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Un flâneur en Patagonie
Hudson William-Henry
PAYOT
9,75 €
Épuisé
EAN :9782228888158
Cette année passée en Patagonie, sur le Rio Negro, fut la grande aventure de la vie de Hudson. Peut-être pas la plus mouvementée - des périls, il en avait déjà affronté plus que son compte, au Paraguay et dans les plus intense, assurément, celle qui devait décider de toute son existence. Ses chevauchées dans la pampa, avec sa seule carabine pour survivre, les nuits passées sous les étoiles, sa vie libre, insouciante, de " gaucho ", et puis aussi cette longue attente, pendant toute sa jeunesse, dans l'effroi et l'émerveillement de la nature sauvage, cette nostalgie violente, quand passaient dans le ciel les oiseaux migrateurs fuyant les hivers antarctiques, voilà tout à coup, au contact de ces étendues mornes et grises, de ce ciel vide, qu'elles lui paraissaient prendre un sens nouveau, comme si tout ce qui l'avait jusque-là ému, bouleversé, appelé, s'organisait en une vision du monde. Cet instant d'éblouissement, comme au premier matin du monde, voilà le sujet de ce livre - " Si plein, si serein, écrivait Bruce Chatwin qu'en comparaison Thoreau lui-même paraît pontifiant ".
Résumé : "Le Naturaliste à La Plata, publié chez Stock en 1930, est, on le sait, l'un des plus beaux livres de Hudson. Ce que l'on ne sait pas, c'est que, dans l'édition originale, figuraient son étude sur les bourdons (Humble bees and other matters), celle sur les guêpes (A noble wasp) et celle sur les araignées (Facts and Thoughts about spiders), Jacques Delamain, qui dirigeait alors la collection de Nature, n'ayant pas fait traduire ces textes. On peut se demander pourquoi, si ce n'est pour éviter d'effrayer le public. Aimant le contre-point (ou le contre-chant) j'ai décidé de parler des rats, "ces intellectuels" selon l'expression de Marie Phisalix qui fut, au muséum, la première grande spécialiste des vipères : de la dégustation (arrosée de schnaps) d'un rat noir en compagnie d'un poète danois, de quelques rats (alpha ou bêta) égarés dans l'édition, bien entendu du Capitaine cruel cher à Freud, des scolopendres qui me fascinèrent longtemps et d'un musée pas le moins du monde imaginaire. Les mouches étant aussi haïes que les serpents, les guêpes, les araignées ou les rats, suivent quelques considérations sur les grands diptéristes, à l'aurore de l'entomologie. Dans sa correspondance avec André Dhôtel, Henri Thomas écrit : "C'est une engeance ténébreuse, les champignons, un peu comme les serpents, mais ceux-ci ont des yeux merveilleux (au moins les grandes couleuvres qui me regardaient dans le plus grand silence, en Corse.)" Venins est avant tout un regard. Il faut, si l'on veut se faire une idée de la beauté, au moins une fois dans sa vie, regarder un taon dans les yeux. Si vous ne le voyez pas, lui vous voit. Je dirai même qu'il vous examine de près. Sous toutes les facettes dans chacune de ses facettes. C'est-à-dire qu'il vous voit quatre mille fois tel que vous êtes. Quel est à votre avis l'être le plus venimeux ? Lui ou vous ?" Patrick Reumaux
Résumé : "Si la quête de vipères dure des jours, mieux vaut tenir la note : penser aux vipères toute la journée et, la nuit, en rêver. Je me suis aperçu que les rêves étaient de deux sortes : agréables ou désagréables. Dans le premier cas, nous sommes les heureux découvreurs des serpents les plus beaux et les plus singuliers jamais observés. Dans le second, nous nous retrouvons malgré nous pieds nus dans un endroit d'où il est impossible de s'échapper, une vaste région plate s'étendant jusqu'à l'horizon, jonchée de vipères. Le pied levé, nous ne savons pas où le poser, car il n'y a pas le moindre espace qui ne soit occupé par une vipère prête à frapper".
La pampa argentine comme elle n'avait jamais été décrite, dans sa splendeur et sa sauvagerie premières. Probablement parce qu'à travers mille péripéties l'unique sujet de Hudson est l'inépuisable jeunesse du monde, le frisson du vent dans la crinière des chevaux, l'horizon sans limite et le ciel grand ouvert . Le livre, à sa parution, reçut un accueil enthousiaste. " Jamais je n'ai retiré tant de bonheur d'un livre ", écrivit A.R Wallace dans Nature. " Un livre capital ", d'une richesse exceptionnelle, " une œuvre d'art ", " le Balzac de la nature " : la ferveur de la presse scientifique n'eut d'égale que celle de la presse littéraire. Sous le vent de la pampa fut salué comme un chef-d'œuvre par D.H. Lawrence, T.E. Lawrence, Rabindranath Tagore, Edward Garnett. Mais le plus beau compliment, peut-être, devait venir de Joseph Conrad : " On se demande comment Hudson obtient de tels effets ; il écrit comme l'herbe pousse, comme si un esprit d'une finesse et d'une douceur exceptionnelles lui chuchotait ses phrases. "
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.