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L'Histoire. Pourquoi elle nous concerne
Hunt Lynn ; Kleiman-Lafon Sylvie
MARKUS HALLER
15,00 €
Épuisé
EAN :9782940427390
Depuis longtemps, et aujourd'hui plus que jamais, les événements du passé forment la matière première de récits orientés, qu'ils soient propagés par des politiciens ou d'autres promoteurs d'intérêts. Ces récits s'écartent radicalement de ceux des historiens, qui n'ont qu'une seule finalité : faire connaître la vérité. Mais comment peut-on établir la vérité en histoire ? A l'aide de nombreux exemples, Lynn Hunt montre comment les faits du passé peuvent être établis et pourquoi la poursuite de la vérité historique est un processus continuel de découvertes. Alors que le progrès de la recherche historique révèle des faits et des enchaînements précédemment inconnus, leur signification n'est souvent pas déterminée à l'avance. Leur intégration dans une narration cohérente et pertinente peut conduire à une nouvelle appréciation du passé. Ainsi, l'étude de l'histoire requiert à la fois curiosité intellectuelle, esprit critique et disposition à réévaluer le passé à la lumière des faits. C'est le développement de ces qualités qui permet de repérer les récits orientés et de se protéger contre les intérêts de ceux qui les propagent.
Indiana, 1930. Ortie Lee, petite fille à l'enfance tourmentée, est devenue cette grande rousse plantureuse d'une beauté provocante, coincée entre un patron lubrique aux manières brutales et un mari jadis séduisant qui n'a d'yeux que pour la truie qu'il élève. Un soir d'été, elle embarque avec les deux hommes pour une odyssée à travers la campagne, direction Marvel, où ils entendent grossir les rangs de la foule chaotique qui se presse, pleine de krveur, pour assister au lynchage de trois jeunes Noirs. A l'autre bout de la route, dans le camp opposé, Calla Demy, une jeune métisse de seize ans qui aspire désespérément à échapper à la violence et à retrouver l'amant qui lui a promis une vie nouvelle, se dirige également vers Marvel, un vieux pistolet de l'armée dissimulé dans son panier, bien résolue à tenter l'impossible pour arrêter les lyncheurs. Oppressant huis dos à ciel ouvert, voyage initiatique, La Route de nuit multiplie visions et rêveries pour éclairer deux femmes remarquables, impatientes de fuir les secrets qu'elles ont laissés derrière elles, qui traversent une Amérique déchirée par la peur et la haine. Deux femmes qui convergent l'une vers l'autre sans le savoir.
Résumé : On a beaucoup écrit sur les fleuves, qui ignorent les frontières, brassent cultures et marchandises, créent des civilisations - mais on ignore le vent. Et pourtant ! Sans lui il n'y aurait sur Terre aucune vie, l'humidité stagnerait sur les océans, les terres seraient des déserts de feu ou gèleraient, il n'y aurait pas d'érosion et donc ni terre ni cultures. Et sans pollinisation, les arbres et la terre deviendraient stériles. Il est la vie, la semence, la force à l'oeuvre de la création... La fascination de Nick Hunt lui vient, dit-il, de l'enfance, lorsqu'avec sa mère il se trouva pris dans une grande tempête sur une côte du Pays de Galles. Elle ne l'a pas quitté depuis. Jusqu'à se lancer un jour à la poursuite du vent. Du vent, ou plus exactement des vents, car ils ont chacun leur personnalité, sculptant à leur manière les paysages et les hommes. Ce qui nous vaut un fabuleux récit d'aventure sur les traces de quatre grands vents qui ont fait l'Europe : l'Helm, la Bora, le Foehn, le Mistral, à travers la pluie, les blizzards, jusqu'à se retrouver emporté par ces mêmes forces. Car là où sont les vents sauvages, là sont aussi des mythes et des légendes, l'histoire et le ouï-dire, la science et la superstition - et parfois des cabanes de montagne remplies de cornichons, de charcuterie et d'alcool fait maison. Une formidable idée pour un livre magnifique.
