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EL OMBU
HUDSON WILLIAM HENRY
OMBRES
7,60 €
Épuisé
EAN :9782841420650
Cette histoire d'une maison d'autrefois nous fut racontée un jour d'été, à l'ombre, par Nicandro, ce vieil homme que nous écoutions si volontiers parce qu'il pouvait se rappeler et narrer exactement la vie de chaque personne qu'il avait connue dans son village, près du la c de Chanscomus, en pleine pampa du su de Buenos Aires." Né de parents anglo-américains, à Quilmes, près de Buenos Aires, William Henry Hudson (1841 - 1922) fut élevé parmi les gauchos de la pampa. Ornithologue armateur, il vagabonda dans tout le pays avant d'émigrer définitivement en Angleterre à l'âge de vingt-huit ans. Dans son oeuvre, marquée par l'évocation et la nostalgie de l'Amérique latine, on retrouve sa perception "quais visionnaire" de la nature : Terre pourpre (1885), Un Flâneur en Patagonie (1893), El Ombu (1902), Vertes Demeures (1904). Au loin, jadis... (1918). De son style vivant et limpide, Joseph Conrad disait : "On se demande comment il obtient de tels effets : il écrit comme l'herbe pousse, comme si un esprit d'une finesse et d'une douceur exceptionnelles lui chuchotait ses phrases."
La pampa argentine comme elle n'avait jamais été décrite, dans sa splendeur et sa sauvagerie premières. Probablement parce qu'à travers mille péripéties l'unique sujet de Hudson est l'inépuisable jeunesse du monde, le frisson du vent dans la crinière des chevaux, l'horizon sans limite et le ciel grand ouvert . Le livre, à sa parution, reçut un accueil enthousiaste. " Jamais je n'ai retiré tant de bonheur d'un livre ", écrivit A.R Wallace dans Nature. " Un livre capital ", d'une richesse exceptionnelle, " une œuvre d'art ", " le Balzac de la nature " : la ferveur de la presse scientifique n'eut d'égale que celle de la presse littéraire. Sous le vent de la pampa fut salué comme un chef-d'œuvre par D.H. Lawrence, T.E. Lawrence, Rabindranath Tagore, Edward Garnett. Mais le plus beau compliment, peut-être, devait venir de Joseph Conrad : " On se demande comment Hudson obtient de tels effets ; il écrit comme l'herbe pousse, comme si un esprit d'une finesse et d'une douceur exceptionnelles lui chuchotait ses phrases. "
Résumé : "Le Naturaliste à La Plata, publié chez Stock en 1930, est, on le sait, l'un des plus beaux livres de Hudson. Ce que l'on ne sait pas, c'est que, dans l'édition originale, figuraient son étude sur les bourdons (Humble bees and other matters), celle sur les guêpes (A noble wasp) et celle sur les araignées (Facts and Thoughts about spiders), Jacques Delamain, qui dirigeait alors la collection de Nature, n'ayant pas fait traduire ces textes. On peut se demander pourquoi, si ce n'est pour éviter d'effrayer le public. Aimant le contre-point (ou le contre-chant) j'ai décidé de parler des rats, "ces intellectuels" selon l'expression de Marie Phisalix qui fut, au muséum, la première grande spécialiste des vipères : de la dégustation (arrosée de schnaps) d'un rat noir en compagnie d'un poète danois, de quelques rats (alpha ou bêta) égarés dans l'édition, bien entendu du Capitaine cruel cher à Freud, des scolopendres qui me fascinèrent longtemps et d'un musée pas le moins du monde imaginaire. Les mouches étant aussi haïes que les serpents, les guêpes, les araignées ou les rats, suivent quelques considérations sur les grands diptéristes, à l'aurore de l'entomologie. Dans sa correspondance avec André Dhôtel, Henri Thomas écrit : "C'est une engeance ténébreuse, les champignons, un peu comme les serpents, mais ceux-ci ont des yeux merveilleux (au moins les grandes couleuvres qui me regardaient dans le plus grand silence, en Corse.)" Venins est avant tout un regard. Il faut, si l'on veut se faire une idée de la beauté, au moins une fois dans sa vie, regarder un taon dans les yeux. Si vous ne le voyez pas, lui vous voit. Je dirai même qu'il vous examine de près. Sous toutes les facettes dans chacune de ses facettes. C'est-à-dire qu'il vous voit quatre mille fois tel que vous êtes. Quel est à votre avis l'être le plus venimeux ? Lui ou vous ?" Patrick Reumaux
De tous mes livres peu me sont indispensables ; deux sont toujours parmi les choses à ma portée, où que je sois. Ici même ils sont près de moi. Ce sont : la Bible et les livres du grand poète Jens Peter Jacobsen. A propos, connaissez-vous ses oeuvres ? Procurez-vous le petit volume Six nouvelles et le roman Niels Lybne. Commencez par la première nouvelle, qui a pour titre Mogens. Un monde vous saisira : le bonheur, la richesse, l'insondable grandeur d'un monde... Lisez ensuite l'admirable livre sur le destin et les passions de Marie Grubbe, les lettres de Jacobsen, ses pages de Journal, ses fragments et enfin ses vers qui vivent en résonances infinies... Vivez quelque temps dans ces livres ; mais surtout aimez-les. Cet amour vous sera mille et mille fois rendu, et quoi que devienne votre vie, il traversera, j'en suis certain, le tissu de votre être, comme une fibre essentielle, mêlée à celles de vos propres épreuves, de vos déceptions et de vos joies."
Le De Mulieribus claris, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du Décaméron. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure. La traduction du De Mulieribus dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son Recueil des Dames, pour rendre hommage au " beau livre " du " grand Boccaccio ". Seule peut-être cette langue du XVIe siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."