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Le livre qui a changé l'Europe. Cérémonies religieuses du monde de Bernard Picart & Jean Frédéric Be
Hunt Lynn ; Jacob Margaret ; Mijnhardt Wijnand ; K
MARKUS HALLER
28,01 €
Épuisé
EAN :9782940427239
Au début du 18e siècle, l’éditeur et auteur Jean Frédéric Bernard et le graveur Bernard Picart ont publiés à Amsterdam un texte fondateur des Lumières – une description comparative et illustrée des pratiques religieuses du monde en 7 volumes in folio. Se démarquant clairement des tendances si fréquentes à exagérer – par le texte et par l’image – quelques aspects des «autres» religions afin de dénigrer moralement leurs adhérents, Bernard et Picart avaient adopté une démarche essentiellement descriptive qui leur permettait de corriger les idées fausses et douteuses sans s’engager dans la polémique. Comment le projet de Picart et Bernard a-t-il pu se réaliser dans une Europe où les autorité politiques et religieuses étaient si étroitement liées ? Lynn Hunt, Margaret C Jacob et Wijnand Mijnhardt nous introduisent aux débats religieux et politiques de l’époque, aux diverses stratégies de représentation picturale des croyants, au fonctionnement du marché du livre de l’époque, et analysent le rôle de Cérémonies religieuses du monde dans la diffusion de la tolérance religieuse.
Au soir de sa vie, Ginny conte les terribles événements qui se sont produits avant la guerre civile dans une ferme isolée du Kentucky. A peine sortie de l'adolescence, elle est mariée à Linus Lancaster, individu plus enclin à la bienveillance vis-à-vis de ses porcs qu'envers ses esclaves exploités à merci. Lorsque Linus commence à abuser sexuellement de Cleome et Zinnia, les deux domestiques qui, à peine plus âgées que Ginny, forment sa seule compagnie, l'épouse délaissée, rongée par la jalousie, entreprend de rivaliser avec sa sinistre moitié en matière d'atrocités. Jusqu'à cette aube glaciale où la violence que Ginny a exercée sur les deux jeunes femmes va se retourner contre elle... Dans ce roman d'une intensité rare, narré à plusieurs voix, Laird Hunt convoque sur un mode hallucinatoire l'une des périodes les plus sombres de l'histoire des Etats-Unis et explore de manière implacable le caractère inéluctablement réversible de la violence.
Résumé : On a beaucoup écrit sur les fleuves, qui ignorent les frontières, brassent cultures et marchandises, créent des civilisations - mais on ignore le vent. Et pourtant ! Sans lui il n'y aurait sur Terre aucune vie, l'humidité stagnerait sur les océans, les terres seraient des déserts de feu ou gèleraient, il n'y aurait pas d'érosion et donc ni terre ni cultures. Et sans pollinisation, les arbres et la terre deviendraient stériles. Il est la vie, la semence, la force à l'oeuvre de la création... La fascination de Nick Hunt lui vient, dit-il, de l'enfance, lorsqu'avec sa mère il se trouva pris dans une grande tempête sur une côte du Pays de Galles. Elle ne l'a pas quitté depuis. Jusqu'à se lancer un jour à la poursuite du vent. Du vent, ou plus exactement des vents, car ils ont chacun leur personnalité, sculptant à leur manière les paysages et les hommes. Ce qui nous vaut un fabuleux récit d'aventure sur les traces de quatre grands vents qui ont fait l'Europe : l'Helm, la Bora, le Foehn, le Mistral, à travers la pluie, les blizzards, jusqu'à se retrouver emporté par ces mêmes forces. Car là où sont les vents sauvages, là sont aussi des mythes et des légendes, l'histoire et le ouï-dire, la science et la superstition - et parfois des cabanes de montagne remplies de cornichons, de charcuterie et d'alcool fait maison. Une formidable idée pour un livre magnifique.
Depuis longtemps, et aujourd'hui plus que jamais, les événements du passé forment la matière première de récits orientés, qu'ils soient propagés par des politiciens ou d'autres promoteurs d'intérêts. Ces récits s'écartent radicalement de ceux des historiens, qui n'ont qu'une seule finalité : faire connaître la vérité. Mais comment peut-on établir la vérité en histoire ? A l'aide de nombreux exemples, Lynn Hunt montre comment les faits du passé peuvent être établis et pourquoi la poursuite de la vérité historique est un processus continuel de découvertes. Alors que le progrès de la recherche historique révèle des faits et des enchaînements précédemment inconnus, leur signification n'est souvent pas déterminée à l'avance. Leur intégration dans une narration cohérente et pertinente peut conduire à une nouvelle appréciation du passé. Ainsi, l'étude de l'histoire requiert à la fois curiosité intellectuelle, esprit critique et disposition à réévaluer le passé à la lumière des faits. C'est le développement de ces qualités qui permet de repérer les récits orientés et de se protéger contre les intérêts de ceux qui les propagent.