Nos cerveaux sont adaptés à la vie tribale, favorisant l'entente avec un groupe restreint de personnes et l'hostilité envers les autres. Aujourd'hui, différents groupes cohabitent dans un espace commun. Les attitudes morales qui les opposent sont devenues plus visibles, plus déroutantes et provoquent facilement des conflits, par exemple autour de l'avortement, du mariage homosexuel, du réchauffement climatique ou de la lutte contre la pauvreté. C'est grâce aux émotions que nous sommes à la fois des animaux sociaux et tribaux : elles permettent aux individus de se voir comme membres d'un groupe ? mais les poussent en même temps à se retourner contre ceux qui n'en font pas partie. Peut-on dépasser ces conflits tribaux ? Neurosciences, sciences cognitives et philosophie à l'appui, Joshua Greene affirme que le raisonnement peut nous faire découvrir un cadre commun qui assure la paix et permet la coopération indépendamment de nos appartenances spécifiques. En comprenant à quel moment nous pouvons nous fier à nos réactions émotionnelles, et à quel autre il est indispensable de recourir à la raison, nous verrons qu'un petit nombre de règles étonnamment simples permettent d'assurer la coopération entre tribus morales différentes.
Les émotions négatives, telles que la tristesse, l'anxiété, la colère, la culpabilité, ou simplement la mauvaise humeur, font partie de la vie de chacun. Nous réussissons généralement à les gérer. Mais pas toujours. Pourquoi devenons-nous parfois victimes de dépression, d'addictions, d'anorexie et d'autres troubles mentaux ? Randolph M. Nesse explique pourquoi nous ne pouvons pas répondre à ces questions sans recourir à la biologie de l'évolution. Les émotions négatives et la mauvaise humeur sont des signaux qui nous permettent d'adapter notre comportement, par exemple face au danger, face à nos partenaires intimes ou face à nos projets irréalisables. Mais ces signaux sont parfois de fausses alertes ; ils peuvent acquérir une intensité nuisible et échapper à notre contrôle. C'est alors que nous parlons de troubles mentaux. Cet ouvrage est une investigation des sources de la vulnérabilité humaine. Sans doute l'une des contributions les plus marquantes de ces dernières années dans le domaine de la psychiatrie, il remet en question un certain nombre de conceptions répandues sur la maladie mentale et sur la psychologie humaine en général, et propose des alternatives bien ancrées dans la recherche. Une étude fascinante des racines évolutionnaires de la maladie mentale. THE ECONOMIST, "Les meilleurs livres de 2019" Important et fascinant... L'avenir de la psychiatrie clinique sera probablement intégré dans le cadre théorique évolutionnaire que Nesse propose. NATURE Un livre aussi sage et éclairant que pertinent pour notre vie quotidienne. Sarah Blaffer Hrdy, université de Californie, Davis, auteur de Comment nous sommes devenus humains - les origines de l'empathie Tous les psychiatres et patients qui éprouvent parfois de mauvais sentiments à propos de notre compréhension actuelle de la maladie mentale auront de nombreuses bonnes raisons de consulter ce livre. WALL STREET JOURNAL
L'inégalité économique est souvent considérée comme le problème social principal des sociétés contemporaines. Pourtant, peu nombreux sont ceux qui affirmeraient que l'inégalité soit pire que la pauvreté. Les pauvres souffrent parce qu'ils n'ont pas assez – et non pas parce que les autres ont plus qu'eux, ou trop. Comment se fait-il alors que beaucoup de contemporains se préoccupent davantage de l'inégalité que de la pauvreté ? Selon Harry Frankfurt, ce sont surtout les idées fausses sur la justice sociale qui nourrissent la pensée égalitariste. Nous avons une obligation morale d'abolir la pauvreté. Par contre, la réduction des inégalités ne peut être une finalité en soi. Ceux qui le pensent s'aveuglent face aux nécessités requises pour que chacun puisse mener une vie décente et être respecté par autrui. La stratégie de l'égalitarisme est défendable seulement si elle est un moyen adéquat pour promouvoir autre chose que l'égalité. Quand l'abolition de la pauvreté est visée, l'égalitarisme n'est pas automatiquement requis. Par ses arguments, Frankfurt remet en question de nombreuses idées reçues sur le rapport entre le confort matériel et une vie satisfaisante. S'il nous invite à revoir nos priorités, ce n'est pas un appel à l'indifférence, mais au contraire un plaidoyer pour un engagement social sensé.
Easterly William ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon
Depuis les années cinquante, les pays riches ont dépensé 2 300 milliards de dollars pour l'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès des pays pauvres. Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "aide massive" sous la forme d'une injection de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme appuyé par les armées de l'homme blanc. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, plutôt que leur imposer un modèle économique préconçu. Une analyse qui pourrait servir de base à une critique raisonnée de la pensée figée et du triomphalisme politique d'une partie de la littérature sur le développement économique. Amartya Sen, lauréat du prix Nobel d'économie.