de son écriture et de son analyse." (Kent L. Brintnall, Université de la Caroline du Nord, Charlotte, E.-U., professeur agrégé au département d'études religieuses.) "Tout au long du livre, les lecteurs entendront la voix de l'auteur, toujours interrogative, réceptive, objective, et amplement critique. Il s'agit d'un livre exceptionnellement bien documenté et réfléchi. C'est aussi un travail d'une grande lucidité et empreint d'humanité." (Frederick Bird, Université de Waterloo, Ontario, chercheur au département de sciences politiques et professeur émérite du département de religion de l'Université Concordia, Montréal.)
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.