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La cour des miracles. Ethnologie d'un laboratoire japonais
Houdart Sophie
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271065667
Milieu des années 1990. Des chercheurs japonais décrivent un gène du I'homosexualité chez la mouche drosophile. Une ethnologue est parmi eux, à assister à la mise en événement de cet objet singulier... Lieu de toutes les transformations, le laboratoire japonais met en jeu la grande opposition traditionnelle entre la nature et la culture. Comment peut-on être Japonais et scientifique? Comment s'inscrire si véhémentement, au cours de l'histoire moderne, dans la spécificité, la localité, la revendication culturelle, et participer si manifestement au cours de la science, international par définition? Comment appartenir à l'un et à l'autre mondes? A la manière d'un roman policier, et sur la base d'une enquête détaillée, l'auteur livre ici les clefs pour comprendre ce qui est mis en ?uvre pour tenir cette délicate position dans un laboratoire japonais de génétique du comportement. Tout, des thèmes et objets de recherche aux méthodes expérimentales, des manières de faire groupe aux démonstrations publiques, semble confronter le diktat scientifique occidental à une alternative inédite, une autre façon de faire scientifique... Par le chas de l'aiguille que constitue l'étude d'un laboratoire et d'un seul, l'auteur parvient, dans ce récit superbement écrit et rythmé, à interroger l'Asie, l'Europe, leurs relations et la manière dont une science parvient à l'universalité.
Beltrame Tiziana Nicoletta ; Houdart Sophie ; Jung
Microbes, radionucléides, poussières, virus, particules fines, nano-particules... : au fur et à mesure du développement de techniques pour voir et agir à des échelles de plus en plus petites, de nouvelles entités peuplent l'expérience humaine du monde. Peu, voire non visibles, proliférantes, incertaines ou instables, elles émerveillent, elles inquiètent. Elles appellent aussi, parce qu'elles sont trop petites pour être immédiatement ou facilement saisissables à l'échelle du corps humain, à des manières spécifiques de faire avec. Ce numéro fait l'hypothèse qu'en raison de leur taille, les toutes petites entités ont des propriétés, des qualités ou des régimes d'action propres, soit qu'elles forment des mondes singuliers, qui engagent des formes de contact particulières. Comment, et avec quelles prises, fait-on coexister le petit avec l'échelle de perception et de manipulation humaine ? Quelle est la mise au point ou l'alignement nécessaire pour contrôler, contenir, mais aussi pour cohabiter, voire compagnonner avec le petit ? Comment l'émergence de ces mondes infimes remodèle-t-elle en continu nos manières de considérer et traiter ce qui nous entoure ? En choisissant l'échelle du petit comme clef d'entrée pour examiner la gestion de la relation des humains à l'environnement, ce numéro entend interroger les différentes formes d'"existants" qui peuplent désormais notre expérience sociale et cognitive du monde.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.