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Au service de l'Etat à travers la Douane. 1954-1996
Hoguet Jean-Henri
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747573948
Après des études universitaires au lycée Louis le Grand et à la faculté de droit de Paris, Jean Henri Hoguet a commencé son service de l'Etat comme inspecteur des douanes en 1954 et l'a terminé en 1996. Sous-lieutenant en Algérie en 1958 et 1959, il sert dans la Légion Etrangère durant son appel sous les drapeaux. Au terme de celui-ci, il est affecté à la Direction générale des douanes à Paris où il devient un spécialiste du droit répressif et cofondateur du syndicat des cadres en douane. Il exerce ensuite des fonctions directoriales pendant dix ans à Bruxelles au sein de l'Organisation Mondiale des Douanes. De retour en France en 1981, il est successivement Directeur Interrégional à Bordeaux. Marseille et Paris. Puis il dirige, pendant plus de quatre ans, la nouvelle et prestigieuse Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières. Placé ensuite à la tête de l'Inspection des Services, il termine son service comme Receveur Régional des douanes tout en conduisant ou participant à des missions internationales d'assistance et d'audit.
Ces entretiens sont ceux de trois complices. Deux d'entre eux sont des universitaires, le troisième a travaillé essentiellement en entreprise, mais les trois ont, dans leur pratique, accordé une place essentielle à la formation des adultes. Tous les trois ont vécu intensément l'expérience de Vincennes, puis de l'Université Paris 8, deux comme enseignants, le troisième y a préparé puis soutenu une thèse. Ces entretiens ont été conduits selon un rituel relativement constant mais en toute nonchalance, puisqu'ils s'étendent sur plusieurs années et surtout en toute liberté, sans autre objectif que celui de se risquer à la pensée de l'autre, de le rencontrer et de l'interpeller à son tour. Parvenus à un terme non convenu à l'avance mais reconnu d'un commun accord, ils se sont offerts à la lecture alerte, vigilante, parfois irritée, mais toujours amicale en même temps d'André de Peretti avec lequel, chacun, dans des perspectives différentes, avait partagé un moment de son parcours.
La tradition est longue où, pour apprendre le métier, l'apprenti faisait patiemment compagnonnage avec le maître de l'œuvre, pour ensuite cheminer le Tour de France du savoir-faire. Lorsque l'industrie a besoin de spécialistes en grand nombre, elle organise, avec l'aide des pouvoirs publics, l'apprentissage aux métiers pour des bataillons d'ouvriers. C'est sans doute pendant la période dite de Vichy que l'apprentissage trouve sa pleine réalisation, notamment en faisant de la pédagogie un acte éducatif majeur. Ce n'est pas là le moindre des paradoxes. Après la période noire, l'industrie qui doit participer à l'effort de la reconstruction nationale cherche à former en peu de temps des ouvriers de haute qualité professionnelle et morale qui doivent fournir l'encadrement futur. Les méthodes pédagogiques et éducatives font alors l'objet de nombreuses expérimentations. En s'appuyant sur le cas exemplaire de la formation pratiquée dans les écoles de métiers d'une grande entreprise nationalisée, l'ouvrage parcourt avec minutie l'histoire d'une transformation sociale qui a pour enjeu la formation professionnelle.
En ce qui concerne l'automobile la décennie des années 60 perpétue le développement amorcé après la Seconde Guerre mondiale et poursuivi pendant les années 50. C'est une époque d'euphorie qui s'inscrit dans les trente glorieuses pendant laquelle tout le monde veut posséder son automobile. Les constructeurs développent leur production faisant preuve d'imagination tant sur le plan technologique que stylistique, La 2 CV, voiture populaire, s'impose sur le marché. Avec un prix très concurrentiel, elle s'adresse aussi bien aux jeunes qu'aux anciens, aux artisans et commerçants qu'aux agriculteurs. La DS Citroën, révolution technologique du milieu des années 50 se perfectionne, Peugeot acquiert une notoriété de fiabilité avec les 203/403 et Renault propose la Dauphine ou la sportive R8 Gordini. De son côté Simca fait un "carton" avec ses Aronde et renforce son catalogue avec la gamme des Vedettes. Les marques étrangères s'imposent avec leurs voitures mythiques, Jaguar Type E et Aston Martin en Grande Bretagne ety Ferrari en Italie. Volksswagen renforce et modernize la production des Coccinelle et Combi en Allemagne. Quand aux marques américaines, Cadillac ou Chrysler, elles sont à l'apogée avec leurs carrosseries exubérantes ornées d'ailerons empruntés au style aéronautique et bardées de chromes. Sur le plan sportif des modèles plus compacts tells que la Ford Mustang ou la Chevrolet Corvette lancent la mode des "Pony Cars".
En marge des grandes thématiques qui traitent du système totalitaire nazi, les programmes d’instruction des surveillants SS des camps de concentration et d’internement constituent un thème peu développé. Or l’éducation à la pratique idéologique était d’autant plus redoutable qu’elle se déclinait au quotidien dans un entraînement concret d’attitudes et de comportements avec lesquels les gardiens SS devaient pleinement faire corps. L’un des textes ici traduits, les Instructions sur les tâches et les devoirs des surveillants SS du camp de concentration, surprend par la simplicité, mais aussi l’efficacité, de la démarche pédagogique employée, laquelle, d’une certaine façon, n’est pas sans rappeler, par sa prosopopée répétitive, certains catéchismes de l’époque à l’usage des enfants. Ainsi, afin d’être bien entendu, il est rappelé que le « vous » doit être impérativement employé. Le surveillant SS est invité à prendre la mesure de son statut, de son rôle, de sa place hiérarchique et à bien s’y tenir. L’interné ne peut qu’être gardé à bonne distance ou anéanti. L’autre, en tant qu’objet déshumanisé, devient un numéro sans identité propre. Il n’y a plus d’humains. Ce sont des « pièces détachées » en réserve de « magasins », pièces accumulées et réparties dans des « blocks » hiérarchisés que l’on doit gérer rationnellement au mieux des nécessités du travail et du programme d’extermination, pour atteindre les objectifs fixés par le Reichsführer SS Himmler.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.