Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chanson d'automne
Humphrey William
GALLIMARD
21,70 €
Épuisé
EAN :9782070733835
Ces vingt nouvelles de William Humphrey forment un recueil d'une parfaite unité évoquant des thèmes qui tous tournent autour du crépuscule de la vie. La mort est là, à peine dissimulée, la maladie, le vieillissement et sa cohorte de petites misères, de frustrations et de ridicules. Mais ces thèmes sont traités avec un humour sombre, une salubre ironie qui se situent au plus loin d'un plat réalisme ou d'une sentimentalité facile. Dans "Portrait de l'artiste en vieil homme", un vieil écrivain s'invente une existence de pure fantaisie pour répondre aux questions de la jeune journaliste dont il a compris qu'elle vient préparer sa notice nécrologique. "Chanson d'automne", la nouvelle titre, raconte l'attente bouleversante d'un coup de téléphone : Virginia, qui s'est laissée mourir à petit feu aux côtés d'un homme qu'elle n'aime pas, espère un appel de son amant perdu de vue depuis vingt ans. Le téléphone sonne enfin, mais il est trop tard : peut-on quitter un homme bon et généreux, lorsqu'il est âgé, solitaire et dépendant ?...A l'écart des modes et des scandales, reclus lucide dans sa maison au bord des bois, William Humphrey - dont c'est le quatrième recueil de nouvelles paru en France - regarde le monde, c'est-à-dire son univers le plus proche, d'un oil à la fois critique, plein d'humour et de compassion.
Résumé : Tous les drames, mais aussi les comédies qui se greffent sur l'agonie interminable d'Edwina Renshaw, sont provoqués par une absence, celle du plus jeune fils, le favori de cette mère dominatrice. Il s'est révolté contre son amour tyrannique et a quitté la maison. Tandis que ses autres enfants tentent de la maintenir en vie, deux d'entre eux mènent une enquête sans espoir à la poursuite de l'absent. Tous sont venus, sauf celui qu'elle attend. Il faut donc qu'elle dure le plus longtemps possible. Autour de la mourante s'accomplit une lente mise à nu des secrets farouchement gardés par la famille : les adultères, les divorces, les révoltes, les querelles qui brisent peu à peu les puissants "liens du sang". Deux drames en particulier se jouent : celui de Clyde, qui dirige la ferme et subit la malédiction d'être épris d'une fille noire, dans ce "deep South" où une loi tacite interdit tout rapport sexuel entre les Blancs et les Noirs ; et le drame d'Amy, la fille aînée, drame muet qui n'a pas cessé de se jouer entre elle et cette mère dont elle provoquera la fin, avant de s'ensevelir vivant pour expier. Le roman prend alors une ampleur tragique et l'on s'aperçoit que les Renshaw, au milieu de leurs champs de coton, pensent et réagissent comme les héros d'une autre mythologie. Si L'adieu du chasseur montrait une sorte d'Hippolyte du Texas, le clan Renshaw est déchiré par l'orgueil et la violence des Atrides.
Résumé : Il arrive que les nouvelles d'un romancier soient écrites comme en marge de ses romans ; elles les prolongent et les préfigurent. Dans ce recueil où William Humphrey a rassemblé ses premiers essais dans l'art de la narration, et qui fut, sous le titre The Last Husband, sa première ouvre publiée, il est tentant de déceler les thèmes des romans à venir. Certains de ces thèmes seront peu exploités par la suite, notamment ceux du Fauve et du Dernier mari, le monde artificiel de la création artistique ou de la vie new-yorkaise, que l'auteur abandonnera vite pour créer son univers si personnel de petites gens de la Nouvelle-Angleterre et du Texas. On n'aura pas de peine à reconnaître, dans les adolescents d'Une neige toute fraîche ou de La cartouche, de jeunes frères du Theron de L'adieu du chasseur et du narrateur de Plus loin du ciel - voire du jeune suicidé d'Otages du destin. Ces nouvelles sont des ouvres accomplies dans leur brièveté. Chacune d'elles, quelle que soit son ampleur, crée au moyen de touches précises et vivantes un petit monde autonome que dominent parfois la méchanceté ou l'ennui, mais plus souvent la compassion et la fidélité nostalgique à un passé sur le point de disparaître ou déjà disparu. Compassion, chez Humphrey, ne signifie pas attendrissement, mais reconnaissance lucide d'une fatalité qui frappe les plus démunies de ses créatures. On verra aussi que l'auteur est un des grands narrateurs de l'Amérique d'aujourd'hui.
Ce nouveau récit de William Hemphrey a pour cadre une petite ville du Texas située au point de rencontre de deux mythes, celui du Sud et celui de l'Ouest. En suivant l'histoire de la famille Ordway à travers quatre générations, William Hemphrey montre l'importance des lieux dans la formation du caractère et du code moral des membres de ce clan.Le livre s'ouvre, vers 1930, sur un "jour de nettoyage du cimetière"; cette réunion traditionnelle offre l'occasion d'établir les rapports familiaux grâce auxquels l'auteur introduit ses thèmes particuliers: le passage du temps, le poids du passé, l'orgueil têtu de l'homme du Sud, les liens du sang. Les divers modes qu'emprunte le récit en font un roman aussi vigoureux et varié que le Texas lui-même.
Résumé : Un arrière-petit-fils, qu'on sent assez proche de l'auteur, a transcrit le récit de la lamentable odyssée des tribus indiennes expulsées de leurs terres dans les Etats du Sud par l'arrivée des colons blancs : Noquisi, un jeune Cherokee formé dans une des écoles fondées par les Blancs - et qui partage les connaissances de ceux-ci par l'entremise de son père, médecin -, a tenu à être baptisé au sortir des épreuves de l'initiation ancestrale. Il participe ainsi aux deux cultures, ce qui est pour lui source d'un pénible conflit. Nous sommes en 1830, au moment où les Indiens, qui s'étaient montrés le plus accessibles à l'influence occidentale, se voient chassés de leur sol par les colons avides et contraints à tout abandonner pour gagner une hypothétique terre promise. Ceux qui parviennent jusque-là établissent un Etat où les multiples tribus vont enfin vivre en paix. Mais le Texas, où ils se sont installés, se sépare du Mexique pour devenir une république et les chasse vers un nouvel exil. Le combat final, superbement décrit, marquera la disparition des derniers résistants. Tout est respecté : les faits historiques, les sentiments divers entre Indiens, l'internement de ceux qui refusent jusqu'au bout de partir, leur destruction graduelle sous l'effet de l'épuisement, du froid, des maladies le long de ce qu'on connaît aujourd'hui comme "la Piste des Larmes". Mais ce qui vivifie ces pages et les sauve de la simple érudition, c'est la présence et l'activité infatigable du jeune Cherokee, son courage, sa gentillesse, sa compassion pour les misères qui l'entourent. Autant qu'une étude très poussée des oscillations entre le monde de l'envahisseur et la tradition séculaire, le lecteur s'attachera au portrait d'un garçon à la sensibilité virile qui fait de lui une jeune frère du héros de L'adieu du chasseur, une des créations les plus inoubliables de William Humphrey.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.