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Les divins élancements d'amour
Hopil Claude
MILLON
32,45 €
Épuisé
EAN :9782841371075
Les Divins eslancemens sont l'?uvre la plus haute et la plus accomplie de Claude Hopil. Par le caractère éperdu de la méditation, par l'aspiration continuelle vers l'infini, il se rapproche du Pseudo-Denys, dont il a pu lire la première édition grecque en France. Les cent cantiques des Divins eslancemens d'amour décrivent aussi un itinéraire amoureux qui croise le haut sentier d'une ascension spirituelle. L'âme, plongée d'abord dans une cécité mortifiante, est soudainement touchée par la grâce divine. Hopil semble justifier, par le recours aux images du Cantique des cantiques, la sensualité audacieuse de son imagination. Cependant, de l'amour il éprouve les incessantes vicissitudes. Le poète soupire, il halète ; la perpétuité des peines lui procure des Jouissances neuves. Il suffit de parcourir Les Divins eslancemens d'amour pour observer que s'y multiplie un vocabulaire équivoque, ou l'expression de la souffrance est indissociablement liée à celle du plaisir. L'amant est " esclave ". L'âme, enchaînée au désir, connaît alternativement ou simultanément la " glace " et le " feu ", l'" horreur " et l'" allégresse ", l'" enfer " et le " Paradis ", la " confusion " et le " ravissement ". Ce sont, transportés dans l'ordre religieux, tous les symptômes de l'humaine passion, avec ses molles ardeurs et ses joies suppliciées.
A vingt ans, son père l'installe dans une petite maison, loin de la ville et du tumulte de ses vieux quartiers. Elle doit préparer l'entrée à l'Ecole Nationale de la Gendarmerie. La fille du cuisinier fait alors connaissance d'un jeune Ingénieur. Quelques années plus tard, ils se marient et partent en voyage de noces où une rencontre va définitivement les basculer dans un nouveau monde. Sur fond d'un récit familial où il célèbre la filiation, la transmission et l'amour, l'auteur brosse le tableau, entre tradition et modernité, d'une histoire congolaise de la ville et du village, de l'environnement, des Bantous et des Pygmées appelés à vivre ensemble.
En 1880, au cours d'un troisième voyage, Brazza atteint Mbé, résidence du roi Iloo, située à une demi-journée de Ngabé, son port fluvial sur le Congo. Il y séjourne pendant près de deux semaines. Après quelques entrevues, le maître des lieux lui accorde, à sa demande, l'autorisation d'installer des villages de Blancs sur son territoire. Cet acte, mieux connu sous le nom de " Traité Brazza-Makoko ", met indubitablement fin à la rivalité qui, depuis 1876, oppose Stanley, entré au service du roi des Belges, à Brazza, envoyé du Comité français de l'AIA. Une nouvelle page s'ouvre pour l'histoire du Bassin du Congo. Belges et Français se partagent alors les rives de son fleuve. Quelques années plus tard, naîtront les colonies de l'Etat Indépendant du Congo sur la rive gauche et du Moyen-Congo sur la rive droite.
Le territoire qui s'étend du Stanley-Pool à la Leketi est le pays exclusif des Teke. Cet espace exprime une cohérence géographique, politique, sociale et culturelle qui définit l'identité et l'unité de ses habitants. Située au centre du Congo, la région naturelle des quatre collines et plateaux environnants est caractérisée par trois anomalies : c'est un pays de très ancienne occupation mais peu peuplé ; un espace abondamment arrosé mais sec ; une région située sous climat forestier mais largement envahie par la savane. Pourtant, sous ces contradictions qui laissent imaginer de multiples contraintes pouvant générer des conditions de vie difficiles, les plateaux teke constituent un modèle d'occupation de l'espace et d'organisation sociale et politique des hommes, original et unique en Afrique centrale. Ici, en effet, les populations ont mis en place des réseaux de relations sociales et développé des rapports de production de type prestataire qui ont depuis donné naissance au plus parfait et pacifique des royaumes équatoriaux, le seul loin de la mer, le plus ancien peut-être du bassin congolais et qui dure toujours : le Royaume Teke.
Jusqu'à la fin du XIXème siècle, les Téké vivent tous dans les campagnes regroupés au sein des villages uni- ou multi-lignagers. Leur univers est fait de nombreux liens qui unissent les hommes entre eux. Le sujet référentiel est toujours en rapport de consanguinité ou de sentimentalité directe ou indirecte avec son interlocuteur, formant ainsi une communauté au sein de laquelle sont garanties sécurité, solidarité et affection. Une culture populaire y a pris naissance, s'y est développée et s'y est profondément enracinée, constituée d'attitudes et de croyances collectives visant à réaliser sa pérennité. Le calendrier des activités quotidiennes et l'invariance de ces croyances à l'intérieur des différents groupes de parents produisent un sentiment de permanence que certains historiens qualifient d'immobilisme. Le monde des parents n'est pour autant nullement figé. Comment se constitue et s'organise-t-il ? Comment évolue-t-il et quelles garanties représente-t-il pour l'individu ?
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.