Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ce que Lacan nous enseigne
Hulak Fabienne
CHAMP SOCIAL
24,99 €
Épuisé
EAN :9791034607952
L'ouvrage collectif Ce que Lacan nous enseigne fait état d'un moment de la recherche du laboratoire EA 4007 "La section clinique" de l'Université Paris 8, Vincennes-Saint Denis. Il fait suite à un précédent ouvrage Lire Lacan au XXIème siècle. La thématique générale s'oriente autour de son programme de recherche. Ce que Lacan nous enseigne, aujourd'hui, comment se référer à son oeuvre au XXIème siècle, pour interpréter la clinique contemporaine et l'émergence de nouveaux symptômes ? Quels liens peuvent-ils se tisser entre politique et psychanalyse à partir du corpus freudien revisité par Lacan pour penser le malaise de la civilisation ? Les travaux de recherche du laboratoire "La section clinique" soutiennent cet échange avec les fondements de la psychanalyse, notamment la formulation du sexuel au principe de la théorie freudienne et la fonction littérale support de cette formulation. Ils ambitionnent des apports théoriques témoignant d'une pensée en mouvement. Avec les contributions de : Dominique Corpelet, Caroline Doucet, Fabian Fanjwaks, Damien Guyonnet, Shufen Hao, Fabienne Hulak, Carolina Koretzky, Clotilde Leguil, Sophie Marret-Maleval, Aurélie-Flore Pascal, Leander Mattioli Pasqual, Mihalis Manossakis, Emmanuel Maudet, Jacques-Alain Miller, Pascal Pernot, Aurélie Pfauwadel,
Célébré comme l'un des plus grands historiens du vingtième siècle, Marc Bloch n'a guère été lu par les philosophes. Son ?uvre est pourtant porteuse d'une vision inédite de l'histoire, aujourd'hui encore éclairante pour la philosophie comme pour les sciences humaines. Dans le sillage de la sociologie durkheimienne, Bloch fonde la science historique sur l'observation directe et la comparaison, plutôt que sur l'interprétation d'un passé inaccessible. Le principe de synthèse de la connaissance historique est chez lui proprement social, et non psychologique ou géographique, comme chez l'autre fondateur des Annales, Lucien Febvre. Mais si, des Rois thaumaturges à La Société Féodale, Bloch assume l'ambition proprement explicative des sciences sociales, il reconnaît que la matière historique ne se laisse pas complètement ordonner. L'histoire blochienne s'attache à ce qui résiste à la compréhension synthétique du passé, aux décalages temporels et idéologiques qui révèlent les limites de toute structuration symbolique. Elle déjoue par là l'opposition stérile entre structures et historicité. Elle peut ainsi concevoir le rôle politique de l'historien comme l'introduction d'écarts au sein des récits mémoriels, qui permettent d'en subvertir le sens.
En 1925, Marc Bloch, historien du Moyen Age, fait paraître un article qui illustre parfaitement sa méthode de recherche, sa conception du mythe et, de manière plus étonnante, sa position de savant. Quatre-vingt ans après son exécution par la Gestapo, il est temps de souligner ce que l'anthropologie historique doit à ce chercheur trop tôt disparu en remettant ce texte en lumière. Dans cet article, Marc Bloch pose une question en apparence simple : pourquoi Salomon, roi à la sagesse proverbiale, se voit refuser l'accès au paradis dans de nombreuses légendes médiévales ? Pour y répondre, il rapproche deux récits évoquant le châtiment de Salomon, rédigés respectivement au XIIIe et au XVe siècles. Comme le montre Florence Hulak dans sa préface, cette étude lui permet de déployer une méthode particulièrement audacieuse. D'abord, la science historique doit être une connaissance directe fondée sur l'observation et non une connaissance indirecte fondée sur des témoignages. Ainsi, les légendes médiévales sont intéressantes non pas en tant que récits crédibles, mais en tant que vestiges de la pensée médiévale. Ensuite, la connaissance du présent est un outil indispensable à l'exploration du passé. Ainsi, l'étude des fausses nouvelles diffusées dans les tranchées de la Grande guerre permet à Marc Bloch de mieux comprendre la diffusion des légendes au Moyen Age. Enfin, la comparaison est au coeur de sa méthode historique : le rapprochement réalisé ici entre deux textes éloignés de plusieurs siècles l'illustre parfaitement. Ces différents outils restent aujourd'hui au coeur de l'anthropologie historique, comme le démontre Julien Théry dans sa postface. Ce texte permet enfin de préciser comment Marc Bloch définit et utilise le concept de mythe. Surtout, à travers la figure de Salomon, c'est la manière dont Bloch envisage sa position de scientifique qui apparaît ici : le roi Salomon, fort d'un sentiment de sagesse infinie, a endossé la posture de juge, posture que se doit de refuser l'historien.
