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Antoine Alary. Enquête sur un photographe - Algérie 1850-1868
Humbert Jean-Charles ; Humbert Marie-Noëlle
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782140208294
Antoine Alary, photographe du milieu du XIXe siècle en Algérie, mérite d'être découvert. Ce fils d'artisan, originaire du Lot-et-Garonne, entame d'abord une carrière d'instituteur en France et va rencontrer deux événements imprévisibles, la présence française en Algérie dès 1830 et l'essor de la photographie De Saint-Antoine à Alger, il rejoint avec sa famille une terre plus conquise que promise Considéré comme l'un des premiers photographes d'Algérie, il assiste aux voyages de Napoléon III et fonde, en 1860, avec Julie Griser, le studio Alary & Griser. Pourtant, le plus célèbre des photographes algériens reconnus demeure un inconnu. Qui est-il, qui sont-ils ? De naissances en décès s'égrènent des vies inachevées, consumées par le temps et perdues dans le souvenir. Les sépultures ont disparu comme ceux qu'elles étaient censées conserver pour toujours. L'enquête plonge au coeur de ces existences pour tenter de les ressusciter. Grâce à quelques repères, voici que se révèlent un portrait, une avenue, un pays, des coutumes. Le photographe a donné une éternité à ses sujets quand lui-même et les siens ont quitté discrètement la scène. Suivons avec curiosité le regard de l'artiste.
Le 15 septembre 1916, un avion biplan Farman disparaît au-dessus de Nalout, en Tripolitaine, au cours d'une mission de bombardement. En dépit de nombreuses recherches sur la frontière tuniso-tripolitaine et dans la région de l'erg de Djeneïen, il faudra attendre plusieurs mois pour retrouver l'avion dans les dunes d'El Borma, un an pour découvrir le corps de l'observateur et, une année encore pour celui du pilote. Pendant ce temps se développe une insurrection des Libyens contre l'Italie. Elle embrase la Tripolitaine et toute la région du Sud tunisien. Au cours d'une enquête passionnante conduite dans les archives, sur le terrain et grâce à des documents inédits, l'auteur inscrit cette tragédie aérienne dans le contexte général de la guerre 1914-1918 en Tunisie et dresse un bilan de cette malheureuse aventure.
En 1900 le Sahara restait encore un continent mythique pour les Européens. Les oasis interdites et la crainte inspirée par les rezzous des farouches guerriers touaregs enflammaient l'imagination des nouveaux arrivants. Quelques années vont suffire pour que le mythe devienne réalité. La prise d'In Salah et le combat de Tit où s'affrontèrent Touaregs et troupes coloniales françaises ont marqué la fin d'une époque. Les pionniers du Sahara ont écrit les pages d'une véritable épopée : de l'odyssée du marquis de Morés, disparu tragiquement dans les sables de la Tripolitaine, à l'oeuvre du Père de Foucauld au Hoggar, du chef touareg Moussa ag Amastan au général Laperrine, tous ces hommes ont participé, à leur façon, à la transformation du désert. Nostalgie d'une période révolue, désir de faire revivre par le texte et l'image un monde qui finissait, ce livre nous conduit aux sources de l'histoire saharienne contemporaine. Photographie, documents et cartes postales accompagnent le témoignage de sahariens intrépides lancés à l'aventure sur les pistes du Sud. Si près d'un siècle nous sépare de ces événements, le temps garde en mémoire la trace du passé.
Jordanie, 1947, près des rives de la mer Morte: des Bédouins découvrent dans une grotte des rouleaux de cuir "couverts de gribouillis". L'Etat d'Israël, créé en 1948, met tout en oeuvre pour récupérer ces écrits juifs, les plus anciens jamais retrouvés. Les manuscrits, aussitôt attribués aux esséniens - une secte religieuse de la Judée antique -, suscitent des débats passionnés car ils éclairent à la fois l'histoire du judaïsme et celle du christianisme. La piste des esséniens se renforce avec la fouille des ruines de Khirbet Qumrân menée par l'archéologue français Roland de Vaux entre 1951 et 1958. Proches des grottes, ces vestiges seraient ceux d'un établissement communautaire doté d'un scriptorium. Depuis, les progrès de la recherche ont obligé les archéologues à nuancer cette interprétation. Jean-Baptiste Humbert et Estelle Villeneuve nous guident dans les méandres de l'affaire Qumrân et retracent l'histoire mouvementée de l'une des plus grandes découvertes archéologiques du XXe siècle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.