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LA MORPHOLOGIE
HUOT
ARMAND COLIN
16,37 €
Épuisé
EAN :9782200252618
Plus des deux tiers des mots du français moderne proviennent du latin, selon une double voie de transmission, populaire et savante. Quelle forme ces mots ont-ils aujourd'hui ? Et pour ceux d'entre eux qui sont construits, c'est-à-dire formés d'une suite d'éléments différents, quels sont ces éléments constitutifs ? Dans quel ordre et selon quels principes ceux-ci sont-ils assemblés, et comment fonctionnent-ils à l'intérieur d'un système de création incessante de mots nouveaux ? En quoi enfin la forme de ces mots nous renseigne-t-elle sur leur interprétation ? Ce sont toutes ces questions - objet de la morphologie - qui sont ici successivement étudiées, dans une optique résolument synchronique, et en des termes tout à fait accessibles. Elles sont illustrées d'une série d'exemples commentés ou rassemblés en listes et tableaux ordonnés.
En français contemporain, le verbe devoir suivi d'un infinitif peut avoir une valeur d'obligation ou de nécessité (Jean doit avoir terminé ce rapport avant ce soir), ou au contraire être dépourvu de sémantisme propre, et dans ce cas il sert seulement à traduire la distance du locuteur vis-à-vis de son énoncé (il a dû rater son train). Mais ce comportement n'est pas spécifique de la langue du XXe siècle. Les dictionnaires et les grammaires du XVIIe siècle attestent en effet que devoir avait à cette époque-là la même double valeur. La plus grande partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude détaillée des environnements syntaxiques et/ou sémantiques précis liés à chacune de ces valeurs, et essaie d'établir, à partir d'un corpus, si ce sont ou non les mêmes environnements qui sont liés à l'une et l'autre valeur au XVIIe siècle. L'ouvrage se termine sur un examen des différentes solutions de type transformationnel permettant de rendre compte de ce fonctionnement particulier de devoir, et des problèmes que pose le traitement actuel des questions diachroniques dans ce cadre théorique.
Tous ceux qui se sont intéressés, de près ou de loin, à la vie mystérieuse de l'ours sont finalement tombés d'accord sur les possibilités de l'observer. Ils sont légion celles et ceux qui, par crainte ou par passion, l'ont traqué des vies entières sans jamais le voir. Au risque d'attendre sans succès aux heures crépusculaires, Rémi Huot se doit tout de même d'essayer. Désireux de rencontrer la bête à l'état à sauvage, il part à l'est de l'Europe, marcher à rebours des grands chemins et des lieux communs, dans un pays perdu. Se mettre à la recherche de l'ours, c'est d'abord vivre un morceau de solitude dans les bois et se plier à l'exigence de la marche. C'est prendre les heures d'attente comme autant de chances de ne faire plus qu'un avec l'espace naturel et se dire que la quête se vaut bien à elle seule.
Tout au long de son chemin de pensée, Heidegger a nourri une patiente explication avec Hegel, qu'il considérait comme son plus coriace adversaire. Or il s'avère que le litige qui les oppose concerne au premier chef le statut et l'origine de la négativité - problème qui s'impose, selon l'aveu même de Heidegger, à titre d'"unique pensée d'une pensée qui pose la question de l'être". Partant du constat d'une affinité indéniable entre les deux penseurs quant au rôle insigne qui doit revenir à la négation en philosophie, cette étude entend percer à jour les motifs de la constante fin de non-recevoir que Heidegger oppose pourtant à la méthode dialectique de son prédécesseur. C'est qu'il dispute à Hegel un concept de négation qu'il juge plus originaire que son contrepoids dialectique, négation qui doit se faire l'écho de l'abyssal néant qui avoisine l'être. Dans son irréductible retrait, l'être se refuserait ainsi à toute résorption synthétique au sein d'un système totalisant, préservant ainsi pour la pensée un éventail de possibilités insoupçonnées. Mais Heidegger parvient-il, en définitive, à se libérer de l'embarras dialectique qui semble coller à sa pensée et qui exige de lui un constant effort de distanciation ?
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...