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Sous le vent de la pampa
Hudson William-Henry
PAYOT
9,75 €
Épuisé
EAN :9782228887946
La pampa argentine comme elle n'avait jamais été décrite, dans sa splendeur et sa sauvagerie premières. Probablement parce qu'à travers mille péripéties l'unique sujet de Hudson est l'inépuisable jeunesse du monde, le frisson du vent dans la crinière des chevaux, l'horizon sans limite et le ciel grand ouvert . Le livre, à sa parution, reçut un accueil enthousiaste. " Jamais je n'ai retiré tant de bonheur d'un livre ", écrivit A.R Wallace dans Nature. " Un livre capital ", d'une richesse exceptionnelle, " une œuvre d'art ", " le Balzac de la nature " : la ferveur de la presse scientifique n'eut d'égale que celle de la presse littéraire. Sous le vent de la pampa fut salué comme un chef-d'œuvre par D.H. Lawrence, T.E. Lawrence, Rabindranath Tagore, Edward Garnett. Mais le plus beau compliment, peut-être, devait venir de Joseph Conrad : " On se demande comment Hudson obtient de tels effets ; il écrit comme l'herbe pousse, comme si un esprit d'une finesse et d'une douceur exceptionnelles lui chuchotait ses phrases. "
Résumé : "Si la quête de vipères dure des jours, mieux vaut tenir la note : penser aux vipères toute la journée et, la nuit, en rêver. Je me suis aperçu que les rêves étaient de deux sortes : agréables ou désagréables. Dans le premier cas, nous sommes les heureux découvreurs des serpents les plus beaux et les plus singuliers jamais observés. Dans le second, nous nous retrouvons malgré nous pieds nus dans un endroit d'où il est impossible de s'échapper, une vaste région plate s'étendant jusqu'à l'horizon, jonchée de vipères. Le pied levé, nous ne savons pas où le poser, car il n'y a pas le moindre espace qui ne soit occupé par une vipère prête à frapper".
Résumé : "Le Naturaliste à La Plata, publié chez Stock en 1930, est, on le sait, l'un des plus beaux livres de Hudson. Ce que l'on ne sait pas, c'est que, dans l'édition originale, figuraient son étude sur les bourdons (Humble bees and other matters), celle sur les guêpes (A noble wasp) et celle sur les araignées (Facts and Thoughts about spiders), Jacques Delamain, qui dirigeait alors la collection de Nature, n'ayant pas fait traduire ces textes. On peut se demander pourquoi, si ce n'est pour éviter d'effrayer le public. Aimant le contre-point (ou le contre-chant) j'ai décidé de parler des rats, "ces intellectuels" selon l'expression de Marie Phisalix qui fut, au muséum, la première grande spécialiste des vipères : de la dégustation (arrosée de schnaps) d'un rat noir en compagnie d'un poète danois, de quelques rats (alpha ou bêta) égarés dans l'édition, bien entendu du Capitaine cruel cher à Freud, des scolopendres qui me fascinèrent longtemps et d'un musée pas le moins du monde imaginaire. Les mouches étant aussi haïes que les serpents, les guêpes, les araignées ou les rats, suivent quelques considérations sur les grands diptéristes, à l'aurore de l'entomologie. Dans sa correspondance avec André Dhôtel, Henri Thomas écrit : "C'est une engeance ténébreuse, les champignons, un peu comme les serpents, mais ceux-ci ont des yeux merveilleux (au moins les grandes couleuvres qui me regardaient dans le plus grand silence, en Corse.)" Venins est avant tout un regard. Il faut, si l'on veut se faire une idée de la beauté, au moins une fois dans sa vie, regarder un taon dans les yeux. Si vous ne le voyez pas, lui vous voit. Je dirai même qu'il vous examine de près. Sous toutes les facettes dans chacune de ses facettes. C'est-à-dire qu'il vous voit quatre mille fois tel que vous êtes. Quel est à votre avis l'être le plus venimeux ? Lui ou vous ?" Patrick Reumaux
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.