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Cultiver l'appartenance
Hooks Bell ; Noël Fania ; Grunenwald Noémie
CAMBOURAKIS
13,50 €
Épuisé
EAN :9782366249569
Dans ce recueil de textes inédits en français, bell hooks, une des voix majeures du Black Feminism disparue en 2021, aborde différents aspects de ce que signifie se sentir « appartenir » à un lieu et à une communauté. Après une enfance dans les montagnes du Kentucky, un État pauvre et populaire, hooks a vécu plus de trente ans dans différentes villes des États-Unis avant de revenir, contre toute attente, dans son État d'origine. Elle interroge le zonage économique racial en matière de logement, et le maintien de politiques ségrégationnistes concernant les questions de propriété foncière. Participant aux « géographies féministes noires » dont parle Fania Noël dans sa préface, elle renoue le lien avec l'histoire de ses grands-parents, et en tire des réflexions passionnantes sur l'histoire invisibilisée des relations privilégiées des communautés africaines-américaines avec la terre et l'agriculture, sur quatre-cents ans de construction persévérante de l'autonomie alimentaire. Elle nous présente l'art africain- américain des « courtepointes extravagantes » et réfléchit avec l'écrivain kentuckien Wendell Berry à la permanence du racisme. Un ensemble de textes inspirants pour nous interroger : à quelles conditions peut-on appeler un endroit « chez soi » ?4e de couverture : Dans ce recueil de textes inédits en français, bell hooks, une des voix majeures du Black Feminism disparue en 2021, aborde différents aspects de ce que signifie se sentir « appartenir » à un lieu et à une communauté. Après une enfance dans les montagnes du Kentucky, un État pauvre et populaire, hooks a vécu plus de trente ans dans différentes villes des États-Unis avant de revenir, contre toute attente, dans son État d'origine. Elle interroge le zonage économique racial en matière de logement, et le maintien de politiques ségrégationnistes concernant les questions de propriété foncière. Participant aux « géographies féministes noires » dont parle Fania Noël dans sa préface, elle renoue le lien avec l'histoire de ses grands-parents, et en tire des réflexions passionnantes sur l'histoire invisibilisée des relations privilégiées des communautés africaines-américaines avec la terre et l'agriculture, sur quatre-cents ans de construction persévérante de l'autonomie alimentaire. Elle nous présente l'art africain- américain des « courtepointes extravagantes » et réfléchit avec l'écrivain kentuckien Wendell Berry à la permanence du racisme. Un ensemble de textes inspirants pour nous interroger : à quelles conditions peut-on appeler un endroit « chez soi » ?
Dans "De la marge au centre. Théorie féministe", son deuxième essai paru en 1984, Bell Hooks poursuit la réflexion entamée dans "Ne suis-je pas une femme?" Elle s'intéresse cette fois-ci aux succès et aux manquements des mouvements féministes des années 1900 à 1980, qui selon elle ont échoué à créer un féminisme de masse qui s'adresse à toutes les femmes. Bell Hooks nous offre un livre coup de poing dans lequel elle pousse les réflexions dans leurs retranchements, tout en préservant un style d'écriture accessible. Elle bouleverse les représentations habituelles de la pensée féministe majoritaire en mettant sur le devant de la scène les femmes noires et/ou les femmes des milieux populaires, en insistant sur le besoin profond d'une approche révolutionnaire du féminisme.
Résumé : "Ne suis-je pas une femme ? ", telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d'un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées. Un livre majeur du "black feminism" désormais disponible en poche.
Les Mémoires d'enfance de bell hooks enfin traduits en français. bell hooks, figure incontournable du black feminism, partage ici son intimité, ses souvenirs de petite fille noire et pauvre ayant grandi dans le Sud encore ségrégué des Etats-Unis des annéesen 1950. Puissante, visionnaire, émouvante, la célèbre féministe raconte les discriminations raciales, la solitude, la violence familiale, l'échappatoire par la littérature, l'amour pour la culture noire du Sud. L'éveil d'une future grande écrivaine bientôt consciente qu'elle puisera dans l'écriture son souffle le plus vital. "Noir d'os de bell hooks, la quête de liberté d'une femme sauvée par la littérature". Télérama bell hooks (1952-2021) est une penseuse et militante afroféministe africaine-américaine majeure. Ses livres questionnent les systèmes d'oppression et s'intéressent aux imbrications entre race, classe et genre, dont A propos d'amour (2022) et Communions (Points, 2025).
« Rage assassine » est un must, un texte d’une puissance et d’une richesse folle sur la nécessité de lier la lutte contre le sexisme à la lutte contre le racisme et la suprématie blanche ! Publié pour la première fois en 1995, il est pourtant impossible de douter de son actualité, surtout lorsqu’il s’agit de laisser de la place et de la légitime à la rage des militant.es. Dans cet essai d’une agréable radicalité, bell hooks critique notre société où, puisque le racisme a changé de forme, celui-ci n’existerait plus et ne serait plus un sujet de préoccupation (idem pour le sexisme). Or, il n’en est rien et l’autrice nous transmet la nécessité des questions d’entraide, d’ouverture et de solidarités.
Résumé : Ce n'est qu'à travers le filtre de la cuisine que je peux relire mon passé et préparer mon futur. Cuisiner est une obsession maladive, certes, mais elle m'a sauvé la vie. De son enfance à Rome dans les années 1950 jusqu'à Milan où elle vit désormais depuis des années. Stefania Giannotti ne semble jamais avoir passé une journée trop à l'écart des fourneaux. Car loin d'être vécue comme une source d'asservissement, la cuisine a toujours été pour elle synonyme de liberté et de créativité. A chaque état d'esprit, rencontre, amitié ou engagement, sa recette. Détaillés avec humour et grandiloquence, plus ou moins élaborés mais toujours savoureux, les petits plats qu'elle partage avec nous, aussi variés que les régions de l'Italie, illustrent de nombreuses anecdotes liées à son existence de femme moderne et émancipée, reflétant les événements majeurs de l'histoire italienne récente. Entre mémoire intime et "cuisine de la mémoire", Stefania Giannotti livre un récit de vie et de bouche incarné et sensible.
