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Histoire libérale de la modernité. Race, nation, classe
Hulak Florence
PUF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782130842590
L'ouvrage retrace la formation du modèle libéral d'écriture de l'histoire et ses métamorphoses au cours de la première moitié du XIXe siècle. Inspiré de l'ancienne histoire de la "guerre des races" , le premier récit libéral est tombé dans l'oubli. Il constitue pourtant la première histoire de la "masse" : l'ensemble de celle et ceux qui n'ont ni titres ni pouvoir, et dont l'histoire n'a jamais été racontée que par leurs oppresseurs. Cette figure encore indéterminée de la masse a donné lieu à deux interprétations antagonistes : l'histoire de la nation et l'histoire de la lutte des classes prolongent toutes deux le récit libéral. A partir de 1848, une autre histoire de la lutte des classes prend toutefois forme. L'idée de classe cesse d'être une variante de la race ou de la masse libérale, découvre alors Marx, lorsqu'elle n'est plus définie par sa seule opposition à la classe dominante, mais par ses liens internes de solidarité. L'héritage pluriel du récit libéral a durablement marqué la pensée historique et critique contemporaine.
En 1925, Marc Bloch, historien du Moyen Age, fait paraître un article qui illustre parfaitement sa méthode de recherche, sa conception du mythe et, de manière plus étonnante, sa position de savant. Quatre-vingt ans après son exécution par la Gestapo, il est temps de souligner ce que l'anthropologie historique doit à ce chercheur trop tôt disparu en remettant ce texte en lumière. Dans cet article, Marc Bloch pose une question en apparence simple : pourquoi Salomon, roi à la sagesse proverbiale, se voit refuser l'accès au paradis dans de nombreuses légendes médiévales ? Pour y répondre, il rapproche deux récits évoquant le châtiment de Salomon, rédigés respectivement au XIIIe et au XVe siècles. Comme le montre Florence Hulak dans sa préface, cette étude lui permet de déployer une méthode particulièrement audacieuse. D'abord, la science historique doit être une connaissance directe fondée sur l'observation et non une connaissance indirecte fondée sur des témoignages. Ainsi, les légendes médiévales sont intéressantes non pas en tant que récits crédibles, mais en tant que vestiges de la pensée médiévale. Ensuite, la connaissance du présent est un outil indispensable à l'exploration du passé. Ainsi, l'étude des fausses nouvelles diffusées dans les tranchées de la Grande guerre permet à Marc Bloch de mieux comprendre la diffusion des légendes au Moyen Age. Enfin, la comparaison est au coeur de sa méthode historique : le rapprochement réalisé ici entre deux textes éloignés de plusieurs siècles l'illustre parfaitement. Ces différents outils restent aujourd'hui au coeur de l'anthropologie historique, comme le démontre Julien Théry dans sa postface. Ce texte permet enfin de préciser comment Marc Bloch définit et utilise le concept de mythe. Surtout, à travers la figure de Salomon, c'est la manière dont Bloch envisage sa position de scientifique qui apparaît ici : le roi Salomon, fort d'un sentiment de sagesse infinie, a endossé la posture de juge, posture que se doit de refuser l'historien.
Célébré comme l'un des plus grands historiens du vingtième siècle, Marc Bloch n'a guère été lu par les philosophes. Son ?uvre est pourtant porteuse d'une vision inédite de l'histoire, aujourd'hui encore éclairante pour la philosophie comme pour les sciences humaines. Dans le sillage de la sociologie durkheimienne, Bloch fonde la science historique sur l'observation directe et la comparaison, plutôt que sur l'interprétation d'un passé inaccessible. Le principe de synthèse de la connaissance historique est chez lui proprement social, et non psychologique ou géographique, comme chez l'autre fondateur des Annales, Lucien Febvre. Mais si, des Rois thaumaturges à La Société Féodale, Bloch assume l'ambition proprement explicative des sciences sociales, il reconnaît que la matière historique ne se laisse pas complètement ordonner. L'histoire blochienne s'attache à ce qui résiste à la compréhension synthétique du passé, aux décalages temporels et idéologiques qui révèlent les limites de toute structuration symbolique. Elle déjoue par là l'opposition stérile entre structures et historicité. Elle peut ainsi concevoir le rôle politique de l'historien comme l'introduction d'écarts au sein des récits mémoriels, qui permettent d'en subvertir le sens.
L'ouvrage collectif Ce que Lacan nous enseigne fait état d'un moment de la recherche du laboratoire EA 4007 "La section clinique" de l'Université Paris 8, Vincennes-Saint Denis. Il fait suite à un précédent ouvrage Lire Lacan au XXIème siècle. La thématique générale s'oriente autour de son programme de recherche. Ce que Lacan nous enseigne, aujourd'hui, comment se référer à son oeuvre au XXIème siècle, pour interpréter la clinique contemporaine et l'émergence de nouveaux symptômes ? Quels liens peuvent-ils se tisser entre politique et psychanalyse à partir du corpus freudien revisité par Lacan pour penser le malaise de la civilisation ? Les travaux de recherche du laboratoire "La section clinique" soutiennent cet échange avec les fondements de la psychanalyse, notamment la formulation du sexuel au principe de la théorie freudienne et la fonction littérale support de cette formulation. Ils ambitionnent des apports théoriques témoignant d'une pensée en mouvement. Avec les contributions de : Dominique Corpelet, Caroline Doucet, Fabian Fanjwaks, Damien Guyonnet, Shufen Hao, Fabienne Hulak, Carolina Koretzky, Clotilde Leguil, Sophie Marret-Maleval, Aurélie-Flore Pascal, Leander Mattioli Pasqual, Mihalis Manossakis, Emmanuel Maudet, Jacques-Alain Miller, Pascal Pernot, Aurélie Pfauwadel,
L'ouvrage constitue une anthologie commentée de textes d'Emile Durkheim. Il vise à faire mieux connaître la portée politique de sa sociologie, souvent occultée derrière son ambition scientifique. Le fondateur de la sociologie française a beaucoup travaillé à la reconnaissance de la dimension politique des faits sociaux. Les principaux textes publiés ici sont des extraits de manuscrits de cours consacrés à l'Etat, à Rousseau ou au socialisme. S'y ajoutent des articles indépendants (" L'individualisme et les intellectuels" ou "L'élite intellectuelle et la démocratie ") ; des comptes rendus d'ouvrages ou la restitution de débats, et des extraits de ses deux thèses (sur la division du travail et sur Montesquieu). Chaque extrait est accompagné de notes et d'une courte présentation visant à le resituer dans l'oeuvre du sociologue et à en éclairer la spécificité. L'ensemble est précédé d'une introduction de Florence Hulak et suivi d'une postface d'Yves Sintomer.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.