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Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans. Suivi de Paradoxe sur le citoyen et autres texte
Holbach Paul-Henri Dietrich ; Gourmont Rémy de
BERG
14,00 €
Épuisé
EAN :9782370201157
Méprisé des philosophes et des dévots, le courtisan est rarement tenu en estime. Dans l'Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans, Paul Henri Dietrich d'Holbach feint de défendre celui que l'on condamne a priori, celui dont on ne connaît ni la psychologie plurielle et fine, ni la portée des sacrifices. A ce mauvais procès, l'auteur oppose l'exposé d'un art méconnu qui mène à la parfaite maîtrise de soi, à la connaissance subtile des passions et des vices des puissants. Cet art qui nécessite une parfaite abnégation envers le prince qui incarne le corps politique, ne serait-il pas, au delà des apparences, le plus noble sacrifice pour le bien public ? Cet essai est suivi de Paradoxe sur le citoyen de Remy de Gourmont dont les réflexions dressent un constat quelque peu cynique : le citoyen fait preuve d'une totale abnégation sans raisons valables ; et c'est en cela qu'il est judicieux pour le lecteur de le comparer au courtisan. Le citoyen aurait comme qualités principales le dévouement, la résignation et la stupidité. C'est par une déconstruction des métaphores que sont la République comme mère et l'Etat comme père, que l'auteur va mettre au jour la supercherie du système dans lequel le citoyen, cet éternel débiteur, doit se sacrifier.
Truculent et comique, ce pamphlet donne les clefs du succès à tous les flagorneurs et courtisans à l'échine souple. Car le geste de l'hypocrite et du flatteur est bel et bien un art à part entière... Retrouvées dans la correspondance de l'auteur, parues à titre posthume en 1790, ces quelques pages d'une modernité surprenante nous rappellent que des courtisans d'hier à ceux d'aujourd'hui, il n'y a qu'une courbette. Dans les textes qui suivent, La Bruyère, Saint-Simon, La Fontaine, le cardinal de Retz, Chamfort et Machiavel nous invitent à leur tour à découvrir les coulisses du pouvoir. Portraits, anecdotes, chroniques et aphorismes font défiler les puissants et ceux qui les courtisent.
L'homme de Cour est sans contredit la production la plus curieuse que montre l'espèce humaine. C'est un animal amphibie dans lequel tous les contrastes se trouvent communément rassemblés[...].Il faut avouer qu'un animal si étrange est difficile à définir: loin d'être connu des autres, il peut à peine se connaître lui-même; cependant il paraît que, tout bien considéré, on peut le ranger dans la classe des hommes, avec cette différence néanmoins que les hommes ordinaires n'ont qu'une âme, au lieu que l'homme de Cour paraît sensiblement en avoir plusieurs. En effet, un courtisan est tantôt insolent et tantôt bas ; tantôt de l'avarice la plus sordide et de l'avidité la plus insatiable, tantôt de la plus extrême prodigalité, tantôt de l'audace la plus décidée, tantôt de la plus honteuse lâcheté, tantôt de l'arrogance la plus impertinente et tantôt de la politesse la plus étudiée....Quoi qu'il en soit, c'est pour ces animaux si rares que les Nations paraissent faites..."Facétie philosophique tirée des manuscrits du Baron d'Holbach (1723-1789), décembre 1790
Tout argent dépensé par l'Etat doit nécessairement être obtenu par un impôt ou une dette, constate Bastiat. Si nous envisageons les choses sous cet angle, les soi-disant miracles des dépenses de l'Etat nous apparaissent sous un tout autre jour. Ainsi, nous dit-il, c'est une illusion de croire que le gouvernement peut créer des emplois " car pour chaque emploi public créé il détruit un emploi sur le marché. En effet, les emplois publics sont payés par les impôts. Les emplois publics ne sont pas créés, ils sont perçus. De plus, en supprimant un emploi qui répond aux besoins et aux désirs des consommateurs, on le remplace par un emploi qui sert les objectifs des seuls politiciens.
Le Peuple forge ses chaînes de Jean-Paul Marat (1743-1793) fut publié à Londres en 1774, à l'occasion de la nouvelle élection du parlement d'Angleterre, ce qui valut à l'auteur bien des déboires. Vingt-cinq ans avant la Révolution française, le livre comportait cette déclaration en dos de couverture : "Le Mal est dans la chose même et le remède est violent. Il faut porter la cognée à la racine. Il faut faire connaître au peuple ses droits et l'engager à les revendiquer ; il faut lui mettre les armes à la main, se saisir dans tout le royaume des petits tyrans qui le tiennent opprimé, renverser l'édifice monstrueux de notre gouvernement, en établir un nouveau sur une base équitable. Les gens qui croient que le reste du genre humain est fait pour servir à leur bien-être n'approuveront pas sans doute ce remède, mais ce n'est pas eux qu'il faut consulter ; il s'agit de dédommager tout un peuple de l'injustice de ses oppresseurs."
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.
Résumé : "Dogmatisme", voilà un mot que l'on n'aime pas. Et pourtant, aujourd'hui, le christianisme qui a le vent en poupe, celui des Eglises évangéliques, des fondamentalistes et des intégristes, est bien un christianisme dogmatique. Pourquoi les chrétiens confessent-ils un credo si déconcertant ? Comment s'articule ce qu'ils croient intimement avec ce qu'ils confessent collectivement et rituellement ? Quelle vérité peut-on encore reconnaître aux dogmes du christianisme ? Faut-il les voir comme une expression symbolique de notre croyance en "Dieu" ou plutôt comme un "jeu de langage" culturel qui s'est imposé par la coutume ? Cet ouvrage prend de front des questions que l'on voudrait taire. Pourquoi aimons-nous croire l'incroyable ? Les articles de foi que propose le christianisme auraient-ils va-leur de fétiches rassurants ou de slogans communautaires ? Y aurait-il en nous un goût pour les illusions volontaires, voire les idéologies totalitaires ? Et si oui, pourquoi ? L'auteur répond à ces questions avec les outils de l'anthropologie, de la sociologie et de la psychanalyse. Il rédige ainsi un essai décapant, tonique et limpide. Cet ouvrage est préfacé par Sophie Mijolla-Mellor, psychanalyste et professeur honoraire aux Universités.