Publié en 1999 en Hongrie, dix ans après La Mélancolie de la résistance, Guerre et Guerre, quatrième roman de Krasznahorkai, est l'un de ses projets les plus ambitieux.Le dispositif romanesque entrelace plusieurs strates narratives et temporelles, et mêle l'itinéraire de Korim, archiviste hongrois en proie à une radicale crise spirituelle confinant à une forme de folie, et le contenu d'un mystérieux manuscrit dont il cherche obsessionnellement à délivrer le message. Empreint d'un inconsolable chagrin métaphysique, Guerre et Guerre est une oeuvre puissante, labyrinthique, une énigmatique parabole qui défie l'exégèse.
Résumé : L'Arbre de mon père est le premier volume d'un récit familial en trois tomes, qui retrace l'enfance de Kosta, le père de l'auteure. A travers son histoire, on découvre celle de la communauté des Egyptiotes, les Grecs d'Egypte. En quelques pages d'introduction très claires, on en apprend plus sur cette communauté majoritairement bourgeoise, enrichie par le commerce du coton et vivant tous dans le même quartier, à l'écart du reste de la population égyptienne. Entre anecdotes d'enfance et réflexions sur la communauté, son récit nous plonge aussi dans l'Egypte de l'après Seconde Guerre mondiale, période décisive au cours de laquelle le pays s'affranchit du protectorat britannique avec l'arrivée au pouvoir de Nasser. Emilie Saitas compose un livre aux couleurs remarquables entre récit intimiste et fresque historique.
Lorsqu'il sort de la prison où il était emprisonné depuis plusieurs années, Elias rejoint sa Sardaigne natale, mû par le désir de commencer une vie nouvelle. De retour au village, il retrouve son frère aîné Pietro qui s'apprête à épouser Maddalena. Le mariage est célébré peu de temps après mais Elias ne parvient pas à contenir son attirance pour la jeune femme. Une passion partagée qui ne fait que s'attiser au fil des ans. Elias décide alors de se consacrer à la prêtrise, dans l'espoir de ne pas succomber à la tentation... Ce roman bouleversant, d'une puissance et d'une spontanéité rares, sonde avec justesse les cas de conscience d'Elias, tiraillé par ses sentiments. Ecrit en 1903, Elias Portolu est considéré comme le chef-d'oeuvre de Grazia Deledda.
Cette Chronique est la première radiographie systématique des discriminations par type (genre, âge, origine ethnique ou géographique...), par domaine (études, emploi, santé, logement, loisirs...) et par nature (systémique, directe ou indirecte). Elle résulte du croisement d'enquêtes de terrain, d'études de cabinet de conseils et de données statistiques officielles lorsqu'elles existent, car il faut compter avec le refus, aveuglément drapé dans le principe de l'égalité républicaine, d'établir des données chiffrées et ciblées sur ce sujet. Faute d'une possible saisie globale, la question de la discrimination se limite souvent, pour le citoyen, à l'aspect qui lui est plus familier - par exemple l'âge ou l'origine ethnique, le lieu de résidence ou le genre -, au détriment des autres types concrets et quotidiens qui frappent un nombre considérable d'individus (jusqu'à 70 % si l'on pose que l'ensemble des femmes est victime de discriminations). Parce qu'ils n'apparaissent habituellement que fragmentairement, ces manquements permanents à l'égalité républicaine sont en réalité désormais constitutifs de notre vision de la société. Cette Chronique n'a d'autre fin que de nous rendre intolérables les violences sociales que sont les discriminations ordinaires dans les domaines du droit et de la pleine citoyenneté - l'éducation, la santé, l'emploi ou le logement -, et de montrer, à partir de cas concrets, comment entreprendre de les combattre.
Résumé : " Coucou ! Ca va, toi ? Tu dois être sacrément étonné de m'entendre. C'est normal, je suis censé ne pas savoir faire grand-chose. Mais j'ai plus d'un tour dans mon sac. Puisque tu ne dors pas, tu m'écoutes alors, d'accord ? ". Samy et Mohammed n'ont a priori qu'un point commun : on ne les comprend pas. Le premier a douze ans, et est handicapé. Il n'a pas la parole. Le second a trente-sept ans, il est irakien, et personne autour de lui ne parle sa langue. L'un est joyeux, plein d'humour ; l'autre triste, un peu perdu. Entre eux va pourtant naître une véritable amitié. Ils se racontent leur quotidien. Des quotidiens imbriqués : Samy étant parti vivre loin de sa famille, Mohammed occupe sa chambre, vacante. Dans ce dialogue imaginaire entre son petit garçon et le réfugié qu'elle a accueilli chez elle, Eglantine Eméyé nous donne à découvrir une autre vie. Celle que nous ne parvenons pas à imaginer, celle des "différents". Tour à tour cocasses, tristes, émouvants, ces deux personnages hors norme font souffler une bouffée d'air frais sur nos vies de "normaux". Sous leur regard, miroir renversé du nôtre, naît un monde fait de petits bonheurs et de grandes victoires sur soi-même et sur les autres. Un conte humaniste, porté par une joie de vivre contagieuse malgré tous les vents contraires, à l'image de son auteure et des combats qu'elle poursuit.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage des dettes et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit.