Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Religion et Covid. Discours et pratiques
Hourmant François
HERMANN
23,10 €
Épuisé
EAN :9791037021335
Temps d'épreuve(s), la crise du Covid a affecté les religions et les fidèles. Les mesures restrictives décidées dans de nombreux pays ont suspendu les liturgies, moments importants de ferveur collective dans la vie des croyants, leur imposant d'autres formes de célébration. Ainsi, l'option numérique a renouvelé les modalités des rites religieux, impulsant une consommation numérique des biens symboliques de salut. Face aux interdits politiques, des célébrations clandestines se sont toutefois déroulées, constituant autant de résistance à la limitation de la liberté de culte et de défi au péril sanitaire, et des mouvements de mobilisation - la messe pour tous - se sont aussi cristallisés, notamment en France. Enfin, la crise du Covid, tout en alimentant des discours eschatologiques parfois instrumentalisés à des fins politiques, a également été propice à un travail d'exégèse.
La ménagerie du pouvoir mobilise souvent une symbolique animalière conventionnelle comme l'atteste l'iconographie politique, qu'elle soit monarchique (lion et cheval), impériale (abeille napoléonienne) ou républicaine (coq gaulois). Au service d'une image, l'animal est également enjeu de pouvoir. L'affirmation du règne politique sur le règne animal se traduit souvent par une logique d'emprise, de violence ou de contrainte. Diabolisé, au coeur de multiples procès tout au long du Moyen Age, l'animal est la cible et la victime d'exactions multiples : chassé, torturé, mis à mort, il témoigne du bon plaisir du prince comme des systèmes idéologiques et des traditions constitutives d'une société à un moment donné. Instrumentalisé par les acteurs politiques, il nourrit aussi bien le rituel de la visite du président de la République au salon de l'agriculture que les campagnes électorales, à l'image de Bo, le chien de Barack Obama, favorisant l'assomption d'un président-sentimental. Happé par la jurisprudence, objet de controverses juridiques portant sur son statut, il est au coeur des politiques mises en oeuvre par l'Etat moderne : érigé en signe extérieur de richesse, il fait l'objet d'une sollicitude renouvelée dont témoignent les mobilisations de défense et de protection des animaux depuis le 19ème siècle ou encore le droit, soucieux de concilier une cohabitation, parfois conflictuelle, entre l'homme et l'animal, obligé d'arbitrer entre visée protectrice et lutte contre les espèces menaçantes ou invasives. Questionner l'ambivalence de ces relations invite alors à prendre en compte l'économie émotionnelle qui régit les sociétés et détermine les critères de l'acceptable et de l'ignoble, du tolérable et de la cruauté. Les liaisons de l'animal et le pouvoir racontent donc une vieille histoire qui n'a rien perdu de son actualité comme l'atteste l'affaire des chiens de Nicolas Sarkozy saccageant le mobilier national. Mais au-delà de l'anecdote, l'animal reste bien au coeur des représentations et des pratiques du pouvoir d'Etat.
La volonté de rompre - avec le " désordre établi ", l'existentialisme, le Pcf...- a colonisé les manifestes fondateurs des revues. Elle a fixé un contrat de lecture qui s'est figé en horizon d'attentes. En privilégiant l'ample reconstitution de trajectoires ou les micro-récits exemplaires, les huit études réunies soulignent la plasticité des revues et la dynamique féconde des conflits et des ruptures. Maillon irremplaçable de la vie intellectuelle, à l'interface du monde du texte et du monde des auteurs, elles arpentent alors le vingtième siècle en balisant des problématiques décisives: révolution et communisme, totalitarisme et démocratie. Elles balayent aussi le spectre idéologique. Du pôle traditionaliste incarné par l'itinéraire de René Guénon à l'extrême-gauche de Socialisme ou Barbarie, de multiples nuances se dessinent: libertariens du Québécois Libre, mouvance libérale et aronienne de Contrepoint, catholicisme social de la revue Politique ou personnalisme d'Esprit, gauche critique de Textures puis Libre, existentialisme des Temps Modernes, radicalité esthétique et politique de Tel Quel, expérience participative de Porto Alegre. Cette mosaïque contrastée témoigne enfin de la vitalité et de la pérennité d'un genre. La montée en puissance des hebdomadaires et de la télévision n'a pas relégué celui-ci au rang d'accessoire ou de fétiche. Plus encore, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, et en particulier Internet, ont ouvert un espace illimité où blogs et webzines peuvent proliférer désormais dans une anarchie joyeuse.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au pays de l'avenir radieux " : l'expression condense un mythe politique - l'avènement d'une société sans classes -, une pratique - la croisière rouge - et un genre canonique - le Retour d'URSS. A cette tentation politique, touristique et littéraire ont succombé aussi bien d'obscurs compagnons de route que des figures phares du monde des lettres : Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide, Romain Rolland, Jean-Paul Sartre, Roland Barthes... La vogue du périple en terre communiste est indissociable d'une floraison de récits de voyages, souvent étrangement semblables : de l'histoire édifiante des petits Chinois sourds et muets guéris par l'acupuncture à la rencontre avec Staline ou le " Che ", du kolkhoze modèle aux somptueux banquets offerts par les autorités, les descriptions et les anecdotes se recoupent fréquemment d'un " Retour " à l'autre. Evoluant dans un théâtre d'ombres savamment déployé le long d'itinéraires convenus, les visiteurs ont, enfin, été assaillis d'honneurs. Autocensure et vanité se conjuguent pour expliquer l'extraordinaire cécité qui empreint ces témoignages, bien faits, en réalité, pour ne pas " désespérer Billancourt ".
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.