Résumé : la fois complice intellectuel et mécène de Karl Marx, Friedrich Engels (1820-1895), héritier d'une famille prussienne calviniste, endura une carrière dans le "maudit commerce" du coton afin d'assurer à son ami les ressources et la liberté nécessaires pour écrire Le Capital. Membre de la Bourse royale de Manchester, Engels menait la grande vie, buvait sec et adonnait à tous les plaisirs de l'existence : le château-margaux, la chasse au renard et la compagnie des femmes. Docteur Jekyll le jour, il était Mister Hyde la nuit, socialiste révolutionnaire en ménage avec Mary Burns, ouvrière irlandaise qui l'introduisit dans les milieux populaires. Cet écheveau de contradictions imprègne les oeuvres majeures de Marx, auxquelles Engels insuffla son expérience des rouages du capitalisme mondial, de la vie en usine et de l'insurrection armée. Puis, retiré du monde des affaires, il devint à la mort de son ami le gardien de l'orthodoxie marxiste, se consacra à ses propres écrits et au mouvement socialiste international en gestation. D'un bout à l'autre, la vie d'Engels épousa l'histoire révolutionnaire du XIXe siècle en Europe, des tavernes du Berlin hégélien à la grisaille de l'Angleterre victorienne, des barricades de 1818 en Prusse à la Commune de Paris, des taudis de Manchester au Londres doré des rentiers, en passant par la naissance de la social-démocratie allemande. Dans cette remarquable biographie, qui replace ce "second violon" hors de l'ombre tutélaire de Marx le virtuose, Tristram Hunt brosse en véritable conteur le portrait d'un héros balzacien qui parvint, envers et contre tout, à "faire sa propre histoire".
Les puritains se trompent: la recherche du plaisir sexuel est une bonne chose! C'est ce que nous explique le philosophe Simon Blackburn dans cet essai délicieux qui se lit comme un dialogue critique avec les penseurs du passé et les théoriciens du présent, de Platon à Freud et au-delà.
La plupart du temps, nous ne savons pas apprendre. Les stratégies d'apprentissage et les méthodes pédagogiques reposent trop souvent sur des idées fausses ou douteuses, sur des slogans à la mode ou sur des intuitions naïves. Ce n'est pas une fatalité. Les sciences cognitives ont élaboré une véritable boîte à outils qui permet à l'étudiant comme à l'enseignant de mieux maîtriser le processus d'apprentissage. Ce livre fait le point sur les recherches actuelles et les conséquences pratiques qui en découlent pour la réussite de l'apprentissage. A travers de nombreux exemples et présentations d'expériences, on comprendra, entre autres pourquoi l'apprentissage requiert de l'effort, pourquoi et comment des tests fréquents favorisent l'acquisition du savoir et du savoir-faire, pourquoi le bachotage est inefficace et nourrit tout au plus l'illusion de la maîtrise, pourquoi les styles d'apprentissage relèvent du mythe et, de façon générale, pourquoi il est nécessaire de tenir compte du fonctionnement de notre cerveau pour bien apprendre et enseigner. Les recommandations pratiques des auteurs concernent les étudiants tout autant que les enseignants et les formateurs dans les entreprises. La consigne "Mets-toi ça dans la tête !" appelle naturellement la question "Mais comment ?" Voici des réponses nouvelles qui reflètent les connaissances scientifiques actuelles.
Acemoglu Daron ; Robinson James A. ; Aghion Philip
Pourquoi certains pays sont-ils riches et d'autres pauvres ? Est-ce dû à la culture, au climat, à la géographie ? Ou est-ce le résultat de l'ignorance des dirigeants politiques ? Acemoglu et Robinson montrent à l'aide de nombreux exemples que ces réponses ne tiennent pas la route. L'histoire et l'analyse économique suggèrent une explication différente : c'est la présence ou l'absence de certaines institutions politiques et économiques qui assurent ou empêchent le progrès vers la prospérité. Des institutions "extractives" ? protégeant les intérêts d'une élite puissante au dépens du bien commun ? aux institutions "inclusives" ? qui posent des limites à influence des puissants, éliminent la discrimination et favorisent l'innovation ? le passage est parsemé d'obstacles. Acemoglu et Robinson les analysent en détail, s'appuyant sur un éventail impressionnant d'exemples, tirés de l'histoire de l'Empire romain, des cités-états mayas, de la Venise médiévale, de l'Union soviétique, de l'Amérique latine, de l'Afrique et des pays occidentaux. Ils élaborent ainsi une nouvelle synthèse de l'économie politique d'une pertinence indéniable pour les grands défis politiques et économiques d'aujourd'hui.
L'inégalité économique est souvent considérée comme le problème social principal des sociétés contemporaines. Pourtant, peu nombreux sont ceux qui affirmeraient que l'inégalité soit pire que la pauvreté. Les pauvres souffrent parce qu'ils n'ont pas assez – et non pas parce que les autres ont plus qu'eux, ou trop. Comment se fait-il alors que beaucoup de contemporains se préoccupent davantage de l'inégalité que de la pauvreté ? Selon Harry Frankfurt, ce sont surtout les idées fausses sur la justice sociale qui nourrissent la pensée égalitariste. Nous avons une obligation morale d'abolir la pauvreté. Par contre, la réduction des inégalités ne peut être une finalité en soi. Ceux qui le pensent s'aveuglent face aux nécessités requises pour que chacun puisse mener une vie décente et être respecté par autrui. La stratégie de l'égalitarisme est défendable seulement si elle est un moyen adéquat pour promouvoir autre chose que l'égalité. Quand l'abolition de la pauvreté est visée, l'égalitarisme n'est pas automatiquement requis. Par ses arguments, Frankfurt remet en question de nombreuses idées reçues sur le rapport entre le confort matériel et une vie satisfaisante. S'il nous invite à revoir nos priorités, ce n'est pas un appel à l'indifférence, mais au contraire un plaidoyer pour un engagement social sensé.