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Annie Ernaux. Se mettre en gage pour dire le monde
Hunkeler Thomas ; Soulet Marc-Henry
METISPRESSES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782940406654
En se plaçant résolument "au-dessous de la littérature", l'écriture d'Annie Ernaux malmène une certaine idée, et non pas la moindre, de la chose littéraire. Provocation gratuite, presque convenue, serait-on tenté de dire, au sortir du 20e siècle qui a nourri une avant-garde artistique pressée d'en finir avec les Belles-Lettres. Or, c'est passer outre les réactions exceptionnellement virulentes des critiques offensées par le style a-littéraire et par l'impudeur, autant sociale que sexuelle, des textes d'Ernaux, sans oublier la réception enthousiaste de lecteurs subjugués par une capacité à mettre en mots leur propre expérience biographique. Et la littérature n'est pas seule en cause. La sociologie est, elle aussi, défiée de plein fouet dans ses possibilités de dire le monde. En effet, jamais peut-être depuis Honoré de Balzac ou Emile Zola, le sociologique n'avait été à ce point le substrat d'une ?uvre littéraire qui cherche à son tour à donner forme, voire même à donner corps, à une expérience de vie. L'angle d'approche choisi pour ce volume reflète la volonté de ne sacrifier ni les aspects "littéraires", ni la dimension "anti-littéraire" des écrits d'Ernaux. En vue d'étudier cette "oeuvre de l'entre-deux", une approche interdisciplinaire, confrontant et faisant dialoguer le savoir et les méthodes de la sociologie et de l'analyse littéraire, a paru le mieux à même pour dégager ce qui est sans doute l'une des lignes de force de l'écriture d'Ernaux: son engagement par et dans la littérature. Important: un entretien d'Annie Ernaux avec Thomas Hunkeler clôture le livre.
Marina Abramovic est une artiste fascinante, tant dans son rôle de pionnière de l’Art visuel que dans l’intimité qu’elle invite dans ses représentations. Ce livre est une vaste interview réalisée par la psychanalyste suisse Jeannette Fisher avec l’artiste pour mieux comprendre son histoire, sa personnalité, ce qui la hante et ce qui l’inspire. Une plongée psychanalytique touchante et passionnante dans la psyché d’une femme d’exception qui n’a pas fini de nous émouvoir.
A intervalles réguliers, on voit naître des voix d'écrivain qui résonnent différemment. Des figures marginales en apparence, mais qui peu à peu se révèlent typiques, ou du moins caractéristiques d'une époque, d'une mentalité. Jean-Pierre Rochat est devenu écrivain sans cesser d'être berger, paysan, éleveur. Depuis plus de trente ans, l'auteur suisse construit patiemment une oeuvre qui reflète son quotidien, les travaux et les jours, sans jamais verser dans un réalisme de bas étage. Bien au contraire, c'est un vécu enchanté, transfiguré par le désir et marqué par une douce ironie, que l'écrivain déploie sous les yeux de son lectorat. Un monde où l'on prend la clé des champs comme d'autres prennent la clé des songes, où le boucher de campagne tient un journal amoureux, où la vie de bohème n'oublie pas le labeur toujours recommencé et la peur de manquer de foin, en hiver.
Hunkeler Thomas ; Reyff Simone de ; Giossi Lucas ;
Résumé : La bibliothèque familiale des Castella a traversé les siècles. C'est dès lors un pan entier de notre histoire culturelle qu'elle nous révèle. Séduits par le caractère exceptionnel de cet objet patrimonial, quelques-uns des plus grands spécialistes de l'histoire du livre et de la lecture font revivre le marché du livre en Suisse romande à la fin du siècle des Lumières.
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.