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Vertes demeures
Hudson William Henry ; Reumaux Patrick ; Chotard G
KLINCKSIECK
23,00 €
Épuisé
EAN :9782252042441
En plein coeur de l'Amazonie, au bord du fleuve Orénoque, s'étend un bois mystérieux hanté par un chant mélodieux, dont on ne sait s'il s'échappe du gosier d'un oiseau ou de la gorge d'une femme. A moins qu'il ne soit émis par l'âme du vent et des feuilles. Bien que ce bois pullule d'oiseaux et de gibier, les Indiens refusent d'y chasser. Ils le disent habité par "la fille de la Didi", un elfe capable de saisir au vol les flèches empoisonnées et de les renvoyer sur le chasseur. Abel, qui vient de participer à un complot politique manqué et fuit son pays, le Venezuela, atteint cette étrange contrée. Il ose, lui, s'enfoncer dans le paradis vert et finit par rencontrer l'étrange créature. A la fois, elfe, phalène et femme, Rima est une fille des bois et des sources. Elle est aussi l'esprit de connaissance qui exige de découvrir son pays d'origine. Commence alors un fantastique voyage.
Aucune des oeuvres de la littérature gauchesca n'est peut-êtresupérieure à The Purple Land", affirmait Borges dans LaNacién de Buenos Aires, le 3 août 1941. [...] Pleine deconjurations, de connivences, de cavalcades, de campements,de beaux gestes, de hardiesses, de périls, de trahisons et deressources, l'histoire uruguayenne du dernier tiers du XIXesiècle mise en scène par Hudson nous captive aujourd'hui caron y vit paraître, pour la dernière fois, des gauchos des tempshéroïques. [...] Il permet de se glisser dans la douceur humaineet lente des pampas, que les Uruguayens appellent et interior.Il rappelle que la mélancolie est un trait marquant deshabitants de la République orientale, à la fois farouches etdoux, passionnés et rêveurs.""
Résumé : "Le Naturaliste à La Plata, publié chez Stock en 1930, est, on le sait, l'un des plus beaux livres de Hudson. Ce que l'on ne sait pas, c'est que, dans l'édition originale, figuraient son étude sur les bourdons (Humble bees and other matters), celle sur les guêpes (A noble wasp) et celle sur les araignées (Facts and Thoughts about spiders), Jacques Delamain, qui dirigeait alors la collection de Nature, n'ayant pas fait traduire ces textes. On peut se demander pourquoi, si ce n'est pour éviter d'effrayer le public. Aimant le contre-point (ou le contre-chant) j'ai décidé de parler des rats, "ces intellectuels" selon l'expression de Marie Phisalix qui fut, au muséum, la première grande spécialiste des vipères : de la dégustation (arrosée de schnaps) d'un rat noir en compagnie d'un poète danois, de quelques rats (alpha ou bêta) égarés dans l'édition, bien entendu du Capitaine cruel cher à Freud, des scolopendres qui me fascinèrent longtemps et d'un musée pas le moins du monde imaginaire. Les mouches étant aussi haïes que les serpents, les guêpes, les araignées ou les rats, suivent quelques considérations sur les grands diptéristes, à l'aurore de l'entomologie. Dans sa correspondance avec André Dhôtel, Henri Thomas écrit : "C'est une engeance ténébreuse, les champignons, un peu comme les serpents, mais ceux-ci ont des yeux merveilleux (au moins les grandes couleuvres qui me regardaient dans le plus grand silence, en Corse.)" Venins est avant tout un regard. Il faut, si l'on veut se faire une idée de la beauté, au moins une fois dans sa vie, regarder un taon dans les yeux. Si vous ne le voyez pas, lui vous voit. Je dirai même qu'il vous examine de près. Sous toutes les facettes dans chacune de ses facettes. C'est-à-dire qu'il vous voit quatre mille fois tel que vous êtes. Quel est à votre avis l'être le plus venimeux ? Lui ou vous ?" Patrick Reumaux
Résumé : "Si la quête de vipères dure des jours, mieux vaut tenir la note : penser aux vipères toute la journée et, la nuit, en rêver. Je me suis aperçu que les rêves étaient de deux sortes : agréables ou désagréables. Dans le premier cas, nous sommes les heureux découvreurs des serpents les plus beaux et les plus singuliers jamais observés. Dans le second, nous nous retrouvons malgré nous pieds nus dans un endroit d'où il est impossible de s'échapper, une vaste région plate s'étendant jusqu'à l'horizon, jonchée de vipères. Le pied levé, nous ne savons pas où le poser, car il n'y a pas le moindre espace qui ne soit occupé par une vipère prête à frapper".
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.