Résumé : Cet ouvrage s'intéresse aux constructeurs de machines particulières, machines " folles ", inventions irrationnelles pourtant construites avec une certaine rationalité : sujets psychotiques d'aujourd'hui comme Raymond et sa langue fondamentale, Frantz et ses météores, Pierre et son pont, Arnauld et ses automobiles, mais aussi psychiatres fous d'hier comme F. Klein et son traité des " maladies mentales expérimentales " ou encore Wilhelm Reich et sa machine à attraper l'orgone. Qu'elles soient maintenant exposées dans des musées grâce à la reconnaissance de l'art des fous par des hommes de culture comme Marcel Réja, Hans Prinzhorn, Jean Dubuffet, André Breton ou André Malraux, ou qu'elles envahissent le cadre des psychothérapies ou même l'espace de vie de leur auteur, ces machines chargées d'une modernité technicienne ne cessent d'interroger. Constituent-elles pour le sujet autiste une suppléance au défaut de métaphore ? Sont-elles des figures du double ? Participent-elles à la structuration de leur auteur ? Peut-on les assimiler au délire dans la psychose avérée ? Peut-on les rapprocher d'?uvres d'artistes comme Marcel Duchamp, Magritte ou Raymond Roussel, Jules Verne ou encore H. G. Wells et sa " machine à remonter le temps " ? Très tôt la psychiatrie a repéré l'importance du thème délirant de l'a machine et il n'est pas inutile pour en comprendre les mécanismes de rappeler la notion de systématisation paranoïaque de E. Kraepelin, le rationalisme morbide de E. Minkowski ou le syndrome d'automatisme mental de G. De Clérambault. Proposant un parcours à travers l'histoire, l'épistémologie et la clinique, cet ouvrage offre l'appui de nouvelles recherches, l'exploration de certaines orientations, aux cliniciens soucieux d'agir dans un respect plus grand de l'originalité des sujets qu'ils ont accepté de soutenir dans leur propre construction.
L'ouvrage constitue une anthologie commentée de textes d'Emile Durkheim. Il vise à faire mieux connaître la portée politique de sa sociologie, souvent occultée derrière son ambition scientifique. Le fondateur de la sociologie française a beaucoup travaillé à la reconnaissance de la dimension politique des faits sociaux. Les principaux textes publiés ici sont des extraits de manuscrits de cours consacrés à l'Etat, à Rousseau ou au socialisme. S'y ajoutent des articles indépendants (" L'individualisme et les intellectuels" ou "L'élite intellectuelle et la démocratie ") ; des comptes rendus d'ouvrages ou la restitution de débats, et des extraits de ses deux thèses (sur la division du travail et sur Montesquieu). Chaque extrait est accompagné de notes et d'une courte présentation visant à le resituer dans l'oeuvre du sociologue et à en éclairer la spécificité. L'ensemble est précédé d'une introduction de Florence Hulak et suivi d'une postface d'Yves Sintomer.
Troubles du comportement: des mots lourds de sens qui stigmatisent durablement les élèves ainsi désignés. Souffrant de troubles psychiques avérés, ils sont engagés dans un processus handicapant reconnu par la loi qui, désormais, privilégie un accueil en milieu ordinaire à une scolarité en établissement spécialisé. L?ensemble de la communauté éducative se sent désemparée et ne saitplus comment agir avec ces élèves qui semblent voués à l?échec. Les auteurs associent leurs compétences respectives, médicales et pédagogiques, pour proposer des solutions concrètes aux enseignants des premier et second degrés, aux éducateurs et à l?ensemble des professionnels qui ont en charge d?accueillir des enfants ou des adolescents souffrant de troubles du comportement.
La notion, récente, de "handicap psychique" est aujourd'hui à l'articulation des discours sur la folie, tant dans le domaine médical que dans les champs social et politique. Sa pénétration fulgurante, dans les pratiques professionnelles comme au sein des institutions, a rapidement modifié les perspectives en santé mentale, d'abord sous l'impulsion d'une certaine désespérance. Face à la radicalisation inhérente à la notion de "handicap psychique" et au déclin de la pensée psychiatrique et des modes de prise en charge en santé mentale, l'ouvrage propose de mettre en lumière le nid inextricable de paradoxes où se trouve la folie moderne, coincée entre l'urgence et la ségrégation, la nécessité et l'impossible.